Banc d'essai - Hyundai Kona : son terrain de jeu est en ville

  • Cette année, le Hyundai Kona fait souffler un vent de nouveauté sur la catégorie des utilitaires urbains, encore balbutiante. Un coquet petit véhicule joliment dessiné qui se destine à un usage largement urbain. (Toutes les photos Hyundai)

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    Cette année, le Hyundai Kona fait souffler un vent de nouveauté sur la catégorie des utilitaires urbains, encore balbutiante. Un coquet petit véhicule joliment dessiné qui se destine à un usage largement urbain.

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(TOFINO, Colombie-Britannique) Petit, coloré, connecté. Cela faisait un bail que la catégorie des petits camions urbains somnolait. L'arrivée du Hyundai Kona - tout comme celle des Ford EcoSport, et Nissan Kicks - ne pouvait donc passer inaperçue. La partition jouée par le constructeur sud-coréen diffère hélas très peu de celle de ses concurrents. Le Kona, qui se conduit comme une petite auto, mais se donne des airs de tout-terrain, ne réinvente rien. Et il ne prétend pas le faire non plus.

La face avant, qui en impose avec les « yeux » en amande et le tapissé de plastiques moulés qui surlignent les passages et les renforts de caisse, donne une certaine stature au Kona. Et un côté « funny fun fun », dirait sans doute le comédien Marc Labrèche en découvrant les coloris acidulés de sa palette, qui rivalisent avec ceux des bonbons M&M's. Des signes distinctifs qui permettent à ce Kona de se forger une identité visuelle forte dans cet univers surpeuplé d'utilitaires. La cohérence du style importe, mais aussi son efficacité. Et le résultat n'est pas du tout désagréable à regarder.

Le Kona (à partir de 20  999 $), qui s'installe dans un créneau en plein essor (augmentation de 32 % des ventes en 2017 comparativement à l'année précédente) non encore occupé par Hyundai, ne part pas d'une feuille blanche. Sans être le clone d'un autre modèle, il reprend à son compte certaines proportions et caractéristiques de la gamme Elantra et non Accent, comme ses proportions extérieures pourraient le suggérer.

Bonne suspension

Doté d'un coffre plutôt réduit et d'une polyvalence très moyenne, le Kona est suspendu plus confortablement que la plupart de ses concurrents, à l'exception sans doute du Quashqai (Nissan) ou du Crosstrek (Subaru), mais il propose un éventail de moteurs. Dans cette catégorie souvent critiquée pour ses produits sous-motorisés, il s'agit là d'un avantage, même si Hyundai le fait payer au prix fort. Nous y reviendrons sous peu.

Trois des cinq déclinaisons du Kona s'animent exclusivement du moteur 2 L atmosphérique. « Fort » de 145 ch, ce moteur ne fait pas grosse impression. Trop juste en performances, gourmande dès qu'on la sollicite un tant soit peu et plutôt bruyante à l'effort, cette mécanique ne se démarque en rien par rapport à la concurrence qui, en toute justice, ne propose rien de mieux non plus.

En fait, le seul véritable avantage du propulseur sud-coréen est que celui-ci s'arrime à une boîte automatique à six rapports et non à une CVT qui, trop souvent, fait hurler le moteur à tue-tête dans les phases d'accélération ou de reprises. En outre, avec le moteur 2 L, le rouage à quatre roues motrices entraîne un débours additionnel (2000 $).

Seule la livrée Luxury le propose sans supplément.

Mieux vaut le moteur 1,6 litre...

Le 1,6 L suralimenté par turbocompresseur produit 175 ch, mais son couple supérieur (195 lb-pi) et sa plage d'utilisation beaucoup plus large (de 1500 à 4500 tr/min) lui procurent un (très) net avantage en matière d'agrément et il ne consomme guère davantage que le souffreteux 2 L. Outre sa plus grande élasticité et ses performances supérieures, le 1,6 L retient à son usage exclusif la boîte à sept rapports à double embrayage, parfaitement adaptée aux caractéristiques de ce moteur qui relaie sa puissance aux quatre roues (de série).

On pestera seulement contre l'absence de palettes au volant pour les changements de vitesse, même en option.

La beauté du 1,6 L ne réside pas seulement dans les performances. Il permet également et surtout d'exploiter au mieux les qualités dynamiques de ce véhicule, surtout si l'utilisateur a eu le réflexe d'adopter le mode Sport. 

Dès lors, le comportement du Kona s'en trouve agréablement transformé sans offrir toutefois le même agrément au volant qu'un CX-3 (Mazda), plus sportif et aussi plus agile dans les enchaînements. Correctement dosée au chapitre de l'assistance, la direction offre un faible ressenti du travail des roues avant, et ce, peu importe les pneumatiques sélectionnés (16, 17 ou 18 po).

Détourner les regards

Considérant le prix demandé, on peut critiquer à juste titre la qualité très moyenne de certains plastiques à bord du Kona. Plusieurs consommateurs vont mettre du temps pour prendre conscience que Hyundai coupe ici les coins ronds.

Plutôt habile, le constructeur sud-coréen détourne les regards vers les garnitures colorées, les surpiqûres de sièges et certains accessoires pour nous faire oublier l'absence d'un frein d'urgence électronique plus compact et la petitesse des rangements --notamment dans les portières.

On s'interroge par ailleurs sur certains choix du constructeur à l'heure où la connectivité se trouve sur toutes les lèvres. Pourquoi deux prises auxiliaires (autrefois appelées allume-cigares) et une seule prise USB ? Sans doute pour mettre en valeur la présence d'une plaque de recharge sans fil, une première dans ce segment.

À ce sujet, mentionnons également la présence d'un autre accessoire qui prend ici la forme d'une application appelée Blue Link qui permet notamment de démarrer le véhicule à distance. L'acheteur du Kona a droit à un abonnement gratuit de cinq ans pour ce service.

Intuitives et faciles à repérer dans l'ensemble, les commandes tatouent un tableau de bord qui n'a rien de très innovant.

Affichage tête-haute

Comme le bloc d'instrumentation d'ailleurs, qui présente toutefois l'avantage de se doubler, sur certaines déclinaisons, d'un affichage tête haute lisible et efficace. Comme chez plusieurs constructeurs, l'intégration de l'écran central manque totalement de créativité. L'espace intérieur est généreux à l'avant... À l'arrière, c'est plus compliqué pour deux personnes de s'y sentir à l'aise en raison d'une garde au toit limitée (surtout avec le toit ouvrant) et d'un dégagement restreint à la hauteur des genoux.

Prévenant, consensuel, se présentant plutôt bien et correctement équipé, le Kona devrait tenir son rang face à ses concurrents. 

On peut regretter qu'il manque d'aspérités avec le moteur 2 L surtout, mais ce serait oublier que le plaisir n'est pas vraiment la tasse de thé de cette catégorie de VUS. La version électrique du Kona risque toutefois de changer cette perception.

Note de la rédaction : les frais de transport liés à ce reportage ont été payés par Hyundai Canada.

Trois fleurs, trois tomates

On aime

Châssis rigide et efficace

Comportement sûr

Moteur 1,6 L enjoué

On aime moins

Des compromis trop visibles

Moteur 2 L lymphatique

Volume intérieur

La facture

Fourchette de prix : de 20 999 $ à 31 799 $

Frais de transport et de préparation : 1805 $

Garantie de base : 60 mois/100 000 km

Consommation réelle : 9,1 L/100 km (2 L/traction)

Chez les concessionnaires : maintenant

Concurrentes à surveiller : Ford EcoSport, Jeep Renegade, Toyota CH-R

Pour en savoir plus : www.hyundaicanada.com

Fiche technique

Modèles d'entrée de gamme

Moteur : L4 DACT 2 L

Puissance : 147 ch à 6200 tr/min

Couple : 280 lb-pi à 4500 tr/min

Poids : 1311 kg

Rapport poids/puissance : 8,9 kg/ch

Mode : traction (intégral en option)

Transmission de série : automatique à 6 rapports

Transmission optionnelle : aucune

Diamètre de braquage : 10,6 m

Freins (av.-arr.) : disque-disque

Pneus (av.-arr.) : 205/60R16

Capacité du réservoir : 60,5 L

Essence recommandée : ordinaire

Capacité maximale de remorquage : non recommandé




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