Ford met les bouchées doubles pour livrer des voitures autonomes en 2021

Le patron de Ford, Mark Fields.... (Photo Paul Sancya, archives AP)

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Le patron de Ford, Mark Fields.

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Agence France-Presse
San Francisco

Le constructeur automobile américain Ford ambitionne de livrer en grande quantité à horizon 2021 des véhicules totalement autonomes pour des services commerciaux de voitures partagées ou de réservation de taxis, a-t-il annoncé mardi.

«Ford produira en série des véhicules capables de circuler de manière totalement autonome d'ici cinq ans. Pas de volant. Pas de pédale d'accélération. Pas de pédale de frein. Un conducteur ne sera pas requis», a commenté le patron de Ford, Mark Fields, dans un message sur le site de blogues Medium.

Pour atteindre cet objectif, le groupe a dévoilé une série de partenariats avec des startups, dont Velodyne, un fabricant californien de capteurs utilisés sur les voitures autonomes dans lequel il a réalisé avec le groupe internet chinois Baidu un investissement commun de 150 millions de dollars.

Velodyne est spécialisé dans les capteurs laser dits Lidar (light, detection and ranging), qui permettent de créer des images numériques en 3D utilisées pour cartographier l'environnement, localiser et identifier des objets, et éviter des collisions. L'entreprise dit pouvoir recueillir des données exactes au centimètre près dans un rayon de 200 mètres.

«Notre investissement est un signe clair de notre engagement à rendre des véhicules autonomes accessibles pour les consommateurs autour du monde», a commenté Raj Nair, un responsable de Ford.

Ford a aussi annoncé avoir acquis la société israélienne SAIPS, spécialisée dans l'intelligence artificielle en particulier quand elle permet à un ordinateur de «voir» et d'identifier des choses autour de lui.

Le groupe évoque par ailleurs un accord exclusif de licence avec Nirenberg Neuroscience, une autre société spécialisée sur l'intelligence artificielle et la vision, qui doit l'aider à «apporter une intelligence similaire à celle des humains aux modules d'apprentissage informatique du conducteur virtuel de ses véhicules autonomes».

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Présence renforcée dans la Silicon Valley

Ford avait déjà investi plus tôt cette année dans deux autres entreprises californiennes: en mai, il avait injecté un peu plus de 180 millions de dollars dans Pivotal, spécialisée dans les logiciels pouvant entre autres servir pour les voitures connectées, et en juillet il avait participé à une levée de fonds de Civil Maps, qui utilise l'intelligence artificielle pour faire de la cartographie 3D en haute définition.

Le groupe automobile a parallèlement cherché ces dernières années à étendre sa présence dans la Silicon Valley, où il avait ouvert début 2015 un centre de recherche à Palo Alto employant actuellement plus de 130 chercheurs, ingénieurs et scientifiques.

Il a annoncé mardi son intention de le transformer en un véritable «campus», à l'image des sièges sociaux des géants du secteur technologique, en ajoutant deux nouveaux bâtiments et en doublant les effectifs d'ici la fin de l'année prochaine.

Il compte également de nouveau tripler en 2017, pour la deuxième année consécutive, sa flotte de voitures sans chauffeur utilisées pour des tests aux États-Unis, ce qui la portera à environ 90 véhicules.

«La prochaine décennie sera définie par l'automatisation de l'automobile», a affirmé mardi Mark Fields, se disant convaincu que «les véhicules autonomes auront un impact aussi important sur la société que la chaine d'assemblage de Ford il y a un siècle».

Henry Ford avait mis l'automobile à portée du grand public grâce à la production automatisée de masse. Mark Fields dit pour sa part vouloir mettre sur les routes «un véhicule autonome qui puisse améliorer la sécurité et résoudre des problèmes sociaux et environnementaux pour des millions de gens - pas seulement ceux qui ont les moyens d'avoir des véhicules de luxe».

Ford va toutefois avoir affaire à une forte concurrence. La plupart des grands constructeurs automobiles, et toute une série de grands noms du secteur technologique, à commencer par Google, travaillent actuellement sur des projets de voiture sans chauffeur.

L'allemand BMW a notamment annoncé début juillet un partenariat avec l'américain Intel et l'israélien Mobileye pour devenir le «numéro un de la voiture autonome», promettant lui aussi une production en série d'ici 2021.

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