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Europe: les émissions des voitures neuves sous la barre des 100g/km en 2020

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| RelaxNews

Publié le 13 juillet 2012 | Mise à jour le 27 juillet 2012 à 05h01

La Commission européenne a présenté, mercredi 11 juillet, des propositions visant à réduire considérablement les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des voitures neuves d'ici 2020.

Son objectif est de réduire les émissions moyennes de CO2 des voitures neuves à 95g/km en 2020, sachant que le niveau de 2011 est de 135,7g/km. Un premier objectif a d'ores et déjà été fixé pour 2015, à 130g/km.

En ce qui concerne les véhicules utilitaires légers, l'objectif de l'UE est d'atteindre un seuil moyen de 147g/km en 2020, avec un premier objectif contraignant de 175g/km en 2017.

Connie Hedegaard, membre de la Commission chargée de l'action pour le climat, se veut optimiste: "Nos propositions ne vont pas uniquement permettre de protéger le climat et de faire économiser de l'argent aux consommateurs. Elles vont aussi stimuler l'innovation et la compétitivité dans l'industrie automobile européenne et, par conséquent, permettre la création de nombreux emplois [...] Il convient de préparer d'autres réductions des émissions de CO2 au-delà de l'horizon 2020, ce qui se fera en concertation avec les parties prenantes."

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Commentaires (6)

  • Réglementer les émissions de CO2, n'est peut-être pas l'approche optimale.

    Ce que l'on veut réduire, c'est la quantité de gaz nocifs dans l'atmosphères (à ce sujet, la réglementation européenne est très molle face aux oxydes nitreux, les particules fines et hydrocarbures imbrûlés, histoire de ne pas froisser les fabricants de moteurs diesel).

    Je pense qu'il serait plus productif de taxer encore plus l'essence. La consommation d'essence et les émissions de CO2 étant proportionnelles, on laisse aux consommateurs le choix de leurs solutions.

    N'oublions pas qu'une voiture peut, du moins officiellement, émettre très peu de CO2, mais si elle est cravachée à 170 km/h et qu'elle parcourt plus 40 000 km par année, ça finit par consommer beaucoup plus qu'une autre voiture qui est conduite de manière éco-responsable et sur très peu de km annuellement.
    Taxer le produit (le pétrole) au lieu du contenant (la voiture) rend le consommateur plus conscient de ses choix et permet au marché d'offrir des gammes de solutions, allant de la dé-motorisation à l'hybridation, en passant par l'éco-conduite.

    Il ne faut pas se leurrer, le cycles de tests européens est totalement contraire à la réalité de conduite. Les fabricants ont donc tout le loisir de fabriquer de tout petits moteurs diesel qui consomment très peu durant les tests mais qui, lancer à 130 km/h (France) ou à 200 km/h, forcent comme des diables et consomment plus que des V6 d'ici.

    Bref, taxer encore plus le carburant. Au passage ça permet aux gouvernements de récolter de l'argent, chose tant nécessaire avec les économies européennes prises dans la spirales des dettes. Tant qu'on n'oublie pas de mieux réglementer le diesel.
  • @Alain H
    Mauvaise approche. Les changements climatiques demandent une foule d'actions. Vous établissez un lien de cause à effet sur ce billet qui est fallacieux (si production électrique polluante alors ne pas promouvoir voiture électrique). Ce qui est important de retenir sont les 2 éléments suivants:
    1) il faut demander à nos gouvernements respectifs d'abandonner la génération d'électricité par centrales thermiques ou l'exploitation des sables bitumineux
    2) Il faut demander à nos gouvernements de limiter les émissions dûes au secteur du transport (TGV, auto électrique, transports maritime et aérien novateurs)
    Ces 2 secteurs (transport et énergie) comptent pour les plus grands émetteurs de CO2.
    Les 2 sont liés, les 2 doivent être demandés, les 2 peuvent ou non être menés en parallèle, l'un n'empêchant pas l'autre, l'un ne mènant pas à l'autre. Il s'agit de deux secteurs intimement liés pour des raisons d'affaires, mais sans plus. Le plus probable est que l'un entraine l'autre pas que les deux agissent de front.

    L'un n'empêche pas l'autre c'est la clé. Si l'un vient avant l'autre, c'est tant mieux et rien ne devrait entraver cette progression (que les consommateurs demandent, le marché actuel va à l'encontre de ce que les consommateurs demandent, ne nous leurrons pas).
    Finalement, pensons aux emplois que la R&D va développer avant de se créer des fausses défaites. Restons pragmatiques sinon les Européens et les Chinois vont tout prendre et nous on va rester le bec dans l'eau avec nos SUV et nos sables bitumineux. D'ailleurs cela a déjà commencé dans le solaire et l'éolien. Si les européens et les chinois sortent la Ford T électrique avant nous, alors on va tous pleurer sur les cendres du secteur automobile nord-américain ça je vous le garantit.
  • @Djoni
    J'allais le dire... :-)
  • @Djoni
    Une voiture électrique fait zéro CO2/km si l'électricité est d'origine hydro-électrique, nucléaire ou éolienne. En Allemagne, en Alberta, aux USA ou en Chine la voiture électrique émettra plus de CO2 qu'une petite turbo-diésel... Au Québec ou en France, c'est la voiture électrique qui l'emporte.
  • C'est impossible d'avoir du zéro Co²/km, surtout aux États-Unis, là ou les électrique font tourner les centrales au charbon au maximum.
  • On peut toujours se félicité de faire quelque chose. Mais à ce rythme, on ne peut pas vraiment dire que l'on attaque les problèmes environnementaux de front.
    Pourquoi pas zéro Co²/km?
    L'électrique est si simple!

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