Passion hot rod et pinstriper

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Si les hot rods sont de nos jours faits dans le même esprit que ceux construits dans les années 50, leur statut a complètement changé. À l'époque, les jeunes fraîchement revenus de la guerre n'avaient pas assez d'argent pour acheter des voitures neuves et se rabattaient donc sur de vieilles carrosseries des années 30 et leur greffaient de puissantes mécaniques des années 50. Aujourd'hui, le hot rod est au sommet de la culture automobile custom (voiture personnalisée).

Le Québécois Daniel Raymond est sans doute le constructeur de hot rods le plus respecté au Québec. En affaire depuis 2004, il a même reçu des commandes de clients outre-mer, le plus célèbre étant l'ex-champion de tennis Bjorn Borg. Soudeur et mécanicien industriel de formation, il a commencé très jeune à bidouiller sur des voitures, pour lui et pour ses frères aînés. Mais il aura fallu un long congé de maladie et une opération pour l'inciter à plonger et vivre de sa passion. «J'ai eu de bons commentaires, on m'a dit de continuer et de rester honnête», se rappelle le propriétaire de Dan's Rod Shop, qui travaille encore avec la même éthique et le même souci du détail, malgré un carnet de commandes bien garni. 

«Au début, tu te retrouves avec de petits projets, mais aujourd'hui, ç'a explosé. On sent un engouement marqué depuis 10 ans, grâce notamment à des émissions de télé spécialisées et de nombreux sites internet qui se consacrent aux hot rods.»

Malgré tout, pas question de faire la fine bouche et de trier sur le volet les projets les plus rentables : «Il ne faut pas oublier les clients moins fortunés; ils ont besoin de nous, assure celui que tout le monde appelle Dan. Et c'est bien le fun les gros projets clés en main, mais les petits contrats, ça change le mal de place.»

Passion de jeunesse

Daniel Raymond avoue avoir toujours eu un faible pour les hot rods, dès son tout jeune âge à La Prairie. «Mes frères en ont eu et c'était commun d'en voir à La Prairie, car il y avait une piste de course ici jusqu'à la fin des années 60, se rappelle-t-il. Encore aujourd'hui, il y a encore beaucoup d'amateurs dans la région.»

Son acolyte Roger Fournier, surnommé «Penske» en raison de son rare talent à travailler les mécaniques, partage le même amour des classiques. «C'est mystérieux, un hot rod, soutient-il. On ne sait jamais ce qu'il y a sous le capot.»

«C'est un peu hypocrite, j'aime ça», confirme aussitôt Daniel, sourire en coin.

Daniel Raymond se réclame d'une école plutôt traditionnelle. Il peut réaliser des reproductions fidèles, et quand il se permet des pièces modernes, elles sont discrètes.

«Un hot rod peut prendre de la valeur. Mais il peut aussi en perdre s'il est construit tout croche.»

«On ne mesure d'ailleurs pas la qualité d'un hot rod à l'argent investi. Il faut mettre les bonnes pièces aux bons endroits. Sinon, ça peut avoir l'air d'une soupe aux légumes ou d'un arbre de Noël. Notre job, c'est donc aussi de guider les clients.»

Et d'attirer une nouvelle clientèle, qui se fait plutôt rare. «Il n'y a pas assez de jeunes, se plaint Daniel. Par exemple, ceux qui aiment le tuning ne savent pas que les hot rods peuvent être accessibles. Ils ne savent pas par où commencer.»

«C'est parce qu'ils n'ont pas eu l'occasion d'en essayer», ajoute Roger Fournier, qui suggère aux jeunes de commencer par personnaliser des voitures des années 60, plus abordables. Plusieurs jeunes qui ont adopté la mode vintage roulent d'ailleurs avec des Bel-Air et des Fairlane d'il y a 50 ans. «Le rockabilly va les amener vers les hot rods, pense Daniel. Pour l'instant, ils apprécient le mode de vie et participent à des réunions de passionnés, mais c'est très certainement une clientèle éventuelle.»

Métier: pinstriper

Les années 50 n'ont pas seulement vu l'avènement du hot rod: ce fut aussi l'âge d'or des pinstripers. Appliquées sur les carrosses ou les voitures de pompiers, les fines lignes jusque-là utilisées très sobrement explosent sur les carrosseries des hot rods, sous l'impulsion de l'anticonformiste Kenneth Howard. Le Québec compte aujourd'hui de dignes héritiers de celui qui se faisait appeler «Von Dutch».

Pierre Tardif et Martin Cloutier




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