Lamborghini Aventador: combat perpétuel

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Éric LeFrançois

collaboration spéciale

La Presse

Tant qu'il y a du bruit, il y a de la vie! Eh bien, cette Aventador est bien vivante. Issu de la noble lignée des Lamborghini V12, auxquelles certains vouent une véritable adoration, le modèle phare de Sant'Agatha n'est pas à mettre entre toutes les mains.

Au contraire de sa grande rivale Ferrari, Lamborghini n'a jamais totalement rompu avec ses origines de voiture de sport à deux places, un peu spartiate, avec sous le capot ce sens de la démesure qui fait tout le charme des natives de l'Italie. Plus la puissance augmente, plus les ventes grimpent. Suivant ce principe qui, d'année en année, ne se dément pas, l'Aventador atteint aujourd'hui 740 ch... Mais l'heure n'est pas à la rêverie, surtout que la conduite de cette italienne tient éveillé.

Insolite, le processus d'accès à bord tient du rite, car il doit être strictement observé, de même que pour la sortie, bien sûr. Après avoir ouvert la portière en la relevant, on escalade le seuil d'une jambe, puis de l'autre, pour se laisser tomber dans la coque étroite du siège pauvrement rembourré. Une fois cet exercice accompli, avec autant d'élégance que possible, on se retrouve comme enserré dans le cockpit d'un avion de chasse, avec le tableau de bord truffé de cadrans numériques et étincelant de chrome et de laque vernie sous le nez, juste derrière le volant recouvert d'alcantara. Il ne faut pas craindre de l'empoigner avec énergie, car la conduite va s'avérer physique!

Comme un orchestre

Dès la mise en route, en effet, on sent vivre l'Aventador dans tous ses membres. Le moteur gronde, la transmission grogne ou se plaint. Ajoutez les remous d'air et le bruit de roulement des pneus, et vous voici au coeur d'un orchestre qui n'éprouve aucun complexe à se faire entendre ! 

Le châssis, du genre viril, communique ses moindres réactions, ce qui contribue d'ailleurs à le rendre passionnant à maîtriser.

Et il faut s'employer, car la direction est pesante, l'adhérence en courbe, phénoménale et le freinage, louvoyant à chaud. Malgré la présence d'un rouage à quatre roues motrices et d'une pléthore d'aides à la conduite - qui se déclenchent assez tard -, le train arrière devient très susceptible si l'on ne dose pas respectueusement l'accélération en sortie de courbe, surtout sur chaussée humide.

On songe avec respect à la vigueur et au courage de ceux qui chercheront à exploiter à fond le potentiel de ce bolide qui, au bout d'une heure de conduite, vous épuise. En fait, contrairement à la majorité des sportives d'exception actuelles, où l'on s'en sent isolé par les filtrages et les dispositifs électroniques sophistiqués qui rendent la conduite d'une facilité presque dérisoire, cette Lamborghini n'est pas de tout repos. Elle offre des performances éminemment provocantes, mais pour en jouir, il faut se donner, avoir envie de la pousser, sans quoi elle vous paraîtra encore plus difficile à conduire.

On garde la forme

Dès les premiers feulements du moteur, les accélérations proprement foudroyantes évoquent pour ainsi dire la poussée d'un avion de chasse. L'Aventador, il faut l'admettre, c'est du brutal! Dès lors, elle n'a aucun besoin d'en rajouter. Non seulement cette auto a un large pouvoir de séduction (elle dévisse tous les cous sur son passage), mais elle appartient à une marque qui dispose d'un évident capital de fascination.

Cette folle chevauchée qu'elle nous promet vaut aussi pour l'allégresse acoustique que déclenchent les vocalises du V12 plaqué dans votre dos.

Surtout sous les tunnels d'autoroute, où la réverbération de moteur donne la chair de poule. Cette expérience sonore fait partie du folklore. 

En revanche, ce V12 fait mentir la réputation de gloutonnerie débridée qui lui était quasi organiquement associée. Sur un parcours routier classique, cette Lambo s'est satisfaite d'une moyenne d'un peu plus de 13 L aux 100 km, ce qui n'a rien d'excessif. En ville, les choses se gâtent (25 L, au bas mot), et ce, malgré la présence d'un dispositif de coupure automatique à l'arrêt et d'un autre de désactivation des cylindres.

Peut-être nourrissez-vous le rêve de posséder une Aventador mais, faute de pouvoir le réaliser, vous vous contentez d'une Huracan, ce qui est déjà une chance... Même si cette dernière assagit l'image de sportivité échevelée et, pour tout dire, un peu brutale généralement associée à la marque italienne, elle n'en demeure pas moins beaucoup plus agréable à vivre au quotidien, et aussi plus facile à garer.




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