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Allemagne : la pollution diesel s'invite dans la campagne électorale

Devant une paire de poumons gonflables en plastique,... (Photo : AFP)

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Devant une paire de poumons gonflables en plastique, un manifestant brandit une pancarte qui dit : «La santé avant l'intérêt corporatif, Mme Merkel !». La manifestation a eu lieu lundi avant une rencontre entre la chancelière Angela Merkel et des dirigeants municipaux allemands, durant laquelle la pollution de l'air a été discutée. Les élections auront lieu le 24 septembre.

Photo : AFP

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Agence France-Presse
BERLIN

La chancelière Angela Merkel a promis lundi d'aider les villes allemandes les plus polluées afin d'éviter toute interdiction des voitures diesel, la crise de l'automobile embarrassant les politiques en pleine campagne électorale.

La dirigeante conservatrice, recevant les responsables locaux à trois semaines des législatives, a annoncé le doublement d'un fonds créé début août, porté à un milliard d'euros, pour soutenir la lutte des municipalités contre la pollution.

Interdictions de circuler aux diesel

«La moitié sera à la charge des constructeurs et l'autre moitié de l'État fédéral», a précisé Mme Merkel. Les mairies pourront y puiser afin de créer des bornes de recharge pour les voitures électriques ou développer leurs transports publics.

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Une voiture passe devant un panneau de signalisation marquant la limite d'une «écozone» municipale à Hanovre en 2008. Ces zones créées par décret municipal permettent d'interdire la circulation de véhicules diesel certains jours de la semaine. Photo : AFP

Dans l'immédiat, la priorité est surtout d'«éviter les interdictions de circulation» qui menacent les automobilistes des grandes villes, une perspective cauchemardesque pour tous les élus concernés, a d'emblée insisté la chancelière.

Saisie par l'association Umwelthilfe («aide à l'environnement», en allemand), qui dénonce «plus de 10 000 décès prématurés par an» dus aux émissions d'oxyde d'azote (NOx) en Allemagne, la justice pourrait contraindre les quelque 70 municipalités qui dépassent les normes européennes de NOx à bannir de leurs rues les véhicules les plus polluants.

Et ce scénario se précise : plusieurs tribunaux, notamment à Munich et Stuttgart, ont jugé que c'était la seule mesure susceptible de ramener la pollution à des niveaux acceptables et la Cour administrative fédérale doit rendre un arrêt début 2018 à ce sujet.

Numéro d'équilibriste

Les constructeurs ont bien offert début août, au cours d'un «sommet» convoqué à Berlin, d'adapter le logiciel pour réduire les émissions polluantes de plus de cinq millions de voitures diesel --le tiers du parc allemand roulant roule au diesel-- et de faciliter l'envoi à la casse des véhicules les plus anciens.

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Le débat électoral diffusé hier par la télé allemande opposait Angela Merkel à son rival Martin Schulz. Photo : Reuters

Mais ces mesures, prises juste après la révélation de l'existence d'un cartel liant les géants allemands de l'automobile, seront insuffisantes pour faire redescendre aux normes en vigueur le niveau de pollution, a confirmé l'Office fédéral de l'environnement le 26 août.

Dans cette crise à tiroirs, qui mêle intérêts industriels, défense du consommateur, sauvegarde des 800 000 emplois du secteur et protection de l'environnement, Angela Merkel a opté pour sa méthode fétiche : ménager la chèvre et le chou.

D'un côté, elle a fustigé le «large discrédit» de «pans entiers de l'industrie automobile», après le scandale des moteurs diesel truqués chez Volkswagen et celui du cartel. Mais de l'autre, elle a estimé qu'il fallait rétablir la «confiance dans le diesel», excluant de programmer son abandon.

Et le plus frappant est qu'elle n'est pas la seule : mis à part les Verts, qui veulent interdire les moteurs à combustion à l'horizon 2030, la classe politique a sur ce sujet un discours étonnamment similaire.

Le diesel a beaucoup d'amis puissants

Conservateurs et sociaux-démocrates (SPD) s'accordent ainsi à défendre le diesel en tant que «technologie de transition», comme l'a encore souligné lundi le vice-chancelier SPD Sigmar Gabriel.

Et s'ils appellent de leurs voeux un virage vers des motorisations plus propres, ils laissent l'industrie libre de l'organiser à sa guise et ne fixent pas d'échéance pour la sortie du diesel - à la différence de la France ou du Royaume-Uni.

Certes, tous sont conscients du poids de ce secteur stratégique, qui représente environ un cinquième des exportations de l'Allemagne et incarnait jusqu'ici son image de fiabilité haut de gamme, désormais écornée.

Mais la proximité des grands partis avec les constructeurs explique aussi «l'approbation silencieuse» par les uns des tricheries des autres, selon Stefan Bratzel, du Center of Automotive Management.

Ainsi, l'Etat-régional de Basse-Saxe (nord), qui abrite le siège de Volkswagen, en est actionnaire à 20% et le chef du gouvernement SPD de ce Land (État régional) siège au conseil de surveillance de l'entreprise.

Par ailleurs, l'ancien directeur du personnel du géant aux douze marques, Peter Hartz, a inspiré les réformes sociales du chancelier Gerhard Schröder, encore présentées comme la source de la prospérité allemande actuelle.

De son côté, Angela Merkel a ferraillé contre les normes européennes de pollution, trop strictes aux yeux des constructeurs allemands, avant qu'un de ses conseillers ne devienne lobbyiste en chef chez Daimler en 2013.




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