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Chrysler Pacifica : ne l'appelez plus « fourgonnette »

La Chrysler Pacifica.... (Photo : Fiat-Chrysler)

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La Chrysler Pacifica.

Photo : Fiat-Chrysler

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PALM SPRING, CALIFORNIE - Ceux - et ils sont nombreux - qui ont rompu avec la fourgonnette mettent de l'avant des raisons très concrètes pour justifier cet abandon. Ils lui reprochent notamment son aspect lourdaud, sa conduite ennuyeuse et son image qui témoigne plus d'un compromis rationnel que d'un véritable coup de coeur. Pourtant, ces mêmes consommateurs recherchent toujours le contenu astucieux de la fourgonnette, mais dans quelque chose qui ne lui ressemble pas.

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Chrysler Pacifica 2016. Photo : FCA

Pour satisfaire en partie cette demande est née la catégorie macédoine : les multisegments. Ceux-là, à l'image des pneus quatre saisons, se prétendent bons en tout, mais n'excellent en rien. Et en toute franchise, plusieurs d'entre eux ne sont guère plus excitants à conduire qu'une fourgonnette.

Donc, la fourgonnette conserve une longueur d'avance dans bien des domaines. Elle est multifonction (travail, famille, loisirs), mais aussi multiclasse, tantôt bourgeoise, tantôt tendance, tantôt familiale-pragmatique. À son volant, on trouve aussi bien de jeunes parents de triplés que des seniors branchés qui aiment emmener petits-enfants ou copains de bridge en balade. Elle est aussi multiculturelle et témoigne, souvent mieux que d'autres catégories, des spécificités de son pays d'origine. À ses débuts, la Caravan ne symbolisait-elle pas l'American way of life en étant le premier véhicule à offrir des porte-gobelets ?

Avec le temps, la fourgonnette est même devenue la plus branchée en embarquant à son bord, et avant tout le monde, des systèmes de divertissement afin de distraire petits et grands.

Mais malgré tout cela, vous l'aimez moins aujourd'hui qu'avant. C'est cyclique, pense Chrysler, qui récidive ce printemps avec la Pacifica, qui prend la place de la Town & Country au catalogue de la marque.

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Chrysler Pacifica 2016. Photo: FCA

Aspirateur à bord

L'allure générale de la Pacifica n'a pas fondamentalement évolué. Elle appartient toujours à la catégorie des fourgonnettes et conserve ses portières coulissantes. Tout au plus le profil du nouveau modèle s'est-il fait un peu plus massif, avec de très réussis rétroviseurs sculptés dans la carrosserie et une calandre plus agressive. Le profil, autrefois ovoïde, s'est étiré et ressemble à un cigare à cause de la retombée brutale du hayon. Par bonheur, la silhouette reste élancée grâce au travail soigné réalisé sur les flancs, parcourus d'un très léger filet dessiné sur la tôle, aux montants latéraux affinés et à la découpe nette des surfaces vitrées. Mais ce n'est pas seulement sur son aspect extérieur que l'on peut juger cette nouvelle venue. En fait, on ne peut vraiment comprendre cette grande Chrysler qu'une fois installé à l'intérieur. De fait, la Pacifica, c'est d'abord un habitacle et une ambiance. Face à une vive concurrence, ses concepteurs l'ont bien compris : cette fois, ils ont poussé encore plus loin le concept de voiture-maison. D'ailleurs, Chrysler propose à son tour un aspirateur à bord....À quand le réfrigérateur ?

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Chrysler Pacifica 2016. Photo: FCA

À vivre

Les constructeurs ont beau vanter l'élégance du design, la vigueur de la motorisation ou le prestige de la marque, les familles exigent, elles, un habitacle modulable, de l'espace et du rangement partout, partout. Avec son plancher plat et ses sièges - plus confortables maintenant que leur structure a été révisée - qui se calent aisément sous le plancher, la Pacifica est pensée comme une plateforme de type Lego. Cette flexibilité permet à peine de relativiser le défaut congénital de toutes les fourgonnettes (et des VUS 7 ou 8 places aussi) : la modeste capacité du coffre lorsque tous les sièges sont occupés. D'autres détails contribuent à recréer l'univers domestique : les vitres arrière et les toits ouvrants sont garnis de rideaux pare-soleil, sans oublier les écrans et les éclairages individuels. Tout cela a naturellement un prix. Contrairement aux États-Unis, où des déclinaisons meilleur marché seront commercialisées, la direction canadienne de Chrysler fixe à plus de 40 000 $ le prix d'entrée de la Pacifica. C'est beaucoup, mais à la réflexion, il s'agit d'une économie par rapport à la Town & Country qui non seulement était plus chère, mais ne comportait pas autant d'accessoires de série. Cela dit, cette stratégie d'offrir uniquement des Pacifica « haut de gamme » au Canada ne sera vraisemblablement pas maintenue très longtemps. Une fois que l'usine aura atteint son rythme de croisière, nul doute que Chrysler diversifiera son offre. Cela dit, compte tenu des tarifs pratiqués par Chrysler, l'aménagement intérieur ne cultive plus comme autrefois l'ambiance familiale, mais évoque l'habitacle cossu d'une 300. Les revêtements sont plus plus avantageux au toucher et les coloris, plus recherchés. Il y a notamment un beige très pâle : pour enlever les taches de crème glacée et décoller les bonbons écrasés, cela promet... Le Pacifica pense aussi à ceux qui s'installeront à son volant. La position de conduite a été améliorée et le tableau de bord à configurations multiples, simple et très lisible, ressemble à celui d'une auto. La finition est valorisante et les rangements, nombreux.

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Chrysler Pacifica 2016. Photo: FCA

Agrément de conduite ou art de vivre ?

Si la ligne est accrocheuse, c'est aussi parce que le comportement routier s'est très nettement rapproché de celui d'une auto. La génération précédente (Town & Country), qui figurait parmi les plus balourdes, est surclassée. Réalisée sur une architecture toute nouvelle qui permettra à terme d'offrir un mode à quatre roues motrices, a-t-on appris. Les suspensions gagnent en confort et maîtrisent aussi bien sinon mieux les mouvements de caisse dans les courbes que la majorité des VUS actuellement sur le marché en raison d'un châssis nettement plus rigide. Lorsqu'on la sollicite, la Pacifica est bien plus réactive. Elle a perdu les forts penchants sous-vireurs de sa devancière, répond avec une belle aisance aux changements de cap. La direction demeure encore un peu engourdie (comme pour plusieurs VUS toujours) et le freinage est honnête dans le cadre d'une utilisation normale, mais sans plus. Bref, elle est plus agréable à conduire (un critère très subjectif de nos jours), y compris à allure normale, et jamais bruyante. À ce chapitre, les ingénieurs ont réalisé du très bon travail considérant l'immensité de la cabine. Sous le capot, on retrouve le vaillant V6 3,6 L qui affiche d'honnêtes prestations sans que l'on puisse considérer qu'il s'agit d'un atout de premier ordre par rapport à la concurrence, malgré la présence d'une boîte automatique à neuf rapports. Souvent critiquée, cette dernière est apparue plus réactive que par le passé et plus fluide aussi. La consommation sur route est fort raisonnable (9,1 L/100 km), mais l'est beaucoup moins sur un parcours urbain. L'autonomie apparaît un peu juste. À noter que la Pacifica sera également proposée avec un groupe propulseur hybride - une première dans ce segment - à compter de l'automne. Cette déclinaison dont on sait encore peu de choses permettra de rouler une trentaine de kilomètres sans faire fumer ses échappements. La fourgonnette demeurera-t-elle la maladie honteuse des automobilistes ? Cela serait dommage, car plus de 30 ans après sa réinvention, il s'agit toujours du véhicule familial par excellence.

Fiche technique

L'ESSENTIEL 

Marque/Modèle : Chrysler Pacifica 

Fourchette de prix : 43 995 $ à 52 995 $ 

Coût de transport et de préparation : 1 745 $ 

Garantie de base : 3 ans/60 000 km 

Consommation réelle : 10,6 L/100 km 

TECHNIQUE (MODÈLE ESSAYÉ) 

Moteur (essence) : V6 DACT 3,6 litres 

Puissance : 287 ch à 6 400 tr/min 

Couple : 262 lb-pi à 4 000 tr/min 

Poids : 1964 kg 

Rapport poids-puissance : 7,52 kg/ch 

Mode : Traction 

Transmission de série : Automatique 9 rapports 

Transmission optionnelle : Aucune 

Direction/Diamètre de braquage (m) : Crémaillère/12,1 

Freins av.-arr. : Disque/Disque 

Pneus (av.-arr.) : 235/60R18 

Capacité du réservoir/Essence recommandée : 72 litres/Ordinaire 

ON AIME

Silence de l'habitacle 

Châssis plus rigide 

Polyvalence insurpassée 

ON AIME MOINS

Autonomie du réservoir de carburant 

Absence d'un rouage intégral 

Nomenclature de la gamme.

Note de la rédaction : Les frais de transport et d'hébergement liés à ce reportage ont été payés par FCA Canada.

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