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Achat d'une voiture neuve : les obstacles à éviter

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Photo : archives La Presse

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Marc Tison

Marc Tison | La Presse

Publié le 30 août 2006 | Mise à jour le 31 août 2006 à 09h27

L'achat d'une voiture neuve est similaire à un trajet routier : il y a des vérifications à faire, des règles à respecter, des voies à éviter, des précautions à prendre. Et quels que soient les cahots, au bout du compte, c'est vous qui tenez le volant... Voici les obstacles à contourner. les nids-de-poules à esquiver. les gaffes à ne pas faire, quoi...

1 - OUBLIER SONBUDGET

Combien votre budget vous permet-il de payer chaque mois ? Vous vous poserez certainement la question. Mais il faut aller plus loin : «Quelle est la place de l'auto dans mes finances personnelles ?» interroge le planificateur financier Éric Brassard, auteur de l'ouvrage Finance au volant. Occupe-t-elle une place démesurée? Y sacrifierezvous d'autres pans de vos finances et de vos activités ? À titre d'exemple, certains estiment que le paiement de la voiture ne devrait pas excéder 15 % du salaire net.

2 - NÉGLIGER SES BESOINS

Acheter une voiture excitante ou prestigieuse rehausse à la fois l'estime de soi et la facture. L'estime de soi retrouve vite son niveau normal, mais la dette demeure élevée. Faites la liste de vos besoins réels et établissez vos critères : nombre de places réellement nécessaires, grandeur et polyvalence de l'espace de chargement, consommation d'essence, émissions polluantes, sécurité ...

3 - BÂCLER LA RECHERCHE D'INFORMATION

C'est celle-là qu'il me faut, vous dites-vous prématurément après avoir jeté un coup d'oeil sur deux ou trois modèles.

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Plus en vous en saurez sur les quelques véhicules qui répondent le mieux à vos besoins, plus avisée sera votre décision, et mieux vous serez outillé pour discuter....

Internet est une source considérable d'informations, souvent gratuites. Outre les sites spécialisés, visitez ceux des constructeurs.

Si vous balancez entre deux modèles, demandez l'avis du conseiller opposé sur le produit de son concurrent. Vous apprendrez sans doute des choses que vous n'auriez pas sues au premier abord.

Quelques suggestions :

» www.monvolant.ca

» www.edmunds.ca

» www.compagnonderoute.ca

» www.apa.ca

» www.caaquebec.com

» www.guideauto.com

4 - CÉDER À L'ÉMOTION

«Maîtrisez vos émotions, soyez rationnel, ne cédez pas à la pression», recommande Kacya Cotton, agente d'information principale chez CAA-Québec. Attention au coup de foudre : la voiture qui vous fait un clin de phare répond-elle vraiment à vos besoins ? Prenez du recul, réfléchissez et comparez.

Quand on vous sort les pressants arguments classiques - «Il ne m'en reste qu'un», «Le solde se termine demain» -, c'est le temps de prendre une grande respiration, sinon les jambes à son cou. La voiture doit être acheminée de chez un autre concessionnaire ? «Le conseiller peut la faire venir sans que vous ayez à signer», insiste Kacya Cotton.

5 - TOUT FAIRE SEUL

«Il faut être accompagné pour avoir un témoin et éviter les achats émotifs» affirme Kacya Cotton. Mais à partir de trois, c'est la foule. La présence de jeunes enfants qui s'impatientent peut vous distraire et vous inciter à court-circuiter le précautions d'usage. Si vous vous sentez démuni, faites-vous aider. L'APA dirige ses membres vers deux courtiers ou concessionnaires de confiance avec lesquels des prix ont été préalablement négociés. CAA-Québec offre un service-conseil et des références.

6 - NE VISITER QUE LE PLUS PROCHE CONCESSIONNAIRE

Faites jouer la concurrence. Surveillez les promotions. «C'est un marché très concurrentiel, assure Jacques Béchard, présidentdirecteur général de la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec. On vend 400 000 véhicules neufs par année. On compte 920 concessionnaires et plus de 20 constructeurs se battent pour des parts de marché.»

7 - MÉCONNAÎTRE SONVIS-À-VIS

Mieux vaut savoir à qui vous avez affaire... et dans quel contexte il travaille.

La moyenne de rémunération des représentants est d'environ 45 000 $, soutient Jean-François Dupuis, enseignant au programme d'attestation d'études collégiales en vente automobile mis sur pied par le cégep Marie-Victorin. Il donne le cours sur les aspects juridique et financier, qu'il a adapté en formation en ligne pour les régions éloignées.

«Le représentant est payé en fonction du profit, pas du prix de la voiture», indique-t-il. Or, la marge de profit est souvent aussi faible que 5 à 9 %. «Une rémunération de 250 $ par voiture, c'est courant», ajoute-t-il.

Comment reconnaître un bon conseiller ? Il pose les bonnes questions et respecte les réponses. «C'est celui qui cerne bien les besoins de son client», affirme Marc Bourassa, président du Groupe Bourassa. «Le très bon vendeur est toujours occupé. Il gagne sa vie avec ses références. Il suit bien ses clients.»

8 - COUPER COURT À L'ESSAI ROUTIER

Une évidence ? «Beaucoup de personnes n'essaient pas la voiture avant de l'acheter», signale Kacya Cotton. Même s'il s'agit d'un véhicule hautement recommandé par les spécialistes, l'ergonomie des sièges est peut-être en totale opposition avec votre constitution. Un essai routier d'une trentaine de minutes est impératif.

9 - MAGASINER L'ASSURANCE APRÈS L'ACHAT

Le joli petit coupé sportif rouge coûte sans doute beaucoup plus cher à assurer que la modeste berline beige qui ferait peut-être très bien l'affaire. Vérifiez les coûts de l'assurance avant de partir à l'aventure. À ce propos, consultez le dépliantDifférences entre les voitures du Bureau d'assurance du Canada (BAC), sur le site www.ibc.ca.

10 - Négliger sa voiture d'échange...

Briller comme un sou neuf : l'expression s'applique tout à fait à votre voiture d'échange. Nettoyez-là à fond avant de la proposer en échange ou de la vendre. Remplacez les enjoliveurs brisés, les moulures pendantes, les phares ou feux fissurés. Un bon coup d'aspirateur dans un centre spécialisé lui donnera un nouveau souffle. «Il peut valoir la peine de payer 50 $ pour mettre de nouveaux tapis en avant», affirme George Iny, président de l'Association pour la protection des automobilistes (APA).

11 - ...et la céder au concessionnaire sans réfléchir

Malgré le temps et letracas, il est très souvent nettement plus rentable de vendre soi même sa voiture que de la laisser en échange au concessionnaire. Si toutefois vous préférez vous libérer du problème, il sera plus facile d'obtenir un meilleur prix chez un concessionnaire de la même marque. Négociez d'abord le prix de la voiture d'échang avant de vous attaquer à celui du véhicule neuf. Autre possibilité : l'APA peut mettre ses membres en communication avec un commerçant qui mettra le véhicule à l'encan auprès des concessionnaires . «Le consommateur peut ainsi obtenir jusqu'à 1500 $ de plus», assure George Iny.

12 - Négocier sans préparation

Ne négociez pas en vous fiant au prix affiché (le prix de détail suggéré par le fabricant, ou PDSF). Vous devez connaître les cartes de l'adversaire. Il est donc utile de connaître le prix coûtant de la voiture qui vous intéresse.

Comment le trouver ? Avec son abonnement annuel (68 $), l'APA inclut deux demandes de prix coûtant. Le site www.carcostcanada.com offre (en anglais) cinq consultations sur le prix coûtant avec son abonnement de 39,95 $.

Le site Compagnon de route (www.compagnonderoute.ca) propose un rapport incluant le PDSF, le prix coûtant, et un prix cible (24,95 $ pour les membres, 29,95 $ pour les visiteurs).

Les voitures en forte demande seront négociées entre 5 et 8 % au-dessus du prix coûtant, mais plusieurs véhicules seront vendus avec une marge de 3 à 5 %. Négociez d'abord le prix comme si vous payiez comptant. Une fois ce point établi, vous discuterez ensuite des promotions et des options de financement.

13 - Être obsédé par lamensualité

«C'est le plus gros piège car l'industrie joue sur les mensualités», indique Éric Brassa rd. La mensualité ne vous indique qu'une chose : si vous êtes en mesure de l'inclure dans votre budget. Pour ce qui concerne le coût réel de votre transaction, il y a trois paramètres : le prix du véhicule, le taux d'intérêt, et la période d'amortissement. Il faut d'abord établir la mensualité maximale qu'on puisse se permettre. Ensuite, sous ce seuil, cherchez l'offre moins coûteuse à long terme. Cela nous mène à l'étape suivante...

14 - Écarter la location (ou l'achat) dès le départ

«Les constructeurs favorisent certains véhicules en achat ou en location, souligne Jean-François Dupuis. Personne ne peut vous dire hors de tout doute que l'achat ou la location est nécessairement meilleur.» C'est le taux d'intérêt qui est lecritère décisif. Car comme le soutient Éric Brassard, l'achat avec emprunt et la location ne sont que deux différentes façons de financer votre véhicule. D'une certaine manière seule la période d'amortissement diffère. Les mensualités de la location sont plus faibles pa rce que la période d'amortissement théorique est plus longue. Louer votre voiture et la racheter à la fin du bail coûte peut être moins cher que de l'acheter dès le départ. Il faut faire le calcul. Le site Internet d'Éric Brassard (www.ericbrassard.com) contient toutes les calculettes nécessaires. «Il fait partie du patrimoine québécois, maintenant, déclare George Iny. Les vendeurs s'en servent, pourquoi pas vous ?»

15 - Être inconséquent

«Des mauvaises voitures, il n'y en a plus beaucoup, observe Jean-François Dupuis. Avec une Ford Focus louée pour trois ans, le risque est minime. Les gens paient plus cher pour obtenir une voiture de grande réputation et ils la louent !» Il conseille de louer une véhicule pour une période correspondant à la garantie de base.

16 - Ne lire que les gros caractères

Avant de vous ruer vers un concessionnaire parce que sa publicité annonçait une mensualité alléchante, vérifiez dans les renvois en bas de page si, par exemple, ladite mensualité ne serait pas assortie d'une mise de fonds substantielle «On présente une mensualité de 260 $ par mois, mais en petits caractères, on ajoute que les frais de transport et préparation sont en sus, et que des frais de location de 350 $ s'appliquent», signale Jean-François Dupuis.

17 - Déposer unemise de fonds lors d'une location

Éric Brassard est formel : «Jamais de comptant lors d'une location.» En vertu de ce qu'on appelle la garantie d'écart, si un vol ou un accident avec perte totale survient durant la période de location, l'emprunt est soldé, quel que soit l'écart entre la valeur réelle du véhicule et le capital déjà remboursé. En d'autres mots, que vous ayez versé 2000 $ ou pas un cent en mise de fonds, on tire un trait sur le contrat.

Jean-François Dupuis est moins catégorique: si la mise de fonds procure une substantielle réduction du taux d'intérêt, le jeu peut en valoir la chandelle, estime-t-il.

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