Renégociation du libre échange: 50 000 emplois américains en jeu

L'administration Trump se cache la tête dans le... (Photo : AFP)

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L'administration Trump se cache la tête dans le sable si elle pense que se retirer de l'ALÉNA sera entièrement à l'avantage des États-Unis. Ci-haut, un travailleur à l'oeuvre sur la chaîne de montage Mercedes-Benz de Vance, en Alabama, où sont assemblés les Classe C.

Photo : AFP

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Agence France-Presse

DETROIT - Un retrait des États-Unis de l'accord de libre-échange nord-américain et une possible taxe aux frontières pourraient entraîner jusqu'à 50 000 pertes d'emplois dans l'industrie automobile américaine, a averti mercredi une organisation patronale américaine.

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Un travailleur manipule un vilbrequin à l'usine de moteurs Ford de Lima, dans l'État de l'Ohio. Photo: Reuters

«Des politiques fiscales et commerciales qui forcent les entreprises à relocaliser les emplois ne marchent pas», a déclaré Steve Handschuh, le président du MEMA, lors d'une conférence de presse.

«La vitalité de l'industrie automobile dépend d'une chaîne d'approvisionnement globale et intégrée», avec des usines aussi bien au Canada, aux États-Unis qu'au Mexique, a renchéri Xavier Mosquet, qui a supervisé l'enquête.

L'introduction de nouvelles taxes douanières «va (en conséquence) entraver la relative circulation paisible des biens à des coûts contrôlés entre les frontières nord-américaines et à travers le monde», estime-t-il.

Le prix des autos augmenterait de 1100 $ aux USA

Les prix des voitures neuves aux États-Unis pourraient également augmenter en moyenne de 1100 dollars américains par véhicule, estime dans une étude, commandée au cabinet Boston Consulting Group, la Motor Equipement Manufacturers Association (Mema), le lobby des équipementiers automobiles.

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Un inspecteur examine un F-150 à la fin de la chaîne de montage à l'usine Ford Kansas City. Photo: AP

Selon le document, de nouvelles taxes sur les importations vont conduire à une augmentation des coûts de production pour une industrie automobile dont les marges sont déjà faibles.

Ces mises en garde sont formulées au moment où le représentant spécial au Commerce extérieur américain (USTR) a annoncé que le premier round de renégociations de l'Aléna associant les États-Unis, le Canada et le Mexique allait se tenir sur quatre jours à partir du 16 août à Washington.

Le débat sur la réforme fiscale promise par le président Donald Trump est également en train de prendre forme au Congrès.

Pas de nouvelles usines

Des taxes sur les importations de l'ordre de 20 à 35% devraient augmenter les coûts de production de l'industrie automobile américaine au total de 16 à 27 milliards de dollars, prévient encore l'étude.

Une taxe de 20% sur les importations en provenance du Mexique se traduirait par exemple par une hausse de 650 dollars en moyenne du coût de fabrication d'un véhicule. La facture pourra monter jusqu'à 1100 dollars pour les groupes automobiles se reposant beaucoup sur les importations.

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Ces travailleurs mexicains préparent la carrosserie d'une Golf à l'atelier de peinture de de l'usine Volks de Puebla. Leurs emplois ne seraient probablement pas rapatriés aux USA si l'ALÉNA est torpillé par les États-Unis. Photo: Bloomberg

Tout ceci aurait un coût social, car si le nombre de véhicules vendus aux États-Unis peut se stabiliser aux alentours de 16,8 millions d'unités par an, le secteur supprimerait entre 25 000 et 50 000 emplois, principalement chez les fournisseurs de pièces aux technologies les plus avancées et donc les plus chères auxquelles les constructeurs renonceraient pour limiter leurs coûts de production.

Donald Trump avait menacé d'imposer une taxe de 35% sur les importations mexicaines au cas où les constructeurs automobiles vendant leurs voitures aux États-Unis ne rapatrieraient pas les emplois industriels délocalisés au Mexique en sol américain.

De nombreux groupes automobiles sollicités par le cabinet BCG ont déjà indiqué, d'après Xavier Mosquet, qu'ils répondraient à une hausse de leurs coûts de production par une élimination des pièces aux technologies les plus avancées contenues dans les voitures.

La plupart écarte également la construction de nouvelles usines aux États-Unis car il faut, explique M. Mosquet, en moyenne neuf ans pour en amortir les investissements.




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