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Scion FR-S et Subaru BRZ: Séparées à la naissance

La Toyota FT-86, qui sera vendue ici sous le nom de Scion FR-S.

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La Toyota FT-86, qui sera vendue ici sous le nom de Scion FR-S.

Photo Éric LeFrançois, collaboration spéciale

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Éric Lefrançois | La Presse

Publié le 2 décembre 2011 | Mise à jour le 4 décembre 2011 à 12h21

Tokyo - «Fun to drive again» (littéralement «de nouveau plaisante à conduire»): c'est avec ce slogan que Toyota lance la version définitive de son coupé FT-86 appelé à faire carrière sous le nom de Scion FR-S au Canada le printemps prochain. La présentation de ce modèle suivait de quelques heures le dévoilement de son alter ego, le Subaru BRZ.

Ce tir groupé résulte d'une collaboration ponctuelle (?) entre Toyota et Subaru. Pour chacun des deux joueurs, il était exclu d'investir seul dans la réalisation d'une sportive, catégorie à la production infime. Ils se sont donc entendus pour créer deux modèles à partir de la même auto. Plus de 90% des pièces de la FT-86 et la BRZ sont communes, ce qui devrait assurer la rentabilité de ce coupé dont la fourchette sera comprise entre 28 000$ et 31 000$.

Ces deux jumelles nippones - qui ne remplacent aucun modèle existant aussi bien chez Toyota que chez Subaru - sont difficiles à dissocier l'une de l'autre au premier coup d'oeil. Il apparaît clairement toutefois que Toyota a pris les commandes de ce projet. C'est du moins l'avis de bien des amateurs qui voient dans ce coupé une réincarnation de la Corolla Liftback GTS produite dans les années 80: une 3-portes à roues arrière motrices vendue à prix accessible.

Même si la chute élancée de son toit le suggérait, la carrosserie ne comporte pas de hayon. En revanche, le dossier de la banquette accepte de se rabattre pour augmenter le volume de chargement.

La Subaru BRZ, soeur jumelle de la Scion FR-S.

La Subaru BRZ, soeur jumelle de la Scion FR-S.

Photo Éric LeFrançois, collaboration spéciale

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Des idées pour demain

Échange de bons procédés, Subaru dépose dans la corbeille son moteur à plat (Boxer), alors que Toyota apporte sa science de l'organisation industrielle et, surtout, sa masse critique.

Le recours à une motorisation à pistons opposés s'explique aisément.  D'abord sa configuration permet d'abaisser substantiellement le centre de gravité, gage d'une bonne tenue de route. Ensuite, sa compacité autorise de le positionner plus facilement dans l'auto pour ainsi répartir plus équitablement le poids entre les deux essieux. Selon les ingénieurs des deux marques, cette architecture ne se prête pas à un rouage à quatre roues motrices. Cela n'exclut pas toutefois la greffe de nouvelles composantes pour améliorer les performances du 2 litres à plat. Dans sa forme actuelle, ce moteur alimenté par un système d'injection directe livre 200 chevaux et 151 livres-pied de couple. À l'acheteur de choisir ensuite de faire transiter cette puissance via les six rapports d'une boîte manuelle ou automatique. Cette dernière ne comporte pas de double embrayage. En revanche, elle autorise une sélection manuelle des vitesses.

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Selon les deux partenaires, le développement de ce coupé se poursuit et donnera naissance à des évolutions plus sportives encore. Subaru travaille déjà à la mise au point d'une version STi dotée d'une mécanique suralimenté par compresseur. Toyota est plus discrète sur ses intentions, mais admet toutefois qu'elle entend proposer plusieurs groupes de personnalisation aux acheteurs par l'entremise de son catalogue d'accessoires TRD (Toyota Racing Development).

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Commentaires (4)
  • Petit ajout : je suis prêt à parier que le compresseur que Subaru ajoutera sera fait par Eaton, et que ce sera dans la gamme TVS, une technologie mise au point avec GM pour la Corvette ZR1 et maintenant vendue à Toyota, Mercedes et Audi.
  • Le 151 livres-pieds pour 200 chevaux me fait penser que ce moteur est fait pour révolutionner haut. Donc, sur papier, la consommation et la puissance seront intéressantes mais dans la conduite de tous les jours, ça risque d'être un peu moins agréable. Quoique avec une boîte manuelle et une masse réduite, ça devrait compenser.

    Je suis content de voir l'injection directe sur le 4 cylindres à plat de 2,0 L. Dans l'Impreza, Subaru pourrait augmenter le couple à 160 livres-pieds et diminuer la puissance à 165 chevaux, (obtenus à des régimes-moteurs plus bas) pour une conduite des plus agréable et que la majorité des acheteurs puissent approcher les cotes de consommation d'essence affichées. Parce l'Impreza étant à rouage intégral, étant plus lourde et ayant une vocation plus familiale, elle peut mieux encaisser le couple à bas régime et surtout en tirer profit.
  • J'ai bien hâte de la voir de près, peut-être mon prochain véhicule.
  • Seul petit regret, la BRZ (Subaru) n'est pas AWD. Pour le reste, rien à redire !

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