Le patron de Volkswagen Matthias Müller a affirmé mercredi que le groupe automobile allemand mobilisait «toutes les ressources disponibles» pour dépasser le scandale des moteurs diesel truqués.

Un an après son début, l'affaire du diesel «est et restera un tournant, un événement décisif dans notre histoire. Nous mobilisons toutes les ressources disponibles pour aller jusqu'aux racines de cette crise et résoudre tous les problèmes. Et nous avons fait d'importants progrès», a ajouté M. Müller à la veille de l'ouverture des journées professionnelles du Mondial de l'automobile de Paris.

Volkswagen avait avoué en septembre 2015 avoir truqué au total 11 millions de voitures diesel dans le monde afin de les faire passer pour moins polluantes qu'elles ne l'étaient vraiment. Le scandale est parti des Etats-Unis.

Première perte depuis deux décennies

Les provisions financières mises de côté par le constructeur suite aux répercussions juridiques du «dieselgate» avaient provoqué en 2015 sa première perte nette depuis plus de 20 ans, et il a récemment annoncé avoir dû encore accroître ses provisions au premier semestre.

Le coût total de ce scandale pour le géant allemand devrait se chiffrer en dizaines de milliards d'euros.

Depuis, Volkswagen a effectué un virage stratégique à 180 degrés et se veut désormais le héraut de la «mobilité durable», comme l'autopartage mais aussi les automobiles électriques.

Le géant aux douze marques présente ainsi au Mondial de Paris le prototype d'une voiture électrique promise pour 2020, la «I.D.», dotée, selon l'entreprise, d'une autonomie de 600 km entre deux recharges.

30 électriques d'ici 2025, mais des diesels aussi

«Le groupe Volkswagen va développer et construire plus de 30 nouveaux véhicules électriques en plus d'ici à 2025», a souligné M. Müller.

Le dirigeant a toutefois prévenu que les moteurs thermiques, diesel et essence, auraient toujours leur place dans les gammes des marques du groupe VW à moyen terme.

«L'avenir, c'est l'électrique. Néanmoins, les motorisations classiques vont continuer à jouer un rôle clé pendant au moins les deux prochaines décennies. Nous devons continuer à développer les moteurs diesel et essence», a-t-il insisté.