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Infiniti JX35 2013: le bon produit, au bon moment

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La Terre avait-elle besoin d'un autre multisegment 7 passagers? Sans doute pas, mais Infiniti, si. Avec la JX35 - c'est son nom -, non seulement cette marque de luxe comble un vide au sein de sa gamme, mais elle permet aussi à sa maison mère, Nissan, de maximiser ses investissements en ingénierie.

Infiniti en aura mis, du temps, avant de lancer un multisegment de luxe 7 places. La marque japonaise s'est longtemps persuadée que la présence des EX, FX et QX suffisait à répondre à la demande. Erreur. La clientèle recherche - toujours - un autre modèle.

Comme on dit en japonais, «timing is everything». Et Infiniti ne pouvait choisir meilleur moment pour lancer son JX. C'est que le segment dans lequel celui-ci est inscrit est pauvre en nouveautés. Et depuis longtemps.

Les Acura MDX, Audi Q7, Lincoln MKT et autres acteurs de cette catégorie s'empoussièrent. Ce multisegment japonais arrive donc à point nommé pour raviver l'intérêt des consommateurs, même si en matière d'architecture, il n'innove en rien.

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Le long capot légèrement voûté, le pare-brise incliné et le contour légèrement coudé des glaces latérales arrière dessinent une familiale très haut perchée sur des roues dont les jantes peuvent atteindre 20 pouces de diamètre. Mais sous l'élégante et exclusive carrosserie du JX se dissimulent des dessous connus. Et, contre toute attente, ceux-ci proviennent de chez Nissan.

Voilà qui est bien curieux. Jusqu'à tout récemment encore, Infiniti évitait soigneusement tout rapprochement technique - à l'exception notable des moteurs - avec son géniteur. À l'exception du QX, une version endimanchée du Nissan Patrol, toutes les autres créations Infiniti partagent la même plateforme (1). On retrouve des propulsions (roues arrière motrices) ou des intégrales (4 roues motrices). Jamais de tractions (roues avant motrices).

Avec le JX, Infiniti marque une rupture avec sa politique des dernières années. Ce multisegment repose en effet sur une architecture à roues avant motrices, identique à celle des Altima, Maxima, Murano et Quest. Autre première - pour Infiniti toujours -, la présence d'une boîte à variation continue (CVT).

Cela dit, aux États-Unis, où ce modèle est assemblé, une version à roues avant motrices est proposée. Pas au Canada, où tous les JX débarquent avec un rouage intégral agrafé à leur châssis.

Prix canon, vraiment?

Ce rapprochement technique et industriel permet de proposer le JX à un tarif extrêmement concurrentiel. Pour une marque de prestige, s'entend. Bien qu'il n'existe présentement aucun véhicule de luxe 7 places à si bon prix (44 900$), il faut être prudent avec les options. Celles-ci sont rassemblées à l'intérieur de groupes coûteux dont le montant peut atteindre 13 000$...

Par chance, tous ne sont pas indispensables! Comme ce dispositif qui vous rappelle que vous avez une roue sur la ligne blanche ou cette pédale d'accélérateur qui résiste sous votre pied sous prétexte de vous enseigner une conduite plus écoénergétique. Même s'il est possible de débrancher individuellement chacune de ces «aides à la conduite», désolé, je n'achète pas. Pas plus que les jantes de 20 pouces, lorsqu'on a conscience de ce qu'il en coûtera de les chausser de pneus d'hiver le moment venu.

Un conseil, un seul: limitez-vous, sans quoi la facture de ce multisegment s'élèvera à plus de 60 000$. C'est cher payé. D'autant qu'aucun des «gadgets» JX ne modifiera (ou très peu) ses prestations sur le plan du dynamisme, du confort général ou de la consommation.

Naturellement, sans ces options, vous risquez de vous priver de certaines petites douceurs. Comme la banquette (2e rangée) chauffante, le système de divertissement (2 écrans vidéo logés dans les appuie-tête avant) ou les garnitures en érable verni. En après? De série, on retrouve notamment une sellerie de cuir, une caméra de recul sans oublier plus d'une demi-douzaine de portes-gobelets.

Juché sur ses énormes roues, le JX en impose. Son coffre est gourmand - pour peu que l'on sacrifie la troisième rangée de sièges. L'habitacle est gigantesque et soigné, quoique les petits rangements y sont rares. On peut aussi replier toutes les assises pour disposer d'un plancher pratiquement plat, comme une fourgonnette.

Elaboré sur un châssis automobile, ce multisegment offre le même confort qu'une berline de luxe, la vision panoramique en plus, et pratiquement une vivacité équivalente sans prise de roulis excessive, suspensions flottantes ou plongeon du train avant au freinage.

N'en déplaise à ses mensurations superlatives, ce véhicule fait preuve d'une remarquable maniabilité... Les 2 tonnes et quelques s'évanouissent presque dès que l'on prend le volant et à aucun moment n'ais-je eu l'impression de conduire une fourgonnette débarrassée de ses portes coulissantes.

Étonnement souple, le JX se glisse (au sens figuré bien sûr) d'un virage à l'autre, sans peine. Le moteur V6 qui l'anime est réputé pour sa robustesse et sa fiabilité. Cette motorisation est ici assez placide, mais on n'en demande pas davantage; conduire un multisegment comme une sportive est un exercice non seulement absurde, mais épuisant.

Toutefois, comme il est accompagné d'une transmission CVT toujours en quête de trouver le bon rythme, le gros six-cylindres s'époumone. Surtout s'il est rempli.

Le rouage à quatre roues motrices et la présence de multiples béquilles électroniques (ABS, antipatinage, correcteur de trajectoire) rendent ce véhicule sécurisant. Sans plus. Pour plus d'agrément, un comportement plus sportif et une direction plus communicative, vaut mieux se tourner du côté du MDX d'Acura.

L'ennui? Il est plus cher et moins nouveau...

(1) Cette plateforme, appelée FM (Front Midship), est aussi partagée avec deux produits Nissan: 370Z et GT-R.

ON AIME

- Offre rafraîchissante dans un marché vieillissant

- Accès et sortie aux places arrières

- Prix de départ très compétitif

ON AIME MOINS

- Aides à la conduite qui donnent le tournis

- Derrière le prix de base se cachent de coûteuses options

- Infiniti : des Nissan endimanchées

L'ESSENTIEL

- Prix : 44 900 $

- Frais de transport et préparation : 1 995 $

- Consommation mesurée : 11,9 L/100 km

- Garantie de base : 4 ans/ 80 000 km

- Lieu d'assemblage : États-Unis

- Pour en savoir plus : www.infiniti.ca

TECHNIQUE

- Moteur : V6 DACT 3,5 litres

- Puissance : 265 ch. À 6 400 tr/mn

- Couple : 248 lb-pi à 4 400 tr/mn

- Poids : 2005 kg

- Rapport poids/puissance : 7,56 kg/ch

- Mode : Intégral

- Transmission de série : Automatique CVT

- Transmission optionnelle: Aucune

- Direction/Diamètre de braquage (m) : Crémaillère / 11,8 mètres

- Freins av-arr : Disque/Disque

- Pneus (av-arr) : 235/65R18

- Capacité du réservoir / Carburant recommandé : 74 litres / Super

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