Audi TTS : la marginale de la famille

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Charles René
La Presse

Comment définir l'Audi TT ? Cette question, aussi banale soit-elle, n'a jamais trouvé de réelle réponse consensuelle, près de 20 ans après sa naissance. En fait, c'est probablement grâce à cette identité bigarrée que le charme opère pour certains. C'est un produit qui ne ressemble a priori à rien de ce qu'a créé la marque aux anneaux ces dernières années. Outre cet exercice de style, le coupé en version plus dynamique TTS arrive-t-il à répondre aux attentes ?

Son design

La TT a fait l'objet pour l'année-modèle 2016 d'une refonte complète, enfilant une robe qui la rapproche de manière encore plus marquée de la supervoiture de la famille, la R8.

Au-delà de ces considérations de positionnement, le coupé n'a jamais été aussi réussi sur le plan esthétique. Certes, la TT a toujours été d'abord un exercice créatif fort pertinent, mais ici, avec ses phares taillés à la serpe et cette calandre hexagonale monobloc imposante, mais pas trop, elle semble s'émanciper un peu plus. De profil, la ligne de toit arrière fuyante et pure - probablement un hommage à la Quattro - rend le coup d'oeil très élégant. Le déflecteur arrière rétractable permet d'ailleurs d'éviter de bousiller cet accord.

À bord

Avec l'uniformisation des designs, rares sont les voitures qui sont surprenantes avec la conception de leur habitacle.

La TTS est l'exception qui confirme la règle. Une fois qu'on est bien assis dans des baquets enveloppants à supports latéraux réglables (option), notre regard se dirige vers une planche de bord très dégarnie en apparence. C'est que les designers ont usé d'inventivité pour diminuer l'impact visuel des diverses commandes. Ainsi, on peut contrôler la ventilation au moyen des boutons rotatifs placés au centre des buses centrales, elles qui semblent directement inspirées d'un turboréacteur d'un avion long-courrier. La planche de bord est aussi placée très bas, ce qui permet d'aérer le haut et ainsi d'éviter les distractions. Où est l'écran du système d'infodivertissement, vous demandez ? On y reviendra plus loin.

Sous le capot

L'attrait de la livrée TTS réside d'abord sous son capot. De même volume que le moteur de série, son quatre-cylindres turbo de 2 L est poussé ici à 292 ch et 280 lb-pi de couple.

La plage de puissance maximale est large, soit de 5400 à 6200 tr/min. Jamais à court de souffle, il nous force à nous interroger sur le compte réel de puissance, probablement plus élevé d'une trentaine de chevaux. Sur le plan musical cependant, on repassera. Certes, les changements de rapports sont ponctués ici et là de bruits de détonations contrôlées, mais la trame sonore est fort générique. La boîte à double embrayage (six rapports) réagit promptement sans brusquer les choses, mais gagnerait à avoir un ou deux rapports de plus.

Derrière le volant

La TTS est affublée de série d'amortisseurs électromagnétiques adaptatifs. Lorsque c'est couplé aux jantes optionnelles de 20 po, la combinaison, plutôt ferme, pourrait lasser certains.

La sportive se rachète cependant lorsqu'on s'inscrit dans le premier enchaînement tortueux. Grâce aussi à son châssis très rigide, la TTS affiche une forme olympienne. La caisse est impassible. La direction a évidemment un rôle à jouer là-dedans. Extrêmement rapide et précise, elle place avec une belle progressivité la voiture en courbe. Un seul réel bémol apparaît, et il est mineur, c'est l'impression quelquefois que la voiture est « tractée » par prudence en virage par la transmission intégrale au profit du train arrière. Est-ce qu'on se sent entièrement impliqué dans l'exercice ? Pas toujours, mais l'exécution est fort efficace.

Les technologies embarquées

Bien qu'elle soit très compétente sur le plan dynamique, c'est réellement ici que la TTS fait une grande impression.

Équipée du Virtual Cockpit, la nouvelle génération de système d'infodivertissement du constructeur, elle voit l'ensemble de son système d'infodivertissement regroupé dans le bloc d'instrumentation face au volant. Ceci permet d'éviter de déplacer le regard vers le centre pour naviguer dans les menus. Est-ce que ça fonctionne ? Oui, si vous acceptez de vous soumettre à une période d'accoutumance, car l'exercice paraît d'abord contre-intuitif. Heureusement, le système bénéficie d'une rapidité d'exécution des commandes extraordinaire, tout comme celle du rafraîchissement de l'écran. Côté sonorité, la chaîne Bang & Olufsen, une option de 950 $, est un incontournable pour les mélomanes.

Verdict

La TTS est une oeuvre d'Audi particulièrement attachante. Le coupé n'est cependant pas une sportive pure pour autant.

Pour aspirer à ce titre, il faudrait qu'elle s'exprime un peu plus. Ce côté plus songé lui permet néanmoins de ne pas faire l'impasse sur son aspect pratique grâce à son coffre à hayon et ses places avant invitantes. Mais tout n'est pas rose. Son roulement est ferme, la consommation de carburant, un peu élevée pour sa cylindrée et l'absence de certains équipements, même en option (régulateur de vitesse adaptatif), est incompréhensible pour une voiture de ce prix. Au demeurant, cette TTS est une compagne d'escapades de fins de semaine fort intéressante au bilan de fiabilité très honorable et pas trop pointue pour un usage quotidien.

Carnet de notes

Comment reconnaître la version TTS ?

En comparaison de la version de série, la TTS se reconnaît par ses quatre pots d'échappement arrière ainsi qu'un bouclier avant redessiné, des jupes plus larges et un diffuseur arrière se mariant au pare-chocs redessiné.

Rayon de braquage

La TTS bénéficie d'une direction très vive, mais on doit négocier avec un rayon de braquage passablement grand pour les dimensions du véhicule.

Un châssis plus plébéien

Certes, le châssis de la TT est également entre autres partagé avec la Volkswagen Golf, mais les modifications faites à ce dernier et l'utilisation d'une plus grande quantité d'aluminium changent la dynamique.

C'est un décollage

Comme bien des sportives, la TTS est dotée d'une fonction de contrôle de lancement (communément appelée launch control) permettant le 0-100 km/h en 4,9 secondes, selon le constructeur.

Quelles places arrière ?

Les places arrière du coupé --oui, il y en a !-- sont manifestement là pour dépanner tant elles sont peu accueillantes.

Fiche technique

Version à l'essai : TTS

Prix (avec options) : 72 485 $

Moteur : L4 DACT 2L turbocompressé

Puissance : 292 ch (5400 à 6200 tr/min)

Couple : 280 lb-pi (1900 à 5300 tr/min)

Transmission : Manuelle robotisée à double embrayage à 6 rapports

Architecture motrice : Moteur transversal avant, transmission intégrale

Consommation (ÉnerGuide) : 9,5 L/100 km (super)

Concurrentes directes : Nissan 370Z, Porsche 718 Cayman

Du nouveau en 2017 ? Aucun changement majeur

Pour en savoir plus : www.audi.ca




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