Les normes limitant la pollution des voitures, qui devaient entrer en application en 2022, vont être revues et assouplies, a annoncé lundi l'agence de la protection de l'environnement américaine (EPA).

L'exemption dont bénéficie la Californie, l'État le plus peuplé des États-Unis, pour fixer elle-même des normes plus strictes que le reste du pays pourrait également être modifiée.

Démanteler l'héritage d'Obama

Surnommées «CAFE» (Corporate Average Fuel Economy), les normes pour la période 2022-2025 avaient été fixées par la précédente administration démocrate de Barack Obama peu avant l'arrivée du républicain Donald Trump à la Maison-Blanche.

Elles prévoyaient des augmentations graduelles de l'autonomie des véhicules pour atteindre un objectif de 54,5 milles pour un gallon d'essence (4,32 L/100 km) en 2025.

«Les conclusions de l'administration Obama étaient erronées», a affirmé lundi dans un communiqué le responsable de l'EPA, Scott Pruitt. «Sous l'administration Obama, le processus d'évaluation des normes a été mené trop vite pour des raisons politiques et a été établi sur des références qui ne correspondent pas à la réalité, fixant des normes trop élevées», a-t-il accusé.

La Californie, qui peut fixer des normes encore plus dures, a déjà fait savoir qu'elle les maintiendrait même si elles devaient être changées au niveau fédéral.

Bataille judiciaire en vue avec la Californie

«L'exemption californienne est actuellement en cours d'examen par l'EPA», souligne toutefois le communiqué de l'agence. Cela pourrait ouvrir une longue bataille juridique entre la Californie, État traditionnellement démocrate, et l'administration républicaine de Donald Trump.

Le président américain avait annoncé dans les mois qui avaient suivi son arrivée à la Maison-Blanche en janvier 2017 qu'il demanderait à l'EPA d'examiner les normes établies pour la période 2022-2025.

Cette décision faisait partie de son intention de démanteler la majeure partie du «plan climat» établi par son prédécesseur. M. Trump a également décidé de retirer les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat, estimant qu'il nuisait aux intérêts économiques américains.