Fiat 500 Abarth: macchina da corsa

La Fiat 500 Abarth... (Photo fournie par Fiat)

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La Fiat 500 Abarth

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Éric LeFrançois

collaboration spéciale

La Presse

Dieu merci, il existe encore des automobiles pour ceux qui aiment être secoués dans les virages, ressentir avec acuité la moindre aspérité de la chaussée et se bagarrer avec un levier de vitesses un peu coriace. L'Abarth est de celles-là.

Prolongement naturel de la rondelette et inoffensive 500 de Fiat, cette citadine a pourtant une tout autre vocation. Elle joue les dragsters. Mue par un moteur 1,4 litre suralimenté par turbocompresseur (160 chevaux) à la sonorité étonnamment enivrante, cette Abarth ne craint pas de se frotter aux grosses cylindrées qui la toisent au feu rouge.

Prenez garde. Cette auto est une petite bombe, mais sa consommation demeure raisonnable. Deux cuillères à café d'essence plutôt qu'une. La commande de sa boîte qui compte seulement cinq rapports n'est certainement pas un modèle de précision, mais à quoi bon s'en offusquer? L'élasticité de la mécanique se charge de masquer cette lacune, tout comme les errances du train avant sous de fortes accélérations.

En revanche, l'Abarth n'est pas totalement parvenue à camoufler le manque de motricité dans des virages serrés négociés très rapidement. Un différentiel autobloquant l'aurait sans doute rendue plus efficace encore. Mais à quoi bon aujourd'hui avec toutes ces limitations de vitesse? L'Abarth permet une conduite sportive sans nécessairement craindre d'avoir la police à ses trousses. D'autant plus que cette version épicée s'immobilise plutôt bien.

Amusante à conduire dans un labyrinthe de rues encombrées, l'Abarth finit cependant par nous épuiser sur de longues distances. Normal, la suspension a été considérablement raffermie par l'ajout de ressorts et d'amortisseurs plus rigides, sans oublier la présence d'une barre antiroulis plus grasse à l'arrière. L'ensemble pignon et crémaillère n'est pas en reste et compte sur une démultiplication plus rapide pour accélérer les transitions. Or, le ressenti demeure vague et l'absence d'une colonne de direction télescopique n'arrange pas les choses. On a du mal à trouver la position de conduite idéale avec ce volant pratiquement collé au tableau de bord, tandis qu'on a l'impression d'avoir le pédalier sur les genoux.

Naturellement, la présentation extérieure de cette 500 Abarth diffère des versions standards. On note la présence de discrètes prises d'air supplémentaires, une double sortie d'échappement, des carénages plus dynamiques, un becquet arrière et des jantes particulières. À l'intérieur, le traitement est plus sobre encore. Les baquets avant vous enveloppent comme une seconde peau, une jauge de suralimentation vient enrichir le bloc d'instrumentation, sans oublier un volant plus sportif qui n'attend que vos mains de citadin pressé.

On aime

> Sonorité de l'échappement

> Bouille sympathique

> Maniabilité diabolique

On aime moins

> Suspension «cassante»

> Long parcours à son bord

> Position de conduite «à l'italienne»

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