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La subvention de 4000 $ aux autos électriques d'occasion arrive dans la confusion

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Si l'on se rapporte aux volumes des ventes, à la disponibilité sur le marché et à son lancement initial au Canada (en 2011), la Nissan Leaf est la grande bénéficiaire de cette mesure.

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Ce n'était pas un poisson d'avril, mais certains se le demandent. Depuis le 1er avril, les consommateurs peuvent en théorie se prévaloir d'un projet-pilote qui permet l'achat d'une voiture électrique d'occasion avec un rabais de 4000 $ à la clé. Problème : les modalités de ce projet cher à Québec ne sont toujours pas définies. 
Et il ne profitera pas à tous. Pour couronner le tout, un seul modèle ou presque peut être acquis, la Nissan Leaf.

Ce projet-pilote a été annoncé dans le dernier budget du gouvernement provincial, le 28 mars. Le Plan économique du Québec de mars 2017 précise que ce projet « s'appliquera du 1er avril 2017 au 31 mars 2018 ». Inclus dans le programme de subventions Roulez électrique, il est limité aux 1000 premiers demandeurs d'un rabais de 4000 $ à l'achat d'une voiture électrique d'occasion.

Programme retardé

Il semble que l'on soit allé un peu vite en besogne, puisque 10 jours après cette date du 1er avril, nul ne sait encore quand les consommateurs pourront s'en prévaloir.

« Les modalités d'application ne sont pas encore précisées », nous dit-on à l'agence Transition énergétique Québec. « Ce n'est pas encore possible de participer ou de s'inscrire au projet-pilote. Les modalités vont être connues au cours des prochaines semaines. Quand on aura tous les détails, on va bien sûr les rendre publics. Le 1er avril coïncide avec l'année financière au gouvernement », précise Nicolas Bégin, porte-parole du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec.

Programme limité

Destiné aux véhicules électriques d'occasion, ce nouveau rabais est une première en soi.

Un Chevrolet Volt 2011. Photo: AFP... - image 4.0

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Un Chevrolet Volt 2011. Photo: AFP

Mais les modalités d'application limitent sa portée.

Il concerne seulement des véhicules ayant trois ou quatre ans d'utilisation, provenant de l'extérieur du Québec achetés auprès d'un concessionnaire uniquement, disposant d'une garantie d'au moins trois ans ou 40 000 km et dont le PDSF (à l'état neuf) est inférieur à 125 000 $.

Les véhicules qui avaient été achetés au Québec sont exclus pour éviter que deux rabais québécois --à l'état neuf puis d'occasion-- s'appliquent sur le même véhicule.

«Ce sont des choix qui ont été faits. Si vous avez acheté un modèle 2012 en 2014, ça ne fonctionnera pas. C'est un projet-pilote, c'est le tout électrique qui a été sélectionné .»

Nicolas Bégin
Porte-parole du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

La Leaf seule est admissible

Par conséquent, le choix de véhicules est extrêmement limité.

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La Kia Soul EV 2015 tombe entre deux chaises. Photo: Kia

Toute voiture hybride, branchable ou pas, est exclue, dont la Chevrolet Volt, la Toyota Prius ou encore la Ford C-Max Energi, entre autres exemples.

De même que toute voiture électrique de un, deux ou cinq ans d'usure. Arrivée en 2015 au Canada, la Kia Soul EV ne répond pas au critère. Les Mitsubishi i-Miev et Chevrolet Spark EV se sont vendues en de si faibles volumes au pays que l'on en trouvera très peu. C'est presque la même chose pour la Ford Focus électrique. Enfin, même si certaines versions de la Tesla Model S seront admissibles, les 4000 $ offerts ne pèseront pas encore assez lourd dans la balance de ceux aux revenus modestes.

Si l'on se rapporte aux volumes des ventes, à la disponibilité sur le marché et à son lancement initial au Canada (en 2011), la Nissan Leaf est la grande bénéficiaire de cette mesure.

«La Chevrolet Volt devrait faire partie à 100 % de ce programme-là. C'est la voiture électrique, même si elle a une génératrice et est branchable, qui est la plus vendue au pays.»

Hugo Jeanson
Copropriétaire de Bourgeois Chevrolet, de Rawdon.

Propriétaires perdants ?

Non seulement bien des modèles n'entreront pas dans le cadre légal de ce projet-pilote, mais également les revendeurs particuliers, comme on l'a expliqué plus haut.

Certaines versions de la Tesla Modèle S seront... - image 10.0

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Certaines versions de la Tesla Modèle S seront admissibles, mais les 4000 $ offerts ne suffiront pas aux acheteurs aux revenus modestes. Photo: Tesla

Président de l'Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ), Simon-Pierre Rioux appréhende l'arrivée de ce programme.

« Si j'ai un véhicule vendu usagé, comparativement à un autre qui va venir des États-Unis et qui va avoir un rabais de 4000 $, en tant que propriétaire, je vais avoir du mal à revendre mon véhicule, redoute-t-il. En tant que propriétaire ici, je vais être perdant, je vais avoir de la difficulté à revendre mon véhicule. J'ai l'impression que personne ne va profiter de ça, excepté les concessionnaires. »

L'autre effet pervers de cette mesure est que la dépréciation de ce type de véhicules d'occasion risquerait d'être accentuée et accélérée.

Concessionnaires gagnants ?

Comme pour le rabais de 8000 $ accordé à l'achat d'un véhicule électrique neuf, les concessionnaires désireux de vendre des modèles d'occasion avec le rabais de 4000 $ devront, semble-t-il, être partenaires du programme. En considérant une acquisition à l'étranger, le concessionnaire ne risque-t-il pas d'en faire payer le prix au consommateur d'ici ? « Si on va chercher un véhicule en Californie, il y a 30 % de taux de change. Après, facilement un 1000 $ de transport, puis le dédouanage. Ce sont en tout des frais qui peuvent ressembler à environ 4000 $ », évalue Hugo Jeanson, du concessionnaire Bourgeois Chevrolet. « C'est le concessionnaire qui paie ça, précise-t-il. [...] On l'a déjà fait dans le passé quand il n'y avait pas ce rabais de 4000 $. La seule différence est qu'avant, on n'avait pas l'embûche de 30 % du taux de change. On paie un véhicule pas trop cher, des frais un peu plus élevés, mais il y a le 4000 $ pour aider le consommateur qui va avoir un bon deal. Même s'il y a des frais un peu plus élevés, ça va être équivalent. »




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