article:4603952:article

Le rêve américain en location

<em>Cruiser </em>en Harley, c'est l'ultime ego trip qui donne le goût de crier liberté.

Agrandir

Cruiser en Harley, c'est l'ultime ego trip qui donne le goût de crier liberté.

Photo fournie par Eagle Rider

Publicité

Publicité

Pierre-Marc Durivage | La Presse

Publié le 14 décembre 2012 | Mise à jour le 28 décembre 2012 à 12h49

Floride - Le slogan d'Eagle Rider est We rent dreams. «Nous louons des rêves.» Le rêve américain en location, sur deux roues. Avouons-le: rouler sous le soleil sur une route bien droite, au guidon d'une rutilante et rugissante Harley-Davidson, c'est un peu ça, l'Amérique.

Au départ, simplement le fait de pouvoir poursuivre un peu plus longtemps la saison de moto en roulant sous les chauds rayons du soleil de la Floride était excitant en soi. C'est seulement après coup, une fois sur place, que l'on s'aperçoit que c'est bien plus que cela.

«J'avais une vision plutôt naïve des États-Unis, explique Thomas Muetzel, arrivé d'Allemagne il y a près de 15 ans et aujourd'hui guide chez Eagle Rider. Je rêvais de grands espaces, de liberté, ou plus simplement de grandes routes sans traces de civilisation, chose qui n'existe pas en Europe. Les touristes européens cherchent une Amérique qui n'est plus vraiment là, mais on peut les aider à la trouver.»

Bon, le touriste canadien que je suis est bien sûr un familier des grands espaces et des routes qui ne finissent plus, mais il reste que l'Amérique qui nous est offerte est séduisante. Eagle Rider le sait trop bien et organise, entre autres, des tours le long de la mythique Route 66 et autour des lieux visités dans le film culte Easy Rider. En Floride, pour une immersion américaine totale, on propose même de conclure votre ride avec un match de la NFL à Miami. Tout ça a certainement autant d'écho au Québec qu'en Europe.

Mais, avant toute chose, il y a la moto. Et pas n'importe laquelle.

La Floride n'a peut-être pas de montagnes, mais il y a  la mer, les paysages à couper le souffle, l'histoire, et du beau temps à  longueur d'année.

La Floride n'a peut-être pas de montagnes, mais il y a la mer, les paysages à couper le souffle, l'histoire, et du beau temps à longueur d'année.

Photo fournie par Eagle Rider

Agrandir

Bien qu'Eagle Rider offre en location des BMW, Honda, Triumph ou même des Can-Am, elle affiche son appartenance haut et fort. Ses couleurs sont l'orange et le noir, les mêmes qu'un certain constructeur centenaire du Wisconsin. «On vend et on achète de 3000 à 4000 motos chaque année. Et 98% de notre parc est constitué de Harley-Davidson», affirme Jim Bascom, directeur pour l'est de l'Amérique du Nord chez Eagle Rider. En fait, l'entreprise californienne, qui a fêté ses 20 ans cette année, est tout simplement devenue le plus important client de Harley-Davidson.

Publicité

Rouler sur un Harley - on dit «un», pas «une» - est intensément américain. On éprouve à tenir son guidon un sentiment de puissance tout ce qu'il y a de plus authentique... et égoïste. On ricane de plaisir en entendant le gros V-Twin pétarader en accélération, on comprend même - enfin presque - les nombreux motards qui nous croisent sans couvre-chef. Cruiser en Harley, c'est l'ultime ego trip qui donne le goût de crier liberté. Et pourquoi ne pas porter un bandana bleu-blanc-rouge avec des étoiles, tant qu'à y être?

C'est après coup que l'on se rappelle que tout ça peut être gênant pour le badaud et que l'on se souvient des règles que nous ont enseignées nos parents à propos du respect d'autrui. C'est pourquoi louer un Harley pour rouler quelques jours sur les plus belles routes est si plaisant. On ne se sent pas coupable d'avoir été égoïste pendant quelques heures.

Quant à la Floride, «d'accord [elle] n'a pas de montagnes, mais il y a la mer, les paysages à couper le souffle, l'histoire, et du beau temps à longueur d'année, décrit Jim Bascom. On cherche donc à attirer en Floride toutes les sortes de clientèles. Que ce soit les aventuriers qui veulent passer du bon temps sur de belles routes ou ceux qui veulent simplement vivre l'expérience de la moto au soleil.»

Parlez-en à Claude Trudel, d'Ottawa, croisé avec des copains québécois, tous motocyclistes, à Fort Chrismas, au sud de Daytona: «Les gens croient que les chemins de la Floride sont ennuyants, mais ce n'est pas vrai, dit-il. Il y a plein de routes comme chez nous, avec de belles courbes, mais sans nids de poule!»

Une bonne raison en soi de rouler en Floride!

Daytona: La Mecque des motocyclistes

Daytona est La Mecque des motards (si on oublie la décadente Sturgis, dans le Dakota du Sud).

Daytona est La Mecque des motards (si on oublie la décadente Sturgis, dans le Dakota du Sud).

Photo fournie par Eagle Rider

Agrandir

Comment parler de la Floride à moto sans parler de Daytona? C'est littéralement La Mecque des motards (si on oublie la décadente Sturgis, dans le Dakota du Sud).

On s'y promène et on le sent: les concessionnaires de motos sont légion, les ateliers de personnalisation de motos aussi, et le plus grand détaillant Harley-Davidson du monde s'y trouve (tout près, à Ormond Beach).

La Main Street est parsemée de bars qui sont autant de repaires de motocyclistes, surtout pendant les deux grands festivals qui s'y tiennent chaque année: le BikeFest, en mars, et le Biketorberfest, en octobre. Daytona appartient alors aux centaines de milliers de passionnés qui affluent d'un peu partout.

Le bon moment pour louer une moto? Sans doute, si vous n'êtes pas agoraphobe!

Voyages à la carte

Aux États-Unis, les tours les plus populaires d'Eagle Rider sont ceux dans le sud-ouest des États-Unis, la Route 66 et le sud de la Floride.

Aux États-Unis, les tours les plus populaires d'Eagle Rider sont ceux dans le sud-ouest des États-Unis, la Route 66 et le sud de la Floride.

Photo fournie par Eagle Rider

Agrandir

Eagle Rider est le plus grand locateur de motos du monde. Il offre plus de 4000 bolides dans plus de 100 détaillants partout dans le monde. De plus, depuis quelques années, l'entreprise californienne a ajouté un volet tourisme à son offre de services avec des tours, avec ou sans guide, le long de certaines des plus belles routes du monde.

Aux États-Unis, «les tours les plus populaires sont ceux dans le sud-ouest des États-Unis, la Route 66 et le sud de la Floride», affirme Thomas Muetzel, guide chez Eagle Rider. La plupart des gens choisissent de suivre un guide, qui les emmène d'un attrait à un autre. C'est la formule sans soucis, d'autant plus que les repas du soir et les hôtels sont inclus dans le forfait. Selon la durée des voyages, qui varie de 8 à 19 jours, les prix oscillent de 1600 à 3500$.

Pour ceux qui veulent rouler sans contrainte, on propose des itinéraires libres avec réservation d'hôtels. Au choix, on peut demander de programmer les choses à ne pas manquer dans un GPS. Les prix des tours autoguidés débutent à 425$ et ne dépassent pas les 1500$.

On peut aussi louer une moto chez un détaillant et la laisser chez un autre, de même qu'il est possible de simplement faire une promenade en tant que passager. Enfin, on peut organiser des voyages personnalisés, avec ou sans guide, selon les goûts des motocyclistes.

Les frais de ce reportage ont été payés par Eagle Rider.

Propulsé par FordComparer des véhicules »

1 Ford - Mustang 2012: Bon jusqu'à la dernière goutte...

Ford - Mustang 2012: Bon jusqu'à la dernière goutte...

2

Ajouter un véhicule

3

Ajouter un véhicule

Sélectionner d'autres modèles

Commentaires (6)
  • Ce que l'article ne dit pas au sujet de la Floride, c'est que rouler en Harley quand il fait chaud, avec un moteur refroidi à l'air, c'est assez pour se faire cuire les cuisses. Les vrais motards roulent en japonaises ou autres machines modernes. En effet, un radiateur a bien meilleur goût dans le sud de la Floridel
  • Ma femme et moi sommes partis de Repentigny le 2 Juillet 2010 elle en Yamaha V-Star 950 et moi en Honda VTX 1300 et nous nous sommes rendus à Key West. À part la chaleur intense et les orages à couper le souffle ce fut sans contredit un voyage inoubliable sans aucun bris ou problème que ce soit. Les japonaises tiennent aussi bien la route que n'importe quelles Harley.
  • Je suis d'accord avec paul.dussault1 quand il parle de liberté et de look. Pour ct1300 je vous suggère d'aller sur google maps et d'y ajouter la température. Vous verrez une bonne différence. Par contre les paysages sont fabuleux. Pour ce qui est de l'article en lui-même, je ne suis pas d'accord avec vous concernant Sturgis "la décadente". Daytona est tout aussi décadente si on demeure sur la main après 20:00Hrs. De plus, à Sturgis plusieurs monuments sont vraiment à voir, tel le Mont Rushmore, Devils Tower, les Badlands et j'en passe. Il aurait aussi intéressant que, dans votre article, vous parliez du port de casque obligatoire si l'on a pas une preuve d'assurance d'au moins 10,000$. À lire votre article on dirait que vous l'avez écrit de votre bureau. Vous ne semblez pas avoir profiter du fait que "Les frais de ce reportage ont été payés par Eagle Rider" pour rouler et nous faire part de vos découverte concernant ces routes. En résumé, la prochaine fois monsieur Durivage faite le voyage, louer vous un Harley et rouler tout en nous donnant une description de votre "trip", votre article n'en sera que plus agréable à lire.
  • Le sud de la Floride et ses côtes sont en effet une destination de choix pour le motard qui soupire en pensant à sa monture emprisonnée au garage durant les longs mois d'hiver. Le nord de l'État et le centre laissent pourtant le cavalier sur son appétit s'il se cantonne à la côte; la route 1 est trop commerciale et la A1 se termine trop souvent en cul de sac. Mais il faut rendre à César ce qui revient à la Floride : son esprit de vacances au soleil. En ce qui regarde le choix de la monture, c'est évidemment une matière de goût. Si les Harleys plaisent à autant de motards, c'est en partie parce qu'ils y retrouvent la nostalgie des années d'après-guerre où le mot liberté prenait tout son sens. La machine qui a conservé son "look" d'origine, renvoie aux images d'un Marlon Brando et autres James Dean, qui symbolisent le caractère rebelle qui sommeille chez plusieurs... Pour ce qui est des grands espaces qui fascinent tant les européens, ils sont servis s'ils poussent l'audace à visiter les grands déserts. Autrement, l'Amérique est surdéveloppée et encombrée de ses trop nombreux véhicules. Si le concept de liberté réfère au fait de rouler sans casque et de tordre la poignée afin de se faire remarquer, alors là, on déjante. L'évolution des mentalités, suite à une sensibilisation au respect de soi et des autres, aura remplacé l'instinct primitif de l'individualisme forcené. Aussi, lorsque l'on croise un motard sans casque, on pense qu'il n'en a vraiment pas besoin. Et lorsque l'on entend le bruit des "straight pipes", on voit l'immaturité qui tarde à découvrir que le respect des autres et de leur quiétude est la marque de l'évolution psychologique d'une personne. Le véritable plaisir de rouler à moto tient à la contemplation des paysages et de la rencontre avec les gens qui nous racontent comment ils vivent chez eux et pourquoi ils apprécient leur coin de terre. La découverte des différences et des singularités qui donnent au mot voyage son sens premier. Aller ailleurs.
  • Bon, si pour certain "ça prend un Harley" ce n'est qu'une image et une "aura" véhiculé sans cesse par la "propagande Harley Davidson". Pour moi une moto c'est bien plus qu'une Harley Davidson, c'est tout simplement rouler sur "deux roues" point finale.
    Que ce soit sur une Harley ou toute autre marque de moto le plaisir "ressentie" est aussi intense. Croire que c'est différent sur une "Harley" est à mon avis biaiser. Mais que voulez-vous
    il y aura toujours des gens pour qui un Kleenex est un papier mouchoir...
  • Bravo en cette journée d'hiver...Vous nous faites rêver.Bien sûr la Floride , mais j'aimerais mieux la Califournie.. Départ en moto de Montréal à l'automne et retour au printemps..Wow.Vous devriez nous publier plus souvent des articles de ce genre .
    Merci

Recherche

Publicité

Publicité

Publicité

Publicité

image title
Fermer
image title
Fermer