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Hybrides à air comprimé: Peugeot gonflé à bloc

Un plan de coupe vue de haut de la Peugeot-Citroën hybride air comprimé-essence.

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Un plan de coupe vue de haut de la Peugeot-Citroën hybride air comprimé-essence.

Photo fournie par Peugeot

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Denis Arcand | La Presse

Publié le 8 février 2013 | Mise à jour le 22 février 2013 à 12h49

Les recherches sur les moteurs automobiles à air comprimé ont toujours laissé sceptique l'industrie automobile en raison de la faible autonomie de ce système. Mais PSA Peugeot-Citroën semble avoir trouvé sa propre façon d'utiliser les avantages de l'air comprimé: dans le moteur d'appoint d'une auto hybride.

Le constructeur automobile français a annoncé qu'il lancera dès 2016 une Citroën et une Peugeot équipées de son nouveau groupe motopropulseur HybridAir, qui consiste en un moteur à essence classique et d'un moteur à air comprimé.

On pourrait voir cette technologie en Amérique du Nord, dans les voitures GM, qui a signé un accord stratégique avec PSA Peugeot-Citroën.

Avant de voir comment ça marche, citons PSA Peugeot-Citroën, qui dit augmenter de 90% l'autonomie d'un petit moteur à essence, en ville, en le couplant avec la technologie HybridAir. La compagnie a testé HybridAir sur la Peugeot 208 et la Citroën C3 et affirme avoir obtenu une consommation mixte (en ville et sur la route) de 2,9 L/100 km.

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Un moteur-compresseur à air

Ce nouveau type de chaîne de traction - développé conjointement avec l'équipementier allemand Bosch - ressemble à ce que fait Toyota avec la Prius: dans la Prius, le moteur à essence fournit l'énergie de base et une partie de l'énergie utilisée pour faire avancer l'auto est récupérée lors du ralentissement-moteur par le moteur électrique, qui agit comme une génératrice et charge la batterie. À l'accélération, l'énergie électrique peut ensuite être appliquée dans l'autre sens pour faire tourner le moteur électrique de concert avec le moteur à combustion interne, ce qui réduit la consommation d'essence.

Mais dans une voiture PSA Peugeot-Citroën mue par un système HybridAir, le moteur électrique et les batteries sont remplacés par un moteur à air comprimé et une bombonne. C'est encore le moteur à essence qui fournit l'énergie de base et l'énergie de la voiture en mouvement est partiellement récupérée au ralentissement-moteur, puisque le moteur à air agit comme un compresseur et fait monter la pression d'air dans la bombonne. L'énergie ainsi stockée sous forme d'air comprimé est utilisée à l'accélération suivante quand le moteur à air comprimé et le moteur à essence travaillent conjointement. À basse vitesse - comme dans la Prius - le moteur à essence ne tourne pas; le moteur à air comprimé suffit et les voitures HybridAir ont une certaine autonomie hydraulique.

À haute vitesse, seul le moteur à essence travaillera. Mais en deçà de 70 km, l'ordinateur de bord dosera la contribution de chaque moteur en mode combiné.

 

La bombonne d'air comprimé est situé entre les sièges, sous le plancher.

La bombonne d'air comprimé est situé entre les sièges, sous le plancher.

Photo fournie par Peugeot

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PSA Peugeot-Citroën estime qu'une voiture HybridAir conduite en ville pourrait rouler à l'air sur plus de la moitié des distances parcourues.

Le constructeur dit que c'est une technologie relativement simple à installer et à entretenir, comparée aux hybrides essence-électricité. En outre, la voiture n'est pas alourdie par les batteries au lithium-ion. La taille des composantes est plus petite que celle dans les voitures hybrides électricité-essence. PSA Peugeot-Citroën estime que le système HybridAir s'intégrera aux voitures existantes sans empiéter dans la malle arrière ni imposer de sacrifice au niveau du design et de l'espace intérieur.

Fiat travaille également sur de tels systèmes et on retrouve déjà des moteurs hybrides diesel-air comprimé sur des camions de livraison en Amérique du Nord.

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Commentaires (32)
  • Des éoliennes à bosses! Plus résistantes et plus silencieuses.
    http://tpebiomimetique.e-monsite.com/pages/biomimetique/quelques-exemples/les-baleines-et-les-eoliennes.html
  • @rexie
    Pas besoin d'être ingénieur, juste un acheteur. Selon vous, ces systèmes existent déjà et on peut générer beaucoup d'électricité avec une éolienne et des panneaux nano-machins. En plus, il parait qu'on peut récupérer l?énergie d'une laveuse qui "spin" avec des amortisseurs dynamo. C'est chouette ça : on peut laver notre linge gratis.
  • @Python-1
    Je suis informaticien, pas ingénieur. Je n'ai pas non plus d'usine de fabrication. Vous me prêtez la vôtre?
  • @rexie
    Alors cette éolienne... En construction ?
  • @Python-1
    Faut vraiment être un dinosaure (ou un vieux serpent borné) pour ne pas reconnaître et apprécier la valeur de cette vidéothèque exponentielle, l'immense banque d'informations de youtube, qui s'enrichie tous les jours. C'est comme renier toute une bibliothèque sous prétexte qu'il s'y trouvent des journaux à potins.
  • "Ce serait plus simple de convertir le parc automobile et le chauffage, à l'électricité. On baisserait de 90-95% ? "
    Bonne idée. Pourquoi ne pas l'essayer sur votre propre maison et revenir nous en parler quand l'installation sera terminée.
  • @python-1
    "on baisse de 30%"
    Ce serait plus simple de convertir le parc automobile et le chauffage, à l'électricité. On baisserait de 90-95% ?
    Et des sources comme les tuiles solaires minces à nanotubes sur nos toitures, ou les mini-éoliennes domestiques silencieuses réduiraient les coûts drastiquement, en plus de nous rendre indépendants des hydrocarburiens.
  • "Mais on produira plus de gaz à effet de serre ... il n'y a rien de parfait!"
    Oui et non. Si on remplace l'électricité par le gaz, on augmente l'effet de serre. Mais si on convertit au gaz naturel le parc automobile et le chauffage au mazout, on baisse de 30%. Je suis actuellement sur un système bi-énergie au mazout qu'HQ offre à sa clientèle pour délester la consommation en période de pointe. Je suis incapable (à coût raisonnable) de convertir ma fournaise au gaz. Je suis pourtant en ville, à 150m d'une conduite et la seule solution, c'est d'acheter des bonbonnes et faire venir le gaz par camion à 20 km de chez moi. C'est idiot.
  • @PYTHON-1 " Si la ligne ne passe pas sur votre terrain, ça ne les intéresse même pas."
    .
    C'est plus compliqué de distribuer des gaz (naturel ou hydrogène) que du liquide (essence) ou des électrons et certains champs électromagnétiques (électricité). La physique a ses contraintes!
    .
    J'ai lu dernièrement, que ce n'est pas rentable de distribuer de l'hydrogène pour les autos à plus de 300 km du lieu de fabrication, du moins par camion! Le faire par gazoduc exige un gros volume, une masse critique.
    .
    Dans le cas du gaz naturel, qui n'est pas cher présentement, on peut s'attendre à ce que de nouveaux développements domiciliaires fassent passer "la ligne sur les terrains": la concurrence vs l'électricité va s'améliorer.
    .
    Mais on produira plus de gaz à effet de serre ... il n'y a rien de parfait!
  • @python-1
    "quelques sites de propagande sympathique à sa cause"
    Des sites de terroristes du climat comme Radio-Canada, LeDevoir, La Presse, Canoe, Msn, etc.
  • Avec vous remarquez rexie, je m?adressait à MisterB. Vraiment pas intéresser à en débattre avec quelqu'un qui a comme seul référence la bible de YouTube et quelques sites de propagande sympathique à sa cause.

  • "Je ne veux pas partir un débat ici mais il y a moyen d'extraire du gaz de façon sécuritaire et respectueuse de l'environnement" et ensuite il dit qu'il ne travaille pas pour les hydrocarburiens...
    Ha! Ha! Ha! (C'est pas parce que c'est drôle que je ris)
    .
    Ho Boy! Renseignez vous mon cher python.
    http://www.youtube.com/watch?v=bPNrRXvCHsM
    .
    et si vous êtes pas pressé, accrochez-vous bien pour celui-ci avant qu'il ne soit lui aussi censuré au Canada.
    http://nemesistv.info/video/XY8GNK42Y34Y/la-malediction-du-gaz-de-schiste-hd
    La loi 13 de Pennsylvanie interdit au médecin de dévoiler à leurs patient la cause de leur maladies lorsque cette cause est l'empoisonnement d'eau contaminée par les gaz de schistes. Cancers de la rate et du foie entre autres.
  • @MisterB
    Le gaz naturel au Québec n'offre pas une vraie concurrence à l'électricité. Deux raisons : la première, Gaz Métro est un transporteur, pas un producteur. Ils font très peu de profit sur le produit qu'ils doivent importer. Ils n'ont jamais eu de plan de développement solide pour la consommation domestique, n'importe quel propriétaire de maison qui les a appelé pour un raccordement vous le confirmera. Si la ligne ne passe pas sur votre terrain, ça ne les intéresse même pas.
    Deuxièmement, l'extraction du gaz devient de plus en plus locale avec le gaz de schale. Je ne veux pas partir un débat ici mais il y a moyen d'extraire du gaz de façon sécuritaire et respectueuse de l'environnement. Mais ce n'est pas en plantant un puit sans avertir le voisin comme on le fait actuellement. HQ n'a pas inondé des villages pour construire ses barrages, on peut faire la même chose avec le gaz. Nationaliser la ressource, créer des parcs d'extraction éloignés et distribuer le produit localement au lieu de s'approvisionner par pipeline ou port méthanier. Les dividendes sociaux seront les mêmes. On produit chez nous et pour nous. À la fin, on aura deux alternatives donc pression à la baisse sur les prix. Convertir une voiture au gaz naturel est un jeu d'enfant et c'est une transition valable jusqu'à temps qu'on trouve la batterie miracle qui vous donnera 800 km d'autonomie.
  • @PYTHON-1 "pourrait offrir une concurrence valable au monopole électrique québécois et ultimement concurrencer son prix."
    .
    D'abord le gaz naturel fait déjà concurrence à l'électricité: vous pouvez déjà chauffer votre maison et faire cuire vos aliments etc au gaz naturel.
    .
    Par ailleurs, le "monopole de l'électricité" vous vend l'électricité moins cher qu'ailleurs et vous rapporte des milliards en dividendes-réduction-d'impôts. Où est le problème?
    .
    On ne peut pas en dira autant du pétrole importé, que l'on supporte avec des milliards par an en subventions dont les pétrolières n'ont pas besoin et les profits s'en vont ailleurs.
  • @python-1
    De meilleures batteries longues durées genre comme les nickel-fer (30 à 50 ans) seraient aussi un bon investissement.
    Et le gaz naturel peut aussi aggraver les frais de santé, l'effet de serre et les bouleversements climatiques de plus en plus fréquents, comme la tempête d'aujourd'hui.
  • "le couple gaz naturel/accumulateur à air comprimé serait en terme d'efficacité et bilan Co2 dur à battre."
    En plus, une fois rendu à la maison, le gaz naturel peut vous chauffer, séchez votre linge, cuire votre steak et recharger votre voiture. Un mode de centralisation de l'énergie qui, si bien géré, pourrait offrir une concurrence valable au monopole électrique québécois et ultimement concurrencer son prix.
  • Voilà une technologie intéressante. La compression de l'air et le transfert thermique qui en résulte ouvre la porte à d'autre forme de récupération d'énergie comme la climatisation de la cabine. Et sur le long terme, une bonbonne et un compresseur, c'est nettement plus durable qu'une batterie qui perd sa capacité à chaque recharge.
  • La récupération de l'énergie de freinage s'impose dans le transport. Le stockage par air comprimé est une bonne idée, limitée toutefois en raison du peu d'énergie que l'on peut y stocker.
    Les véhicules mus à l'air comprimé sur lesquels Guy Nègre a travaillé ont toujours eu des champs d'action limité. Les flottes de taxi se prêtent plutôt bien à ce mode de stockage. M. Nègre a longtemps oeuvré à Mexico où des véhicules roulent à l'air comprimé.
    Secondairement, une fois l'air décompressé, celui-ci peut jouer encore un autre rôle non négligeable dans les pays chauds: il peut climatiser, car une fois détendu l'air à la sortie est froid.
    Le coût actuel des accumulateurs électriques est encore trop élevé et la solution de Guy Nègre s'avère moins coûteuse tout en ne requérant pas de matériaux que l'on peut qualifier de polluants et/ou toxiques.
    Le moindrement que l'autonomie est exigée, le mode hybride est tout à fait indiqué.
    Selon moi, quant à rouler à l'énergie fossile, le couple gaz naturel/accumulateur à air comprimé serait en terme d'efficacité et bilan Co2 dur à battre.
  • Il y a longtemps que Guy Negre travaille la dessus Tata a investi dans sa technologie,j'espère que ce projet aboutira avec un constructeur EUropeen,la technologie est moins complexe que l'hybride à tous les niveaux.
  • Ford avait un concept proche sur le tonka un système de réservoir hydraulique pressurisé avec des ressort.
  • Ca fait comme une version pneumatique du E-assist de GM, ou du supercondensateur des Mazda 6. J'ai de la misère à figurer le pourcentage d'efficacité d'une technique semblable. Si l'auto voit vraiment le jour, il va s'en trouver pour tester la différence avec et sans cette assistance pneumatique avec la même voiture. D'ici là, tous les chiffres sont permis.
  • "la Peugeot 208 et la Citroën C3 et affirme avoir obtenu une consommation mixte (en ville et sur la route) de 2,9 L/100 km."
    Je suis fort sceptique. Il faudra que Peugeot donne plus de détails et que des essais par des personnes indépendantes confirme ces performances et dans quel contexte, etc.
    L'auto électrique quant à elle peut fonctionner avec zéro essence, pas celle à air comprimé.
    Mais bien sûr tous les moyens sont bons pour réduire la consommation d'essence, les gaz à effets de serre et les polluants en récupérant l'énergie cinétique lors des freinages. Bravo donc à Peugeot pour ces efforts.
  • Il faut rendre à César... Ça fait une bonne décennie que Guy Nègre, ingénieur de F1, a développé le moteur à air seulement. Jusqu'à 180 km d'autonomie.
    http://www.youtube.com/watch?v=gmynlf0IB0I
    http://www.mdi.lu/cityflowair.php

  • Pas bête comme idée, une bonbonne d'air comprimée et on avance. Je vais en installer une bonbonne sur mon bateau à voile pour gonfler la voile les jours ou il n'y a pas de vent.
  • Il y a encore mieux, hybride essence-hydraulique
  • "On pourrait voir cette technologie en Amérique du Nord, dans les voitures GM, qui a signé un accord stratégique avec PSA Peugeot-Citroën"
    À quel prix GM offrirait cette technologie contre la Volt?
    On pourrait voir ça dans la Cruze à 25 000$ pour du 2-3 l/100?
  • Mais un bon vieux moteur diesel (ok pas vieux, moderne) de 2 cylindres dans une petites voitures serait encore plus économique et et beaucoup moins compliqué comme technologie...
  • Quand le kid va percer le réservoir d'air en essayant de visser son méga-amplificateur, sa calotte va r'voler loin pas mal !
  • J'avais vu il y 2 ans des essais à la télé seulement avec de l'air comprimé, évidemment ce n'était pas concluant mais là c'est une tout autre affaire. Oubliez les hybrides avec batteries, c'est terminé.
  • Ça fait du sens, d'autant qu'il peut avoir un gain en compressant de l'air froid pour ensuite la réchauffer avec les pertes thermiques du moteur à essence, ce qui augmente le taux de compression de l'air ainsi encapsulée. Il faut savoir que la dépression d?un gaz comprimé crée beaucoup de froid avec des chutes température à des niveaux très bas, ce qui crée des masses de glace en gelant l?humidité contenue dans l?air.
  • On croyait la solution hybride moteur/électrique sans concurrence. Peugeot semble démontrer le contraire avec sa solution révolutionnaire et efficace!
    Il y a un immense marché à conquérir. Que le meilleur gagne !
  • Très bien pensé ! J?aime cette solution pour économiser de l?essence et quand on y pense, une bombonne d?air comprimé coût bien moins chère que des batteries, est bonne pratiquement à vie et pèse bien moins lourd ! Une solution économique, avantageuse et très simple.

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