Jaguar F-type 2014: l'héritière

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(Pampelune) C'est une longue éclipse qui prend fin. Jaguar n'avait plus proposé de cabriolet sportif biplace depuis la E-type, il y a 40 ans. Les XJS et XK avaient semblé pouvoir s'y substituer, mais en raison de leur configuration 2"2, elles n'ont pas assumé la relève attendue. La F-type se charge - enfin - de mettre un terme à cet intermède.

On l'entend arriver de loin. Aucune autre mécanique, ce jour-là, ne poussait la note aussi haut que celle qui anime la F-type. Quel son! Voilà sans doute ce qui frappe le plus quand on prend le volant de cette anglaise. Et cela est d'autant plus vrai lorsque la F-type se dote du bouton magique - là au pied de la console -, lequel permet d'amplifier le bruit en ouvrant une soupape intégrée à l'échappement. Vrrrroaaaa.... De la musique à nos oreilles.

Accompagnée d'une formidable accélération, la symphonie fantastique qui retentit dès que le pied droit enfonce la pédale d'accélérateur ne peut durer que l'espace d'un court instant, à moins de consentir à ajouter quelques points d'inaptitude à son permis de conduire. Conséquemment, piloter ailleurs que sur un circuit cette nouvelle F-type - capable de filer à 300 km/h - engendre un mélange de félicité et d'anxiété.

Quelle que soit la mécanique retenue, cette Jaguar est beaucoup trop rapide - comme d'ailleurs toutes les sportives de son rang - pour nos routes placées sous haute surveillance policière. En fait, cette voiture jamais avare de sensations n'a pas besoin d'être brusquée pour livrer un aperçu de son extrême brio. Chacune des motorisations inscrites au catalogue - elles sont trois - mérite sa place sous le capot. Les puristes leur reprochent d'être suralimentées par un compresseur pour en tirer artificiellement plus de puissance, mais peu importe la manière, c'est le résultat qui compte, non?

La tentation est grande de penser que le V8 qui chapeaute la gamme est celui avec lequel il faut prendre rendez-vous. Et vous auriez bien raison. Fort de 495 chevaux, celui-ci retranche bien sûr quelques - précieux? - dixièmes de seconde au sacro-saint 0-100 km/h et permet de catapulter l'auto hors des virages avec force. Même si le poids supplémentaire (" 50 kg) de ce V8 «brise» la parfaite répartition des masses, seulement atteinte avec les moteurs V6, mais cela ne se ressent pas tellement au volant. Cette Jaguar vire à plat, contient parfaitement les mouvements de sa caisse. Elle ne plonge pas au freinage, pas plus qu'elle ne se cabre à l'accélération. En revanche, elle consomme, et la contenance de son réservoir apparaît plutôt juste pour lui assurer une autonomie raisonnable.

Pour réduire la consommation et le budget consacré à son acquisition, notre préférence va du côté de la V6 S (380 chevaux). Sa sonorité plus pétaradante que la V8, l'équilibre de ses masses et son poids plus contenu en font une sportive plus agile encore et sans doute le modèle le plus homogène de la gamme. Plus que la version V6 de base (340 chevaux), à qui l'on reproche d'être suspendue trop fermement, vu l'état de nos routes; «les pires que j'ai vues dans ma vie», de renchérir un ingénieur de la marque venu nous rendre visite l'hiver dernier. Les deux autres F-type inscrites au catalogue bénéficient d'une suspension pilotée électroniquement qui permet notamment de les assouplir au besoin. Hélas, celle-ci ne figure même pas en option sur le modèle d'entrée de gamme. Ce manque de souplesse a par ailleurs des répercussions négatives sur la tenue de cap et, dans une moindre mesure, la direction qui communique en morse la position des roues directrices.

Cela dit, peu importe la mécanique, seule une boîte semi-automatique à huit rapports les accompagne. On pourra regretter l'absence d'une transmission manuelle ou encore d'une automatique à double embrayage, mais Jaguar offre au moins le loisir de sélectionner les rapports au volant. À ce sujet, déplorons - pour une automobile de ce prix - la présence de palettes en plastique... Cette transmission se double d'un dispositif de coupure à l'arrêt - comme une hybride - pour minimiser la consommation en milieu urbain.

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Jolie, jolie

Sonorité inimitable, mais belle gueule aussi. Dessinée sous l'égide d'Ian Callum, directeur du style chez le fauve de Coventry, la F-type prend, pour l'heure, la forme d'un cabriolet deux places. Un coupé, dérivé du concept C-X16, sera vraisemblablement offert dès l'an prochain, suivi d'une version R, plus puissante encore.

Héritière de la E-type peut-être, mais la F-type n'exprime aucune nostalgie dans son design. L'architecture est cependant la même (propulsion à moteur avant), mais pour tout le reste...

La F-type jure fidélité à la toile pour protéger ses occupants des intempéries. Celle-ci s'efface en 12 secondes à l'arrêt comme en mouvement. Seule condition à respecter dans ce dernier cas: que le véhicule circule à moins de 45 km/h. Cette allégeance à la capote a pour avantage de préserver le volume du coffre, toit replié ou non. Cela ne change pas grand-chose, sa contenance étant somme toute limitée, surtout en hauteur.

Incroyablement basse, la F-type exige une certaine souplesse pour se glisser dans son habitacle, comme pour s'en extraire. Le passager tout particulièrement, auquel on n'offre aucune poignée de maintien pour l'aider à entrer ou sortir du véhicule. Les baquets enveloppants nous maintiennent fermement en place, mais on regrette l'absence de buses de ventilation pour réchauffer nos nuques lors des soirées fraîches, comme c'est le cas chez Mercedes ou Audi.

Parfaitement de son temps, la F-type fait aujourd'hui progresser l'idée qu'une auto s'apprécie à travers le design, la sonorité de son moteur et le sentiment de faire corps avec elle sans que l'on ramène tout à la vitesse.

Les frais de transport et d'hébergement liés à ce reportage ont été payés par Jaguar Canada.

L'essentiel

> Marque / Modèle: Jaguar F-type

> Version essayée: V6, V6 S, V8

> Fourchette de prix: 76 900 $ à 100 900 $

> Garantie de base: 4 ans / 80 000 km

> Consommation réelle: 12,7 L/100 km (observée au cours de l'essai)

> Visible dans les concessions: Dans quelques jours

> À considérer: Mercedes SLK, Porsche Boxster

> Pour en savoir plus: www.jaguar.ca

Technique

> Moteur (essence): V6 DACT 3 litres suralimenté

> Puissance: 340 ch à 6 500 tr/min

> Couple: 332 lb-pi entre 3 500 et 5 000 tr/min

> Poids: 1665 kg

> Rapport poids-puissance: 4,83 kg/ch

> Mode: Propulsion

> Transmission de série: Semi-automatique 8 rapports

> Transmission optionnelle: Aucune

> Direction / Diamètre de braquage (m): Crémaillère / nd

> Freins av-arr: Disque / Disque

> Pneus (av-arr): 245/45R18 - 275/40R18

On aime

> Son envoûtant des échappements

> Mécaniques performantes

> Freinage solide

On aime moins

> Suspension rigide (V6)

> Coffre minimaliste

> Détails perfectibles (chauffe nuque, palettes au volant)

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