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Cadillac défie les allemandes

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Chez Cadillac, on estime avoir atteint ici - air connu - l'objectif de parvenir à proposer une BMW américaine.

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Éric LeFrançois

Collaboration spéciale

La Presse

Cela a toujours été un peu son problème: Cadillac éprouve du mal à nous faire croire qu'elle est l'égale des meilleures. L'ATS, sa première véritable berline sport, ne pèse peut-être pas encore bien lourd dans la catégorie, mais il ne faut pas la sous-estimer pour autant.

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D'accord, on n'imagine pas que cette ATS va perturber le sommeil de l'état-major des constructeurs allemands la nuit prochaine. En revanche, elle pourrait très bien amener le public à reconsidérer une fois pour toutes son point de vue sur les créations de cette marque américaine.

Chez Cadillac, on estime avoir atteint ici - air connu - l'objectif de parvenir à proposer une BMW américaine.

Sur papier, l'argumentaire tient la route. L'ATS a clairement été élaborée selon un cahier des charges «à l'européenne». Son châssis inédit calque celui des meilleurs avec, par exemple, une répartition presque parfaite des masses entre les trains avant et arrière et un choix judicieux des alliages pour contenir le poids de l'auto.

À première vue, ces «détails» peuvent paraître anodins, mais volant en main, on remarque instantanément la différence. Cette Cadillac se laisse conduire comme aucun autre membre de sa famille. Svelte, agile, amusante, cette ATS se prête à tous les excès. Les virages ne sont jamais trop rapides ni trop lents; les dénivellations, jamais trop prononcées ou trop faibles. Cette berline avale à cru les courbes qui se dessinent devant elle.

La direction bien lestée reste toujours naturelle avec la précision et la fermeté attendues sur un tel engin. Gérée par un contrôle de stabilité efficace, la tenue de route typique des propulsions (roues arrière motrices) devient nettement plus mobile en mode sport qui consent au placement de l'arrière avec des dérives mesurées. Mais pour les très grosses sensations, il faudra tout enlever. À réserver, bien sûr, à un usage sur circuit.

Manifestement, l'ATS a les jambes. A-t-elle le coeur qui va avec? En effet, pour jouir de ce comportement atypique - pour une Cadillac, s'entend -, il importe de choisir la bonne motorisation.

Cette Cadillac en propose trois. Soyez prévenus: elles ne sont pas toutes savoureuses. Tenez la version la plus abordable financièrement, par exemple. Celle-ci s'anime d'un vaillant 2,5 litres assez mièvre pour prendre place sous un tel capot et dénué de toute marque de noblesse. Il s'agit du même groupe propulseur qui équipe la Malibu de Chevrolet...

Qui plus est, ce 2,5 litres est le seul engin qui refuse de s'amalgamer au rouage à quatre roues motrices. Ce dernier demeure indispensable pour affronter sereinement la blanche saison. Fermons la parenthèse et retournons aux bielles et aux pistons. On ne vous recommande pas le 2,5 litres, mais l'une ou l'autre des deux autres mécaniques inscrites au catalogue.

Le 2 litres suralimenté par turbocompresseur représente sans doute la solution le plus en adéquation avec la vocation sportive de cette berline. Au démarrage (pas de clé à tourner, mais un bouton à pousser), ce moteur émet une sonorité quelconque. Mais d'aucuns lui reprocheront un caractère trop lisse, des montées en régime trop linéaires et surtout un manque de mordant.

Pourtant, tous les chevaux sont bien là. À vrai dire, le principal reproche qu'on adressera à ce quatre cylindres porte sur le niveau de consommation, qui s'envole dès qu'on chatouille l'accélérateur. Les moteurs suralimentés actuellement offerts par la concurrence allemande font tous mieux à ce chapitre. Il faut reconnaître qu'elle nous fait bénéficier de boîtes de vitesse comptant plus de rapports. L'ATS n'en a que six alors que Mercedes en a sept, tandis que BMW et Audi en proposent huit. Dernière proposition, le V63,6 litres. Son rendement est plus soyeux, mais en aucun temps ce moteur n'a la fougue d'un six cylindres BMW qui demeure, encore à ce jour, LA référence.

Jeux de coudes

Récipiendaire du Grand Prix 2013 du Jury canadien de l'automobile, l'ATS ne ressemble guère à l'idée que l'on peut se faire d'une Cadillac. Anguleux à souhait, le style a le mérite de se détacher de la concurrence. Les phares en arête grimpés sur les ailes, la partie arrière formant une pointe en V entre les feux à structure verticale et les porte-à-faux réduits au minimum, c'est bien une Cadillac.

Moins «m'as-tu-vu», l'aspect intérieur de cette Cadillac est peut-être moins raffiné que celui d'un modèle allemand, mais point dépourvu d'élégance (garnitures en cuir noir, console centrale en aluminium brossé, beau volant à trois branches).

En revanche, le bloc d'instrumentation manque de lisibilité et l'habitabilité aux places arrière est ténue. Sur ce dernier point, peut-on vraiment lui faire le reproche? Ses concurrentes allemandes ne sont guère plus accueillantes. Il y a à redire cependant au volume du coffre, dont la taille rivalise avec celle d'une toute petite auto...

Un mot enfin sur le système d'infodivertissement CUE développé par Cadillac et offert à bord de cette automobile. Comme tous les dispositifs de ce genre, il requiert une période d'adaptation, mais sa navigation ne pose pas problème. Sa lenteur peut toutefois représenter une source de distraction, nous incitant plus d'une fois à quitter la route des yeux pour nous assurer que notre doigt a effleuré la touche ou l'icône désirée.

Les irréductibles de la marque américaine et de trouvailles informatiques ne parleront pas de défauts, mais de traits de caractère. Il n'est pas certain que les nouveaux convertis partageront cet avis.

***

L'ESSENTIEL

Marque/Modèle : Cadillac ATS

- Fourchette de prix : 35 195 $ à 52 725 $

- Garantie de base : 4 ans/80 000 km

- Consommation réelle : 10,8 L/100 km

- Visible dans les concessions : Maintenant

- À considérer : Audi A4, BMW Série 3, Mercedes Classe C

- Pour en savoir plus : www.cadillac.ca

TECHNIQUE

- Moteur (essence) L4 DACT2 litres suralimenté

- Puissance : 272 ch à 5500 tr/min

- Couple : 260 lb-pi entre 1700 et 5500 tr/min

- Poids : 1530 kg

- Rapport poids-puissance : 5,62 kg/ch

- Mode : Propulsion

- Transmission de série : Manuelle 6 rapports

- Transmission optionnelle : Semi-automatique 6 rapports

- Direction/Diamètre de braquage (m) : Crémaillère/10,9

- Freins av-arr : Disque/Disque

- Pneus (av-arr) : 225/40R18

- Capacité du réservoir/Essence recommandée : 60,5 litres/Super

ON AIME

- Châssis très dynamique

- Style distinctif

- Embarras du choix (moteurs, transmissions, modes)

ON AIME MOINS

- Habitacle étriqué, à l'arrière surtout

- Moteur 2,5 sans intérêt

- Volume du coffre




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