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Rappels: la patronne de General Motors promet toute la lumière

La patronne de General Motors (GM) Mary Barra promet de faire toute la lumière... (Photo d'archives, La Presse)

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Agence France-Presse

La patronne de General Motors (GM) Mary Barra promet de faire toute la lumière sur l'affaire des rappels tardifs de millions de véhicules équipés d'une pièce défectueuse et associés à 13 morts qui fragilise l'image du constructeur automobile depuis mi-février.

«Je ne peux pas vous dire pourquoi ça a pris autant de temps pour annoncer un défaut de sécurité dans ce programme, mais je peux vous dire que nous trouverons», promet Mme Barra, selon les propos liminaires d'une audition prévue mardi devant le Congrès, distribués lundi à des journalistes.

«Dès que nous aurons les réponses, nous serons complètement transparents avec vous (élus), les régulateurs et nos clients», ajoute-t-elle.

Mary Barra, qui a pris les rênes de GM mi-janvier, doit expliquer aux parlementaires mardi pourquoi GM, qui était informé depuis 2001 du problème, a continué à équiper ses voitures de cette pièce, alors même que des accidents mortels lui étaient signalés.

Dans son propos, Mme Barra renouvelle les excuses aux familles des victimes et assure que le premier constructeur automobile américain prendra ses responsabilités.

«Quelles que soient les erreurs qui ont été commises par le passé, nous ne nous défilerons pas devant nos responsabilités aujourd'hui et dans l'avenir. Le "GM d'aujourd'hui" fera ce qu'il faut», assure-t-elle.

Entre mi-février et fin mars, GM a rappelé 2,6 millions de Chevrolet Cobalt, Pontiac 5, Saturn Ion et Sky et Solstice, produits entre 2003 et 2011, pour un défaut du commutateur d'allumage ayant empêché les airbags de se déployer.

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Pour éviter tout risque, GM recommande d'enlever tout porte-clé ou accessoire ajouté à la clé de contact.

Ce défaut a été lié à une trentaine d'accidents qui ont provoqué la mort de 13 personnes, selon un décompte du constructeur, ce qui lui vaut d'être au centre d'une triple enquête (du département de la Justice, de l'agence américaine de sécurité routière NHTSA, et du Congrès).

Selon deux documents, l'un produit par GM et l'autre par le Congrès, le groupe automobile était au courant du défaut dès 2001 lors de la pré-production d'un des modèles, la Saturn Ion.

Mme Barra, qui se dit «déterminée» à mettre en place de nouvelles façons de faire les choses chez GM, a déjà nommé un «Monsieur Sécurité», Jeff Boyer, qui lui rend des comptes directement. GM a aussi ouvert un site internet dédié à ces rappels, régulièrement actualisé.

Rappels GM : deux occasions d'intervenir manquées

L'agence américaine de la sécurité routière, régulateur de l'industrie automobile américaine, a manqué deux occasions d'ouvrir une enquête formelle sur les problèmes de commutateur d'allumage ayant conduit General Motors à rappeler de 2,6 millions de voitures depuis février, selon une commission du Congrès américain.

Alors que plusieurs accidents mortels étaient liés à un défaut du commutateur d'allumage ayant empêché les airbags de se déployer, des experts de la NHTSA ont conclu en novembre 2007 puis en 2010 que les accidents étudiés ne montraient pas une «tendance» permettant de conclure à une fabrication défectueuse, précise un mémo mis en ligne par la Commission de l'Énergie et du Commerce de la chambre des Représentants.

C'est devant cette commission parlementaire que la nouvelle patronne de GM, Mary Barra, doit témoigner mardi pour expliquer pourquoi GM, qui était informé depuis 2001 du problème, a continué à équiper ses voitures de cette pièce défectueuse. Le directeur par intérim de la NHTSA, David Friedman, doit lui aussi témoigner.

Selon ce document, GM approuve en février 2002 le commutateur d'allumage, pièce qui accueille la clé de contact, fabriqué par son sous-traitant Delphi, bien qu'il ne «réponde pas aux spécifications requises».

En novembre 2004, les ingénieurs de GM enquêtent sur la raison pour laquelle «la clé de contact peut être délogée d'un coup de genou». Mais en mars 2005, le chef des ingénieurs de la Cobalt conclut qu'une modification de la pièce «prendrait trop de temps», que cela coûterait trop cher et que les améliorations suggérées ne «sont pas justifiées commercialement».

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