Banc d'essai Lexus LC500 2018 : voiture-étendard, voiture-vitrine

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(SÉVILLE, Espagne) Pour redevenir une marque en vue, Lexus frappe un grand coup avec cette LC500 qui, à l'instar des modèles des plus grandes firmes allemandes - ses cibles avouées -, épouse les formes très suaves du coupé. Une carrosserie pas très fonctionnelle, certes, ni très en vogue, mais qui représente encore un exercice imposé auquel tous les blasons les plus nobles souscrivent.

On aura vite compris que le processus d'achat d'une telle voiture dépend moins de la nécessité que du coup de coeur spontané. La clientèle visée est, dit-on, particulièrement sensible au design. Avec la LC500, elle ne sera pas déçue. Élégamment tendues, les lignes de la LC500 séduisent l'oeil, même si on se doute que ce ne sera pas pour très longtemps. Ces autos se démodent rapidement, mais vieillissent généralement plutôt bien, si cela peut vous rassurer.

Trait net et épuré, élégance dans la simplicité, souci du détail, technologie sous-jacente. À ce chapitre, Lexus compte inscrire deux déclinaisons à son catalogue. La première, animée par un moteur huit cylindres à aspiration naturelle de 5 L. La seconde, par un groupe propulseur hybride (voir encadré). De deux, la version V8 sera vraisemblablement la plus accessible financièrement et assurément la plus attrayante.

Voiture-vitrine, mais de quoi, au juste ?

Figure de proue, la LC500 fait non pas étalage de ce qu'une voiture de cet acabit doit disposer, mais plutôt des technologies parfaitement maîtrisées par son constructeur. 

Voilà qui est bien curieux considérant l'image que souhaite véhiculer ce modèle. En fait, hormis la boîte à 10 rapports, la LC500 ne comporte aucune avancée technique --pas même la livrée hybride-- susceptible de faire saliver l'acheteur. Pas la peine de tout démonter ou de s'arracher les yeux sur les caractéristiques, la LC500 ne compte ni dispositif de conduite semi-autonome ni mécanique spécifique.

Que des solutions éprouvées dans le but évidemment de ne pas entacher le dossier de fiabilité de la marque. Par ailleurs, on s'explique mal qu'un coupé aussi moderne et pourtant taillé dans les matériaux les plus divers (aluminium, acier renforcé, fibre de carbone) soit si lourd et dépourvu d'un rouage intégral alors que l'ensemble de ses concurrentes directes le propose.

V8 pas exceptionnel, mais quel son !

Alors que l'heure est au « downsizing » (diminuer la cylindrée des moteurs pour en extraire les mêmes performances avec une consommation revue à la baisse), la LC500 reçoit un V8 tonique, mais légèrement creux à bas régime. Cette caractéristique est néanmoins partiellement masquée par une boîte de vitesses qui permet de « tirer » sur les rapports inférieurs.

Progressif dans ses montées en régime et parfaitement linéaire, ce V8 n'a pas la poigne de fer d'une mécanique turbocompressée de Mercedes ni la ruade échevelée d'un V8 compressé de Jaguar. En revanche, l'aiguille du compte-tours ne se fait pas prier pour bondir sous l'effet de la poussée de la pédale d'accélérateur. La signature sonore, un très distingué grondement feutré, monte en un dramatique crescendo. 

Plutôt gourmand en ville, le coupé Lexus se contente de moyennes acceptables sur route et se révèle étonnamment maniable au milieu du trafic.

Nullement ennuyeuse à mener à petite vitesse, enchanteresse à piloter à allure raisonnable, cette voiture à roues arrière motrices est bien équilibrée, mais très remuante. Réactives sans être brutales, les suspensions maîtrisent les mouvements de caisse à la perfection. Ce n'est pas une sportive pur jus, mais plutôt une GT qui doit être conduite avec délicatesse dès qu'on la sollicite. L'accélérateur exige d'être manié avec beaucoup de tact en entrée et sortie de virage, surtout lorsque le coefficient d'adhérence est faible. Le freinage n'est pas parfait non plus. Il convient de mettre « le pied dedans » pour apprécier son efficacité et s'adapter à son manque de progressivité.

Ambiance des anneés 70

L'habitacle en rajoute dans l'ancien avant-gardisme --ou le néorétro, à vous de choisir-- avec, comme il se doit, quelques coloris passablement délirants. L'une des unités mises à l'essai, par exemple, tapissait ses sièges de couleur crème avec tableau de bord de cuir bleu et des contre-portes striées de bandes en alcantara orange. Très « seventies ».

S'installer aux commandes de la LC500, dont la position de conduite s'ajuste à la perfection, c'est prendre en main une voiture qui semble avoir été dessinée autour de soi.

Les principaux interrupteurs sont clairement indiqués, mais l'ordinateur de bord n'est pas très convivial, et naviguer à l'intérieur de ces menus et sous-menus est loin de représenter une sinécure.

Pour passagers aux jambes courtes

Contrairement aux assertions du constructeur, personne --pas même un enfant en bas âge- ne peut se glisser à l'arrière, à moins que les occupants des places avant ne mesurent pas plus de 1,63 m. D'ailleurs, même la partie centrale de l'assise se trouve « coincée » contre la console. Quant au coffre, il n'est pas suffisamment vaste pour contenir deux sacs de golf (ce qui est l'unité de mesure volumétrique en vigueur dans la catégorie).

Avec la LC500, Lexus propose une auto brillante qui confortera sans doute davantage les propriétaires actuels d'une voiture de la marque qu'elle séduira ceux susceptibles de l'acheter.

Décevante hybride

Contre toute attente, la déclinaison hybride s'est avérée la plus décevante des LC500. Considérant que ce modèle est censé intégrer le savoir-faire de la marque, on se désole d'apprendre que la technologie hybride employée est aussi classique... Comment expliquer, en effet, que cette LC500h ne soit pas dotée d'un groupe hybride rechargeable, plus performant et capable d'augmenter considérablement l'autonomie électrique de ce coupé ? En lieu et place, on retrouve sensiblement le même groupe propulseur que dans la berline GS. La version hybride est plus lourde que son équivalent à moteur V8, plus complexe et moins fonctionnelle avec un volume de coffre amputé de quelques litres pour y intégrer le bloc de batteries. Au moment d'écrire ces lignes, la direction de Lexus ne pouvait confirmer ni la consommation de carburant ni le prix fixé pour ce modèle, qui ne sera vraisemblablement offert que sur commande.

Trois fleurs, trois tomates

ON AIME 

Passage entre concept et série bien maîtrisé 

Comportement rassurant 

Moteur V8 généreux 

ON AIME MOINS 

Habitacle et coffre étriqués 

Version hybride décevante 

Poids astronomique

Fiche technique

L'ESSENTIEL 

Marque/Modèle : Lexus LC500

Fourchette de prix : de 105 000 $ à 125 000 $ (estimation)

Transport et préparation : 2045 $

Garantie de base : 4 ans/80 000 km

Consommation observée : 12,6 L/100 km

MOTEUR 

Moteur : V8 DACT 5 L atmosphérique

Puissance : 465 ch à 7100 tr/min

Couple : 396 lb-pi à 4800 tr/min

TRANSMISSION

Automatique 10 rapports

Mode : Propulsion

AUTRES DONNÉES TECHNIQUES

Poids : 2375 kg

Rapport poids/puissance : 5,1 kg/ch

Répartition du poids av.-arr. (%) : 52/48

Diamètre de braquage : ND

Freins av.-arr. : Disque/Disque

Pneus av.-arr. : 245/45R20-275/40R20

Capacité du réservoir : 82 L

Essence recommandée : Super




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