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Des garages et des femmes aussi!

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  • Damla Yurtseven, 17 ans, 1er semestre. «Au secondaire, j'épluchais différents métiers, médecin, avocat, professeur, et je ne me reconnaissais dans aucun d'entre eux.... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

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  • Brigitte Bellerose, 33 ans, 1er semestre. «J'ai été contaminée par l'enthousiasme de la mécanique d'un ancien copain. J'y ai trouvé ma vocation.» (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

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  • Joëlle Lacerte-Gauthier, 18 ans, 1er semestre. «Je suis là par passion, je ne m'imagine pas ailleurs!» NDLR: Une ancienne ballerine et une future... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

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  • Annick Lamarre, 26 ans, 1er semestre. «Ma mère travaillait dans la livraison et était maniaque de vieilles voitures. C'est d'elle que j'ai hérité... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

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  • Cynthia Chabot, 18 ans, 2e semestre, bientôt apprentie! «Ma passion m'a été inspirée par mon père, qui m'a initiée dès mon jeune âge... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

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    Cynthia Chabot, 18 ans, 2e semestre, bientôt apprentie! «Ma passion m'a été inspirée par mon père, qui m'a initiée dès mon jeune âge...

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Mélanie Roy | La Presse

Publié le 12 septembre 2012 | Mise à jour le 26 septembre 2012 à 16h49

Elles sont nettement moins apparentes, mais elles sont là. On compte 17% de femmes dans l'industrie automobile au Québec.

Parmi elles, 12,5% travaillent précisément dans le secteur de la réparation et de l'entretien, selon les chiffres fournis par Johanne Dubé du Comité de main-d'oeuvre des services automobiles et datés de 2009 - l'étude sera reconduite cette année.

Si leur présence est croissante, Martin Lachapelle, directeur adjoint à l'École des métiers de l'équipement motorisé de Montréal (EMEMM), interprète ces statistiques avec prudence.

«Ces données incluent tous les métiers de la réparation et de l'entretien et ne rendent pas uniquement compte du nombre de mécaniciennes en poste. Parmi les comptables, responsables de la relance, conseillères, vendeuses, etc., au maximum 1% d'entre elles sont mécaniciennes.»

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Il y 17 groupes d'étudiants cette année au DEP en mécanique automobile de l'EMEMM. On compte entre 20 et 25 étudiants par groupe et au maximum trois filles par groupe, estime M. Lachapelle. Le DEP en carrosserie et en peinture attire le plus grand nombre de filles.

«Parce que ce sont les secteurs qui exigent la plus grande minutie, le plus grand travail de finition», explique M. Lachapelle.

Plus méticuleuses, les filles? «Oui, et c'est aussi une question d'attitude. Au contraire de certains de leurs collègues masculins, elles arrivent ici en sachant qu'elles ont encore tout à apprendre, même si elles ont déjà de l'expérience.»

Aux dires de Roger Goudreau, du Comité paritaire de l'industrie des services automobiles (CPA) de la région de Montréal, la présence des femmes en mécanique est symptomatique de la vitalité de l'entreprise. «Tout est bonifié lorsqu'il y a des femmes à bord, poursuit-il: la qualité du service, l'environnement de travail.»

Depuis la fondation du CPA Montréal, en 1938, une seule femme, Chantal Poulin, a obtenu la qualification Compagnon première classe, la plus élevée en mécanique automobile. Un petit pas pour la mécanique, un grand pour les mécaniciennes.

5 ÉTUDIANTES INSCRITES AU DEP EN MÉCANIQUE AUTOMOBILE DE L'ÉCOLE DES MÉTIERS DE L'ÉQUIPEMENT MOTORISÉ DE MONTRÉAL

Joëlle Lacerte-Gauthier, 18 ans, 1er semestre

«Je suis là par passion, je ne m'imagine pas ailleurs!» NDLR: Une ancienne ballerine et une future mécanicienne, ça ne s'invente pas!

Damla Yurtseven, 17 ans, 1er semestre

«Au secondaire, j'épluchais différents métiers, médecin, avocat, professeur, et je ne me reconnaissais dans aucun d'entre eux. Le déclic s'est fait avec la mécanique. Je ne m'étais pas trompée!»

Annick Lamarre, 26 ans, 1er semestre

«Ma mère travaillait dans la livraison et était maniaque de vieilles voitures. C'est d'elle que j'ai hérité mon penchant pour la mécanique.»

Brigitte Bellerose, 33 ans, 1er semestre

«J'ai été contaminée par l'enthousiasme de la mécanique d'un ancien copain. J'y ai trouvé ma vocation.»

Cynthia Chabot, 18 ans, 2e semestre, bientôt apprentie!

«Ma passion m'a été inspirée par mon père, qui m'a initiée dès mon jeune âge à la modification des voitures...»

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Commentaires (3)

  • Bravo les filles!! Sauf que vous allez tellement frappe un mur lorsque vous aurez constaté les salaires offerts par le CPA versus la CCQ!
    Je vous souhaite sincèrement d?être 50 pour cent et plus de femmes dans les années à venir dans le domaine pour que vous puissiez revendiquer l?équité salariale.
    C?est un métier terriblement injuste ou votre coffre à outils risque de vous coûter huit milles dollars (déductible d?impôt mon ?il) et que en région, les salaires son moins bien rémunéré. Je la ramène avec la CCQ qui eux respecte les conditions et le niveau de vie des travailleurs de la construction qui n?oublions pas on besoin du même niveau de scolarité que la mécanique pour certain quart de travail ou presque. Ceci dit?il est encore temps de changer de métier les filles!
  • Je vous félicite de votre article sur les femmes dans le milieu de l'automobile et plus particulierement sur les mécaniciennes, car même si il y a plus de femmes qui s'intéresse à ce domaine, c'est encore une mince proportion. J'ai moi-même fait mon DEP en mécanique automobile et je travaille dans ce domaine depuis 10 ans. Il est encore tres difficile de faire sa place dans ce milieu qui est malgré le progrès encore empreint de machisme. Au début j'avais tout à apprendre et c'était bien pire que mes collàgues de même niveau, parce que bien sûr j'étais une femme et aujourd'hui je suis autant sinon plus compétante et productive que la majorité de mes confrères et ça crée encore parfois bien des tensions... Je tiens à encourager toute celles pour qui ce métier est vraiment une passion à continuer et à persévérer malgré les obstacles qu'on mettra devant vous, soyez forte les filles.
  • Go les filles !
    B.D.

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