MotoGP: vers la meilleure saison de l'histoire?

Dani Pedrosa, de l'écurie Honda Repsol, emprunte un... (PHOTO ARCHIVES AP)

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Dani Pedrosa, de l'écurie Honda Repsol, emprunte un virage sur le circuit de Doha, au Qatar.

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Spectacle enlevant, athlètes d'exception, compétition féroce, format d'épreuves idéal, jamais ennuyant. La MotoGP a plus que jamais la recette pour plaire et, bonne nouvelle, les amateurs québécois ont accès cette saison à une couverture télé enfin digne de ce sport qui attire des millions de fidèles un peu partout dans le monde... sauf chez nous.

Passionné de course moto depuis son enfance en France, Rodolphe Coiscaud est analyste des épreuves de MotoGP à RDS, mais il est surtout devenu au fil des ans un véritable ambassadeur de la discipline au Québec: «On a ce qu'il faut cette année pour assister à la meilleure saison dans l'histoire de la MotoGP, estime-t-il. Les acteurs, motos et pilotes ont tous les ingrédients pour faire quelque chose d'exceptionnel. On l'a vu lors de la première course au Qatar; je ne crois pas que l'on ait jamais vu une épreuve aussi serrée en ouverture de rideau.»

La course au circuit de Losail a été franchement spectaculaire. Départ loupé du champion en titre Marc Marquez, remontée irrésistible du «vieux» Rossi - 36 ans déjà -, pour une conclusion avec la 109e victoire de l'Italien devant les Ducati plus que jamais dans le coup. «En MotoGP, on a l'assurance d'avoir toujours un bon spectacle, la première course l'a prouvé, affirme Rodolphe Coiscaud. Le format est également idéal, les courses durent 45 minutes, c'est intense de bout en bout.»

La direction de course a aussi récemment pris des mesures pour s'assurer d'avoir des courses palpitantes tout en tentant de réduire les coûts, et les constructeurs ont emboîté le pas. Ténors de la discipline, Honda et Yamaha ont accepté que l'on donne certains avantages à leurs concurrents pour faciliter leur intégration dans la discipline. Ainsi, Ducati a repris du poil de la bête, Aprilia et Suzuki sont de retour cette année, alors que l'on attend KTM en 2017.

«Tout le monde comprend l'intérêt d'avoir de nouveaux constructeurs, explique Coiscaud. Pour l'évolution, on se doit d'avoir un championnat avec suffisamment d'acteurs, c'est donc pourquoi on a facilité leur intégration. Ça permet notamment à Aprilia et Suzuki de se mettre au niveau de la MotoGP en roulant en piste avec tout le monde, au lieu de faire des tests tout seuls en circuit fermé.»

Ainsi, les écuries qui n'ont pas gagné depuis 2013 - nommément Ducati, Suzuki et Aprilia - profitent d'une période de transition qui verra toutes les équipes rouler l'an prochain selon de nouvelles règles techniques plus strictes au coeur desquelles se trouve un logiciel de contrôle électronique unique - développé par Magneti Marelli - qui devrait permettre de resserrer l'écart entre Honda, Yamaha et les autres.

Le grand retour de Ducati

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On voit toutefois déjà l'effet de ces concessions chez Ducati, qui a en quelque sorte lié la poursuite de son aventure en MotoGP aux avantages qu'on lui a accordés. Les motos italiennes ont enlevé les deuxième et troisième places au Qatar et elles affichent un rendement exceptionnel. D'accord, les règlements prévoient le retrait de certains avantages en fonction de leurs succès en piste, mais d'aucuns croient que les Desmosedici vont rester aux avant-postes.

Les succès de Ducati, aujourd'hui propriété d'Audi, pourraient ainsi amener un nouvel ordre des choses en MotoGP, selon Rodolphe Coiscaud. «Avec les règles harmonisées en 2016, j'aimerais bien voir des écuries privées gagner des courses, espère-t-il. C'est sûr que les «cracks» vont encore rouler avec le meilleur matériel, mais je crois que les nouvelles normes vont pouvoir mêler les cartes.»

Chose certaine, les motards devraient continuer à se donner à fond en piste, les coudes et les genoux collés sur les vibreurs, à la limite de la faute, comme on le voit cette saison. «Les motos sont incroyablement stables au freinage, on voit des gars qui sont capables de se battre de bout en bout, observe Rodolphe Coiscaud. Ils sont pleinement en mesure de se battre au pilotage, sans se soucier de la mécanique.»

La recette parfaite pour faire le plein de nouveaux adeptes.

À la télé: Grand Prix d'Argentine, dimanche, 15h, en direct sur RDS2. Les autres courses de la saison seront diffusées en différé.

Marc Marquez... (Photo Darren Abate, AP) - image 2.0

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Marc Marquez

Photo Darren Abate, AP

Valentino Rossi ... (Photo Tony Gutierrez, AP) - image 2.1

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Valentino Rossi 

Photo Tony Gutierrez, AP

Les Favoris

Marc Marquez

Repsol Honda

22 ans

Champion: 2013-2014

L'analyse de Rodolphe Coiscaud:

«Incroyable. Avec sa position de pilotage ramassée, le coude au sol, il a réécrit le sport. Sera-t-il capable de remporter un troisième championnat de suite? Constamment sous attaque, il devra en remettre tout le temps. Il a fait des erreurs dans le passé.»

Valentino Rossi

Movistar Yamaha

36 ans

Champion: 2001-2005, 2008-2009

L'analyse de Rodolphe Coiscaud:

«Rossi, c'est la MotoGP. À sa 20e saison, il se bat contre un gars qui a 14 ans de moins que lui. C'est improbable. Mais ce qui compte, c'est la motivation, ça représente une demi-seconde, et c'est énorme. Et Rossi est très motivé.»

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Jorge Lorenzo

Photo Tony Gutierrez, AP

Jorge Lorenzo

Movistar Yamaha

27 ans

Champion: 2010, 2012

L'analyse de Rodolphe Coiscaud:

«C'est l'homme fort du champion. Il est fait d'acier forgé, c'est un métronome. S'il n'a pas de problème, il peut aller jusqu'au bout. Sur papier, il a un peu l'avantage sur Rossi, mais il doit y croire. Il doit avoir confiance. Il a déjà douté.»

La MotoGP décryptée

ÉQUIPES OFFICIELLES

Honda et Yamaha

› Logiciel de contrôle électronique Mis au point par les écuries, il permet de gérer le performances des systèmes de contrôle  électronique. Développement possible  sans pénalité jusqu'au 30 juin.

› Moteur 5 par saison, aucun développement permis

› Essence 20 litres par course

› Pneus Durs et moyens

› Essais libres Limités à cinq jours, en plus des séances officielles

ÉQUIPES OFFICIELLES AVEC CONCESSIONS

Ducati, Aprilia et Suzuki

› Logiciel de contrôle électronique Mêmes dispositions que pour les écuries officielles Honda et Yamaha

› Moteur 12 par saison, développement autorisé

› Essence 24 litres par course; 22 litres si une écurie remporte trois podiums, deux deuxièmes places ou une victoire

› Pneus Moyens et tendres; durs et moyens si une écurie remporte trois épreuves

› Essais libres Illimités

ÉCURIES PRIVÉES

Clientes de Yamaha, Honda et Ducati

› Logiciel de contrôle électronique Fourni par Magneti Marelli, tout comme le boîtier

› Moteur 12 par saison, développement autorisé

› Essence 24 litres par course

› Pneus Moyens et tendres

› Essais libres Illimités

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