L'ancien patriarche Piëch tire un trait sur Volkswagen

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Auf Wiedersehen Ferdinand Piëch va se défaire de ses actions dans Porsche SE, qui contrôle Volkswagen. C'est la fin d'une époque. La photo a été prise à la fin de l'assemblée anuelle des actionnaires de 2012, quand Piëch était président du conseil d'administration de Volkswagen.

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Agence France-Presse
FRANCFORT, Allemagne

Ferdinand Piëch, l'ancien homme fort de Volkswagen, va tirer sa révérence en se désengageant de la structure qui contrôle le géant automobile allemand, mais ses héritiers resteront incontournables.

Le milliardaire autrichien, sur le point de souffler ses 80 bougies, «va vendre l'essentiel de ses parts dans Porsche SE aux membres des familles Porsche et Piëch», a indiqué lundi à l'AFP un porte-parole du holding Porsche SE, qui détient la majorité des actions ordinaires de Volkswagen.

Le clan familial

Dans un communiqué, Porsche SE explique que Ferdinand Piëch a signé des contrats afin de céder des fondations privées par lesquelles il détient ces parts.

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Ferdinand Piëch en 2007. Photo: Bloomberg

Il ne conservera qu'une petite partie de sa participation, détenue au travers de la fondation Ferdinand Karl Beta.

Le holding, propriété des descendants de Ferdinand Porsche, n'a voulu ni préciser le nombre de parts concernées par ces accords ni indiquer quels membres de la dynastie Porsche-Piëch rachèteraient les actions de M. Piëch.

Depuis quelques semaines, la presse allemande bruissait de rumeurs sur la cession par M. Piëch de ses quelque 15% de parts dans Porsche SE pour un montant avoisinant un milliard d'euros. Le holding avait confirmé des négociations entre le patriarche et les autres membres de sa famille élargie sur la vente de «l'essentiel» de sa participation.

En vendant ses parts à des membres de sa famille, M. Piëch évite une entrée au sein de Porsche SE d'investisseurs n'appartenant pas au «clan», susceptible de déstabiliser Volkswagen.

Dynastie Porsche-Piëch

L'influence des familles Porsche et Piëch au sein de l'empire Volkswagen, mastodonte aux douze marques (VW, Seat, Skoda, Bentley, etc.) aux quelque 600 000 salariés et 200 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, se trouve ainsi confortée.

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On le surnommait «l'empereur» et ses déplacements étaient couverts par la presse comme ceux d'un chef d'État. Ferdinand Piëch, président du conseil d'administration de Volkswagen arrive à l'assemblée annuelle des actionnaires de 2014 à Hanovre au bras de son épouse Ursula. Photo: Reuters

Le groupe vient de se hisser au rang de champion mondial des ventes malgré le boulet au pied que représentent les répercussions du scandale des moteurs diesel truqués.

Une structure complexe donne à cette dynastie son mot à dire sur les grandes orientations de Volkswagen. Avec environ 52% des actions dotées de droits de vote, elle est présente au conseil de surveillance du constructeur et fait partie de ses grands actionnaires, avec l'Etat régional de Basse-Saxe (20%) et l'Emirat du Qatar via le fonds Qatar Holding (17%).

Les actions dites de préférence, cotées à la Bourse de Francfort, sont, elles, dépourvues de droits de vote.

M. Piëch souhaite rester membre du conseil de surveillance de Porsche SE jusqu'à la «finalisation de la transaction», pour laquelle aucun horizon n'est donné.

Mais la vente escomptée, soumise au feu vert des autorités de la concurrence et des marchés, signifie bel et bien la fin d'une époque, celle où «l'empereur», comme il fut un temps surnommé, faisait preuve d'une puissance indiscutable.

Fin d'une époque

Habitué des coups d'éclats et des déballages en public des disputes familiales, Ferdinand Piëch était tombé en disgrâce auprès de sa famille et des dirigeants du groupe Volkswagen après la publication dans les médias d'un témoignage dans lequel il accablait l'ancien patron de Volkswagen, Martin Winterkorn, dans le cadre du «dieselgate».

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Ferdinand Piëch (à d.) discute avec un autre homme près d'une Porsche 917 en 1969. Piëch, petit-fils du fondateur de Porsche, Ferdinand Porsche, était à cette époque un des meilleurs ingénieurs de la compagnie. Mais il s'est joint à Volkswagen par la suite, avant de présider au mariage des deux constructeurs allemands. Photo: Presse Canadienne

Avant cela, au printemps 2015, l'Autrichien avait déjà dû quitter ses fonctions au sein de Volkswagen à l'issue d'un bras de fer qu'il avait lui-même provoqué avec M. Winterkorn, son ancien protégé.

Mais cet homme au regard bleu perçant a également imprimé pendant plus de vingt ans sa marque sur le groupe Volkswagen, qu'il a dirigé de 1993 à 2002, avant d'en prendre la tête du conseil de surveillance.

Pour hisser le groupe de Wolfsburg au sommet, Ferdinand Piëch a patiemment assemblé les pièces du puzzle, oeuvrant notamment au mariage en 2009 entre Volkswagen et le fabricant Porsche AG (distinct de la holding Porsche SE), développant le groupe dans les poids lourds et misant sur le haut de gamme avec Audi.

Né à Vienne, il a grandi dans l'univers de l'automobile. Sa mère Louise est la fille de Ferdinand Porsche, fondateur du constructeur des bolides de sport du même nom et créateur, à la demande du régime nazi, de la Coccinelle de Volkswagen.

Son père Anton Piëch, avocat de profession, a dirigé un temps l'usine VW de Wolfsburg pendant la Seconde Guerre mondiale.




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