Conducteurs âgés: comportement démystifié

Plusieurs personnes plus ou moins âgées suivent le... (Photo : André Tremblay, archives La Presse)

Agrandir

Plusieurs personnes plus ou moins âgées suivent le cours de révision nommé «55 ans au volant».

Photo : André Tremblay, archives La Presse

Publicité

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Publicité

Sébastien Templier
La Presse

Chaque année, des centaines de personnes âgées retournent en classe. Non pas pour analyser une quelconque théorie freudienne, mais pour réviser leurs classiques de la conduite automobile. Une occasion de faire tomber des préjugés encore tenaces.

Considérer les personnes plus ou moins âgées comme des dangers au volant est une erreur, selon la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ). Les 65 ans et plus sont moins impliqués dans les accidents de la route que les populations des autres tranches d'âge. Alors qu'ils constituent 15,8 % des automobilistes, ils sont impliqués dans 9,7 % des accidents avec dommages corporels, selon les données de l'an dernier de la SAAQ. À titre de comparaison, les moins de 25 ans, qui représentent 10 % des conducteurs, sont concernés par 25 % des accidents avec blessés.

Ces chiffres n'occultent pas malgré tout la nécessité de mettre à jour les connaissances des automobilistes âgés. Surtout dans un contexte où le Code de la sécurité routière a évolué, où la voiture a considérablement changé et où les déplacements se sont multipliés.

Depuis quelques années, le Conseil canadien de la sécurité encourage les 55 ans et plus à revoir leurs compétences au volant, par l'intermédiaire d'un cours de six heures en classe, axé entre autres sur le Code de la sécurité routière, les nouvelles technologies ou encore les mauvaises habitudes et l'anticipation. Au Québec, il est dispensé par l'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP).

«On n'offre pas ce cours parce qu'on estimait qu'il y avait un problème à régler, on le fait pour contribuer à améliorer l'autonomie de ces personnes, entre autres au volant. Il y a de plus en plus un désir de ces personnes de rafraîchir leurs compétences et non pas un problème de plus en plus présent», précise Mathieu Santerre, porte-parole de l'AQRP.

«Les personnes âgées sont souvent conscientes qu'il y a une perte d'habiletés avec l'âge. À titre préventif, elles vont être à l'affût des connaissances. C'est une clientèle volontaire», appuie Jean-Marie De Koninck, président de la Table québécoise de la sécurité routière.

Âgés de 65 ans en moyenne, les participants au cours expriment ce besoin de rafraîchir leurs connaissances et sont souvent préoccupés par la nouvelle signalisation. Certains apprennent, d'autres réapprennent. Et d'autres réalisent qu'ils n'ont plus leur place sur l'autoroute.

Évaluation suffisante?

Ce cours de révision nommé «55 ans au volant» est jugé suffisant sans être formellement appuyé par la SAAQ et la Table de la sécurité routière. «On n'a pas de problème à ce que des organismes se donnent des outils pour améliorer les comportements au volant», affirme Audrey Chaput, porte-parole de la SAAQ. La société impose une évaluation médicale à partir de 75 ans. Mais cette évaluation des capacités physiques et mentales est une chose. L'évaluation des connaissances en est une autre. L'évaluation de la SAAQ est-elle suffisante? «Quand des indications médicales nous laissent perplexe, on peut demander une évaluation sur route ou une évaluation de la part d'un ergothérapeute. Mais il n'y a pas d'avantages à tester tout le monde», répond Audrey Chaput. Les évaluations médicales souligneraient le manque de connaissances.

Si les personnes de plus de 65 ans conduisent moins la nuit et l'hiver, évitent certaines voies de circulation ou préfèrent ne pas doubler, elles vont cependant devenir plus nombreuses à terme. «Globalement, ce n'est pas une population à risque sur les routes. Mais ce qui nous inquiète, c'est que c'est une population vieillissante qui va être plus nombreuse à l'avenir», dit Jean-Marie De Koninck. Celui-ci y voit autant d'automobilistes susceptibles de devoir composer avec des déficiences importantes.

L'AQRP n'est pas d'accord. «Les personnes âgées sont plus prudentes au volant que d'autres», estime Mathieu Santerre.

Le cours «55 ans au volant» est offert cette année du 2 octobre au 30 novembre dans 22 villes de la province. Les places sont limitées et l'inscription (65 $) est obligatoire.

Pour en savoir plus sur le programme: www.aqrp.qc.ca/55




Comparer des véhicules »

1 Jeep - Cherokee 2017

Jeep - Cherokee 2017

2

Ajouter un véhicule

3

Ajouter un véhicule

Sélectionner d'autres modèles

Recherche

la boite:1602537:box

Publicité

Publicité

Publicité

Publicité

image title
Fermer
image title
Fermer