Un an pour se lancer à l'assaut du Dakar

Chronologie d'une année bien remplie pour les Québécois... (Photo fournie par Aldo Racing)

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Chronologie d'une année bien remplie pour les Québécois David Bensadoun et Patrick Beaulé.

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C'est dans quelques jours que s'élanceront les 665 concurrents inscrits au Dakar 2015. Parmi eux, les Québécois David Bensadoun et Patrick Beaulé, qui tenteront cette année de faire oublier l'abandon prématuré de l'an dernier. Une tâche à laquelle le duo s'est attaqué avant même la fin du dernier rallye-raid. Chronologie d'une année bien remplie.

Janvier

Après son abandon hâtif, David choisit de revenir à Montréal pour renfiler ses habits habituels de président des divisions ventes au détail et produits et services chez Aldo. Patrick reste toutefois en Argentine avec le chef mécano Yves Turcotte. «Notre véhicule a foiré l'an dernier, a reconnu sans hésiter le copilote. La conception était déficiente et nous n'avions pas les bons composants mécaniques. On a donc décidé de retourner dans le bivouac lors des deux dernières étapes pour identifier quels véhicules étaient encore solides.» En février, David et Patrick décident de vendre leur Desert Warrior après avoir déniché, à bon prix, un bolide Toyota qui n'avait que 1800 km au compteur.

Mars

Patrick s'envole pour la Belgique et se rend chez Overdrive Racing, qui aligne, en collaboration avec Hallspeed, 10 autos au Dakar 2015, dont celle du Sud-Africain Giniel De Villiers, auteur de tops-5 avec Toyota au cours des trois dernières années. «Overdrive vend toutes les composantes, du châssis tubulaire aux éléments mécaniques, a-t-il expliqué. Ils nous ont fourni un ensemble de compétition complet. Yvan et moi avons aussi profité de l'occasion pour suivre une formation technique spécialisée.» Le véhicule a été complété avec les phares, le bas de caisse et le cadrage de l'habitacle d'un Tacoma de série, de même qu'avec des panneaux moulés en fibre de kevlar.

Avril

Mis à part l'assemblage du nouveau véhicule, il faut mettre sur pied la nouvelle équipe. On retient les services de deux mécanos qui avaient travaillé avec Aldo Racing l'an dernier, si bien que quatre professionnels accompagneront l'équipe cette année - c'est deux fois plus qu'auparavant. «Aussi, on utilisait l'an dernier des véhicules d'assistance de Rallye Raid UK, il a donc fallu s'équiper tout en neuf, nous a dit Patrick Beaulé. Les tentes, les toiles du bivouac, les outils : il a fallu renouveler une bonne partie de notre équipement.» L'équipe s'est aussi dotée d'une autocaravane tout-terrain et même d'un scooter pour des déplacements plus rapides dans le bivouac.

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Mai

L'heure est venue de mettre le nouveau véhicule à l'essai. L'équipe choisit de participer au NORRA Mexican 1000, un rallye-raid de quatre jours qui reprend grosso modo le tracé du légendaire Baja 1000. «Comme les organisateurs ne nous connaissaient pas, on est partis au 129e rang, a rappelé David Bensadoun. On a réussi pas moins de 70 dépassements au cours de la première journée, ce qui nous a toutefois fait perdre beaucoup de temps. Sans cela, on aurait pu terminer l'épreuve en deuxième place.» Qu'à cela ne tienne, le duo québécois conclut la course au quatrième rang du classement général, avec en prime deux victoires d'étape.

Juin

Après les 2110 km de l'éprouvante course reliant Ensenada à San Jose del Cabo, à la pointe sud de la péninsule mexicaine de Baja California, Patrick reprend la route vers Phoenix, après quoi on remballe tout l'équipement pour le renvoyer à Montréal. «Ma mission suivante était d'organiser un événement médias au circuit de Mécaglisse, mais l'objectif était aussi de faire des modifications et de continuer à tester le véhicule, a expliqué Patrick, qui agit à titre de directeur d'Aldo Racing. On a aussi intensifié le travail logistique, notamment en dénichant un entremetteur à Buenos Aires qui connaît de bons ateliers mécaniques.»

Août

L'équipe Aldo invite médias et commanditaires à venir faire une balade à bord du nouveau véhicule sur le circuit de rallye de Mécaglisse. L'accueil des commanditaires est positif, tous confirment leur retour pour le Dakar 2015, alors que quelques nouveaux venus s'ajoutent. Un appui apprécié parce que les coûts de l'aventure ont augmenté de 30 %. «D'accord, on a investi davantage, mais ce qui coûte vraiment cher, c'est d'abandonner après seulement quatre jours, a rappelé David Bensadoun, pragmatique. On aime mieux mettre toutes les chances de notre côté.» Parallèlement, on conclut la location auprès d'une entreprise française d'un camion d'assistance 6x6 Scania qui accompagnera l'équipe au Dakar.

Septembre

Toute l'équipe technique se réunit dans l'atelier d'Yvan Turcotte, à Mirabel, pour procéder au reconditionnement complet du véhicule. «On a tout démonté, a soutenu Patrick. La transmission, les différentiels, on a vérifié tout, jusqu'aux boulons.» Pendant ce temps, Patrick s'est assuré de charger tout le reste - vélos, outils, équipement, etc. - dans des conteneurs, qui sont partis du port de Montréal en octobre, direction Le Havre, en France. C'est aussi à ce moment que l'on améliore l'ergonomie à bord du Tacoma et que l'on installe un accélérateur à main, utile pour David lors de longs trajets, car le pilote souffre de maux de genoux récurrents.

Novembre

Patrick rejoint l'équipement en France ; il transfère les outils et l'équipement dans le camion d'assistance Scania, il prépare l'autocaravane pour que tout soit prêt pour l'embarquement vers l'Argentine, les 19 et 20 novembre. On profite aussi du passage en Europe pour embaucher un ingénieur d'Overdrive Racing, qui donnera un coup de pouce aux mécanos de l'équipe Aldo. «Cet ingénieur travaille avec Giniel De Villiers, s'est enthousiasmé Patrick Beaulé. Il connaît le rallye à fond, ce qui va aider Yvan Turcotte, qui a énormément de talent, mais dont les connaissances proviennent surtout de la course en circuit routier.»

Décembre

David apprend le 10 décembre qu'il pourra enfin retirer le plâtre qu'il porte depuis huit semaines au pied droit. C'est que le pilote s'est sectionné le tendon d'Achille le 11 octobre... en faisant du trampoline avec ses enfants ! «J'ai continué à m'entraîner trois fois par semaine et je faisais de la physiothérapie tous les matins de la semaine, a-t-il expliqué. Normalement, la convalescence dure 20 semaines, j'en ai seulement eu pour 8. Mon médecin croit que je suis fou, mais il accepte néanmoins que je me rende en Argentine. Mais si j'avais subi ma blessure deux semaines plus tard, on aurait annulé le Dakar...»

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