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Mondial de Paris: connecter les voitures «analogiques», le prochain Eldorado

Le système d'infodiverdissement de cette Oldsmobile Toronado 1966... (Wieck)

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Le système d'infodiverdissement de cette Oldsmobile Toronado 1966 consistait en une radio AM-FM, un lecteur 8-pistes et une liste d'amis qui faisaient de bons partys. De nos jours, de nombreuses compagnies vendent des appareils et logiciels permettant de mettre à jour les voitures non branchées. Photo: GM

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Agence France-Presse

Il y a 30 ans, on achetait un autoradio pour sa voiture. Aujourd'hui, c'est au tour des objets et services connectés de s'intégrer en après-vente dans les automobiles pour davantage de sécurité, d'économie...et de surveillance.

Si la plupart des automobiles neuves proposent aujourd'hui des services connectés (trafic en temps réel, appel d'urgence, musique sur le «cloud»...), le phénomène est suffisamment récent pour qu'une grande partie du parc existant reste «analogique», un décalage avec la majorité de la population, équipée d'un téléphone intelligent.

«Toutes les études de marché disent que 60% du grand public appelle de son voeu de connecter sa voiture, c'est l'objet connecté que les gens veulent après la montre», assure à l'AFP Yvan Gravier, PDG de l'entreprise Eliocity, filiale du géant de l'entretien Mobivia (ex-Norauto), spécialisée dans l'exploitation des données automobiles.

Tout le monde n'a envie d'acheter une nouvelle auto

«Tout le monde n'a pas les moyens de s'offrir une nouvelle voiture, donc le secteur de l'après-vente a un coup à jouer», explique Mark Boyadjis, expert en «expérience d'usage de l'automobiliste» au sein de la firme IHS Markit.

Première tendance, l'arrivée des smartphones dans les voitures, où des dizaines d'applications basées sur le GPS et l'accéléromètre ont fleuri, la plus connue étant l'aide à la navigation communautaire Waze qui dépend de Google.

Coyote revendique quant à lui des millions d'utilisateurs sur abonnement, pour ses objets connectés et applications communautaires, supports d'un «système d'information de la route en temps réel», souligne le directeur général de l'entreprise française, Benoît Lambert.

Coyote, fondé en 2005, va annoncer au Mondial de l'automobile - qui se tient jusqu'au 16 octobre - qu'il se lance dans l'exploitation des données de conduite, «première brique» d'un écosystème qui peut se développer «à l'infini», selon M. Lambert.

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Prédire les pannes

De telles données représentent une mine pour des tierces parties, notamment les assureurs. Ils peuvent ainsi déterminer le style de conduite et le profil de risque de leurs clients.

L'une des sources de ces données automobiles réside dans la «prise diagnostic» (OBD) réservée à l'origine aux professionnels de l'entretien. «De petits malins s'en sont emparés pour mettre ces données dans les mains du grand public à travers ces applications smartphone», raconte M. Gravier.

«On y trouve des informations sur la vitesse, le compte-tours, le niveau d'essence, les éventuelles anomalies...» et autres informations techniques sur la voiture, énumère M. Boyadjis. Mais ces données ne sont pas standardisées, et les décoder requiert un énorme travail.

Cela n'empêche pas les start-ups de fleurir pour les monétiser, telle la française Drust, fondée par d'anciens ingénieurs motoristes de PSA. Elle vient de lever trois millions d'euros et de conclure un partenariat avec l'assureur Macif.

Conduire mieux, consommer moins

La solution Drust, commercialisée d'ici à la fin de l'année, consiste en un adaptateur OBD relié par Bluetooth à un smartphone et une application qui, «de manière pédagogique et ludique, va donner des informations en direct au conducteur» pour qu'il conduise mieux et consomme moins, explique Michaël Fernandez, son directeur général. Les fonctionnalités de Drust s'étendront à terme à l'entretien, promet-t-il.

Eliocity, de son côté, puise via un boîtier dans la colonne vertébrale informatique des accessoires automobiles, le «CAN Bus», explique M. Gravier, dont l'offre commerciale est baptisée «Xee».

«L'OBD donne de l'information technique sur la voiture, le CAN donne de l'information sur l'utilisation que vous en faites», ce qui est encore plus intéressant à monétiser, détaille-t-il. Eliocity se targue de «traduire toutes les données quels que soient les modèles et offrir à travers une plateforme (...) de développer des services», un secteur en «plein fourmillement».

Il en distingue quatre grandes catégories: l'entretien-réparation, pour prédire les dysfonctionnements, l'assurance, la gestion fine des flottes (loueurs, entreprises), et enfin «les nouveaux acteurs de la mobilité» tels le loueur entre particuliers Drivy.

En un an, Xee a convaincu une «dizaine de milliers de clients», selon M. Gravier, et vise «240 000 voitures à fin 2017 en Europe», les entreprises représentant jusqu'ici 95% de la clientèle.

«La technologie boîtier a un avenir limité, parce que toutes ces voitures à terme sortiront prééquipées», concède M. Gravier. «En revanche, si on développe une communauté avec des services pertinents, les clients resteront».

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