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Une Volvo made in China en Amérique?

Le vice-premier ministre chinois Ma Kai alors qu'il... (PHOTO NICOLAS MAETERLINCK, AFP)

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Le vice-premier ministre chinois Ma Kai alors qu'il fait l'essai d'une Volvo lors d'une visite à Gand en Belgique, le mois dernier.

PHOTO NICOLAS MAETERLINCK, AFP

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Denis Arcand
La Presse

Achèteriez-vous une Volvo construite en Chine? Hakan Samuellson, président de Volvo, et ses grands patrons chinois se posent depuis peu la question. Il pense qu'à qualité égale aux Volvo construites en Europe, la réponse des consommateurs nord-américains pourrait être favorable. Surtout au prix chinois, pourrait-on ajouter.

Il pense que la deuxième voiture importée en grand nombre de Chine en Amérique du Nord «pourrait très bien» être une Volvo. Notons que la Honda Fit proposée sur notre marché est assemblée en Chine. 

M. Samuellson a rencontré la presse automobile de Detroit la semaine dernière, au milieu d'une tournée des concessionnaires Volvo nord-américains. Déjà, la clientèle mondiale de Volvo ne se préoccupe pas de savoir si la Volvo qu'elle magasine est assemblée à l'usine de Torslanda, en Suède, ou à l'usine Volvo de Gand, en Belgique, dit-il. «Ça n'intéresse personne», a dit M. Samuellson en conférence de presse, cité par le quotidien d'affaires The Wall Street Journal.

De même, maintenant que Volvo a été acheté par le chinois Geely, les consommateurs nord-américains pourraient être indifférents au fait qu'une Volvo soit assemblée en Chine, suppute M. Samuellson. «Les nationalités, c'est pour le football», a dit le gestionnaire suédois en parlant du soccer, oubliant que «football» veut dire tout autre chose aux États-Unis, principal marché de Volvo. Pour cela. Cependant, il faudrait que la qualité soit égale à celle des modèles assemblés en Europe.

Plan de match

Quand même: M. Samuellson a dit que Volvo ne lancera pas de suédoise made in China en Amérique du Nord si la direction n'a pas la certitude que le marché américain est prêt à accepter une importation chinoise.

Le plan de match du premier quart - puisqu'on parle de football - est de réduire les coûts des modèles existants pour la vente sur le marché chinois, dit-il. On ne sait pas à quel moment du match Volvo remettra le ballon à un joueur chinois sur le terrain américain.

Depuis l'achat de Volvo Cars par Geely en 2010, deux modèles sont maintenant construits en Chine pour le marché asiatique: une version allongée de la S80 est assemblée à Tchongking et la S60, à Chengdu. Mais toutes les Volvo actuellement vendues en Amérique du Nord viennent d'Europe et la prochaine génération du gros VUS à sept places XC90 (attendu ici à la fin de 2014) le sera aussi.

C'est sur le XC90 que Volvo compte pour redorer son blason en Amérique du Nord et remonter les ventes au-dessus de 100 000 unités par année (elles sont en deçà de 60 000, moins de la moitié de leur sommet historique des années 90).

Pas avant 2020

Selon M. Samuellson, le projet d'une Volvo chinoise importée ici vise à doter le constructeur d'un modèle pas cher qu'il ne pourrait produire à profit ailleurs. Il n'envisage pas ce lancement avant 2020.

En attendant, la priorité est le XC90.

«Aux États-Unis, ça nous prend un gros VUS», dit-il.

Il ne connaît peut-être pas très bien le football qui se joue aux États-Unis, mais il comprend le marché américain.

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