article:4574189:article

Le quad, autrement

Laisser aller les clients sans guide est parfois risqué, surtout dans les terrains accidentés et difficiles d'accès.

Agrandir

Laisser aller les clients sans guide est parfois risqué, surtout dans les terrains accidentés et difficiles d'accès.

Photo fournie par Aventures Plein-Air St-Hippolyte

Publicité

Publicité

Pierre-Marc Durivage | La Presse

Publié le 14 septembre 2012 | Mise à jour le 28 septembre 2012 à 14h49

Le quad. Conçu à l'origine comme outil de travail, il est devenu au fil du temps un véhicule de loisir parfaitement adapté aux balades en sentiers, été comme hiver. Mais il est capable de bien plus que rouler sur des chemins balisés et bien damés. Aux mains d'un pilote adroit ou, mieux encore, en suivant les conseils d'un guide, il peut gravir des montagnes!

C'est ce que proposent une poignée d'entreprises qui ont choisi d'offrir des randonnées guidées. «Au départ, on offrait simplement la location de quatre-roues, explique Alexandre Saey, propriétaire d'Aventures Plein-Air Saint-Hippolyte. Mais on a rapidement choisi d'arrêter ça. On a dû s'adapter à notre terrain de jeu pour pouvoir continuer à offrir un service sécuritaire.»

En effet, la région de Saint-Hippolyte, dans les Laurentides, est particulièrement accidentée. D'autant plus qu'Aventures Plein-Air compte sur son propre réseau de sentiers, plus techniques que la majorité des sentiers fédérés, selon M. Saey. Et il était hors de question de modifier le terrain pour le rendre plus accessible. «Ça nous aurait coûté plus de 150 000$ pour aplanir nos pistes. On y retrouve de la boue, des rivières, pas moins de 62 lacs, en plus des roches que l'on croise un peu partout, soutient M. Saey. C'est donc le type de sentiers qui m'a donné l'idée de changer de formule.»

De toute façon, laisser aller les clients sans guide était risqué, à la fois pour eux mais surtout pour les machines, qui coûtent chacune au-delà de 10 000$. «Envoyer du monde tout seul là-dedans, ce serait dangereux, affirme M. Saey. Certains veulent néanmoins partir sans guide, mais à la fin, ils comprennent et sont extrêmement contents. On a beau leur dire à quel point le parcours est difficile, ils ne s'attendent pas à ça. Ils découvrent ce que ça peut vraiment faire, un quatre-roues.»

Publicité

On nous rassure, toutefois: les plus gros écueils sont franchis à tour de rôle, après avoir écouté les consignes du guide. Et si quelqu'un se sent moins à l'aise, le guide peut momentanément prendre la relève.

Si les quads sont parfaitement adaptés pour une expérience à saveur sportive comme le propose Aventures Plein-Air Saint-Hippolyte, recourir aux services d'un guide permet aussi de découvrir des endroits qui autrement demeureraient inaccessibles.

«On connaît le territoire, ça permet aux clients de profiter de points de vue qu'ils ne pourraient autrement voir», affirme Denis Gagnon, propriétaire d'Évasion Sport, à Laterrière, au Saguenay, qui offre aux clients intéressés les services de guides. Au Paradis du Quad, à Saint-Aimé-des-Lacs, dans Charlevoix, impossible de partir seul: «Les sentiers sont assez difficiles et beaucoup de nos clients n'ont jamais roulé avec des quatre-roues», soutient la proprio Carole Belley. Mais le coup d'oeil des endroits visités de l'arrière-pays de Charlevoix vaut certainement le coût.

Ajoutons à cela un bon repas, une nuitée en auberge ou dans un gîte, et nous voilà avec une suggestion de sortie automnale pas piquée des vers!

 

 

N'est pas guide qui veut

Photo fournie par Aventures Plein-Air St-Hippolyte

Agrandir

Il faut être en confiance pour suivre en forêt sur des pistes quasi impraticables un guide que l'on ne connaît ni d'Ève ni d'Adam.

C'est pourquoi on porte une attention particulière au choix de son guide. Au Paradis du Quad, dans Charlevoix, les deux guides pratiquent le quatre-roues depuis des années et connaissent la région comme le fond de leur poche. «L'un d'eux a été formé par la Fédération québécoise des Clubs Quads, explique la propriétaire Carole Belley. L'autre est un monsieur d'un certain âge qui fait du quad depuis toujours. Nos deux guides sont très prudents; en fait, je suis plus fanfaronne qu'eux quand je pars en piste!»

Il faut par ailleurs se méfier des charlatans. Certains locateurs vont s'assurer les services de gens qui s'improvisent guides pour aussi peu que 50$ par jour. «La différence est énorme entre les vrais pros et les amateurs», soutient Daniel Petillot, VP du Club Quad Massif du Sud aux frontières et qui offrait jusqu'au printemps un service de randonnées guidées dans la région Chaudière-Appalaches. «À partir du moment où une entreprise fournit des guides, il faut qu'ils soient qualifiés, enchaîne-t-il. On s'aperçoit tout de suite si la personne connaît son loisir ou non. Le hic, c'est que les gens les moins honnêtes ciblent souvent les touristes étrangers qui, par définition, n'y connaissent pas grand-chose...»

Chez Aventures Plein-Air, de Saint-Hippolyte, les guides sont formés de A à Z, à tel point que savoir piloter un quad n'est étonnamment pas un atout. «L'expérience n'est pas vraiment requise parce qu'on veut exclure les gens qui veulent devenir guides pour se faire du fun, déclare Alexandre Saey, propriétaire du centre d'activités des Laurentides. On veut répondre aux besoins des clients, pas à ceux de nos guides.»

L'expérience recherchée est plutôt celle acquise auprès de touristes dans différentes activités de plein air. Après quoi on se charge de former les guides en leur payant un cours de guide de véhicule hors route, un cours de réanimation cardiorespiratoire ainsi qu'une formation d'assistance en région éloignée.

Et on s'assure de conserver leurs services: «On les paye un peu plus cher que la moyenne, mais il n'y a pas beaucoup de roulement.»

2500 quads au Jamboree d'automne

Photo fournie par Aventures Plein-Air St-Hippolyte

Agrandir

Le Québec craque pour le quad. Il y a pas moins de 330 000 adeptes au Québec, si bien que le loisir est en voie de détrôner la motoneige (peut-être à cause du fait qu'il y a de moins en moins de neige au sud du Saint-Laurent, mais ça c'est une autre histoire...). Le premier Jamboree provincial d'automne de la Fédération québécoise des Clubs Quads se déroule ce week-end à Thetford Mines. Le clou de l'événement? Fracasser un record Guinness en réunissant le plus grand nombre de quads au même moment et au même endroit. L'objectif est de réunir 2500 machines, dimanche à 14h.

Programmation complète au www.quadamiante.com.

Propulsé par FordComparer des véhicules »

1 Ford - Escape 2012: Rideau

Ford - Escape 2012: Rideau

2

Ajouter un véhicule

3

Ajouter un véhicule

Sélectionner d'autres modèles

Commentaires (5)

  • Comme vous traitez sans discernement tous les "quadistes" d'enragés, laissez moi vous expliquer la situation des sentiers au Québec. SI vous rencontrez un VTT lors de vos balades, c'est soit que :
    1- Vous marchez sur un sentier réservé aux VTT et pour lequel les utilisateurs paient des droits.
    2- Vous êtes sur un terrain privé qui a été "squaté". À ce titre personne n'a de privilèges ni d'autorité sur l'autre.
    3- Vous êtes sur un sentier pédestre ou une piste cyclable et vous avez rencontré un déliquant. Dans ce cas, relevez son numéro de plaque et adressez vous à la SQ.
  • Quoi de plus plaisant que de se promener tranquillement sans un sentier en foret et d'avoir un de ces enragés qui nous arrivent dessus.
  • Très bon article! Travaillant régulièrement avec un VTT, c'est vrai que c'est fou jusqu'où que ça peux passer!
    @Miclot, Il est bon de savoir que les VTT sont pratiquement tous à 4temps, donc, beaucoup moins polluant que bien d'autre bébelles à essence (tondeuse, scie a chaines, weed eater, souffleur à feuille et etc..). De plus, l'impact sur le terrain, est sommes toutes assez minimes, en effet, dès qu'un sentier (même extrêmement boueux) cesse d'être utilisé, dans un gros maximum de 5 années, presque toutes traces ont disparu, la nature ayant repris c'est droits! Pouvez-vous en dire autant de biens d'autres chemin (ligne de train, route, piste cyclable, etc...) Tout ce que l'humain fait laisse une trace dans l'environnement, même un sentier pédestre! Et là, je ne suis pas après dire que c'est mieux, juste que ce n'est pas pire!
  • Ouias, miclot a bien raison, on devrait tous revenir au temps ou voyageait a cheval...
  • Pauvre nature !!Que de pollution!

Recherche

Publicité

Publicité

Publicité

Publicité

image title
Fermer
image title
Fermer