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Barack Obama, réélu à la présidence des États-Unis mardi dernier, a profité de la baisse importante du prix de l'essence peu avant le vote.
Photo AP
Denis Arcand | La Presse
Publié le 13 novembre 2012 | Mise à jour le 27 novembre 2012 à 16h49
Le prix de l'essence au matin de l'élection présidentielle n'est sûrement pas un facteur qui obsède les analystes politiques qui décortiquent la réélection du président Barack Obama.
N'empêche, les chiffres hebdomadaires sur le prix moyen de l'essence aux États-Unis ont été publiés la veille du scrutin et ils ont montré une baisse rapide en trois semaines. Durant une campagne électorale, on attribue au candidat sortant la responsabilité de tout ce qui va mal, y compris les hausses d'essence. Et Obama a été attaqué pour sa politique de l'énergie au cours de la campagne.
Or, en allant faire le plein avant d'aller voter le 6 novembre, l'Américain moyen a payé autour de 3,49$ le gallon, selon les chiffres hebdomadaires du ministère de l'Énergie. Pas exactement comme dans le bon vieux temps de l'ordinaire autour de 1,10$ le gallon durant les années du président Bill Clinton, mais quand même, c'était une baisse de 7,6 cents le gallon par rapport aux 3,57$ du 29 octobre. Et si on recule de deux autres semaines, le prix moyen national du gallon d'ordinaire était de 3,69$ le 22 octobre et de 3,82$ le 15 octobre. C'est quand même une baisse de 33 cents en trois semaines. C'est le genre de chose très concrète que l'électeur moyen voit au moins une fois par semaine. C'est un bonbon à court terme qui influence la perception de son bien-être personnel. Et le prix de l'essence était une statistique que le candidat républicain Mitt Romney ne pouvait plus utiliser pour taper sur Obama.
Même en Floride, État chaudement contesté où la victoire démocrate est remise en question par un dépouillement judiciaire, l'essence a baissé de 30 cents le gallon durant les trois semaines précédant l'élection. C'est un État où l'essence est toujours plus chère que la moyenne nationale.
Comme le fait remarquer le quotidien USA Today, les amateurs de théories du complot devraient se retenir avant de dénoncer une baisse artificielle du prix de l'essence, orchestrée par les maléfiques mandarins de Washington: un des grands facteurs de la baisse de prix est la diminution de la demande nationale causée par la destruction de nombreuses infrastructures de distribution sur la côte Est par l'ouragan Sandy. Par ailleurs, le prix des hydrocarbures est généralement dans un creux à ce temps-ci de l'année. Le tourisme estival s'éteint complètement à la fin du mois de septembre; il fait encore trop doux pour que monte le prix du mazout; la grande migration interurbaine de l'Action de grâce américaine est seulement célébrée le quatrième mardi de novembre, avec de longs déplacements en auto.
Ford - Escape 2012: Rideau
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