C'est Nissan qui a épinglé le scandale Mitsubishi

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Nissan a constaté une consommation d'essence élevée en testant l'eK-Space (ci-haut) et l'eK-Wagon, de Mitsbishi. Photo : Wikipédia

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Denis Arcand
La Presse

Ce ne sont pas les autorités japonaises qui ont découvert la falsification de données de consommation du constructeur Mitsubishi Motors, actuellement pris dans un deuxième scandale en 15 ans.
Ce sont des ingénieurs de Nissan.

Mitsubishi Motors fabrique en sous-traitance des mini-véhicules (appelés "kei-cars" et "kei-wagons" au Japon) pour Nissan. Ces véhicules à petite cylindrée font l'objet d'un traitement fiscal avantageux au Japon et dans certains autres pays, notamment l'Inde.

La semaine dernières, Mitsubishi a révélé qu'elle avait enjolivé de 5 % à 10 % l'efficacité énergétique de ses mini-voitures en trichant lors des essais gouvernementaux japonais. La majorité des 625 000 mini-véhicules fautifs ont été fabriqués en sous-traitance pour Nissan, qui en a reçu et revendu 457 000 dans ses concessions japonaises sous les noms Days et Days Roox.

Nissan a découvert que ses mini-véhicules Days et... (Photo : Nissan) - image 3.0

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Nissan a découvert que ses mini-véhicules Days et Days Roox --fabriqués en sous-traitance par Mitsubishi-- consommaient plus que prévu. Cela a précipité Mitsubishi dans un grave scandale. Photo : Nissan

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Depuis, il est apparu que la tricherie a été découverte par les ingénieurs Nissan quand ils ont testé la prochaine génération de mini-véhicules, que Mitsubishi vend sous les noms de eK-Space et ek-Wagon. Nissan avait l'intention de commander ces deux modèles à Mitsubishi. 

L'eK-Space et l'eK-Wagon ont été présentés au Salon de l'auto de Tokyo en 2013 ont été lancés en 2014 avec une cote de consommation affichée de 3,3 litres/100 km. 

Le gouvernement japonais a indiqué que tricher lors des essais de consommation est "extrêmement grave". 

Mitsubishi Motors pourrait être contrainte à rembourser au gouvernement japonais les incitatifs fiscaux dont les véhicules fautifs n'auraient pas dû profiter. Et Nissan est en pourparlers avec Mitsubishi pour que cette dernière compense les clients Nissan.

Mitsubishi a aussi révélé que le stratagème de falsification des données de consommation a commencé en 1991.

Les modèles vendus au Canada seront testés

Le gouvernement japonais a indiqué qu'il va tester tous les véhicules Mitsubishi. 

Des vérifications doivent par ailleurs être faites afin de déterminer si des données de véhicules vendus à l'étranger ont aussi été falsifiées. Au Canada, la compagnie propose les véhicules utilitaires sport (VUS) Outlander et RVR de même que les automobiles Lancer et Mirage, en plus du modèle électrique i-Miev.

Mitsubishi Motors était déjà discrédité en partie après qu'elle eut été éclaboussée en 2001 par un stratagème visant à cacher des problèmes freins et d'embrayage défectueux. Certains réservoirs d'essence étaient aussi mal fixés. Mitsubishi avait décidé de réparer ses défauts en cachette, sans faire de rappel.  

D'après Mitsubishi Motors et des textes d'agences de presse.

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