«Time attack»: l'ultime recherche de vitesse

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Après avoir fait l'essai de l'autoslalom, on avait conclu l'an dernier dans ces pages qu'il s'agissait sans doute de la forme de course automobile la plus accessible qui soit. Il n'en fallait pas plus pour que Marc Migneault, instructeur-chef de l'association Track&Time, nous rappelle gentiment à l'ordre en nous invitant à faire l'essai du «time attack», expérience de piste chronométrée que l'on peut réaliser avec sa propre voiture.

C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés au début du mois sur le circuit de Sanair, à l'occasion du premier week-end d'activités de l'association, qui prend traditionnellement la forme d'une école de pilotage pour les moins expérimentés, et de dérouillage pour les vétérans. L'idée étant de se familiariser avec le concept du «time attack», nous avons été inscrits au sein du groupe novice, une sage décision, car le niveau de pilotage des vétérans est assez impressionnant.

À la différence de l'autoslalom, qui est organisé sur un parcours serré et éphémère constitué de cônes, le time attack se déroule sur des circuits complets et connus des pilotes. Le temps de piste est ainsi autrement plus généreux - les droits d'inscription sont conséquemment plus élevés. Mais, comme en autoslalom, on se bat contre le chronomètre, et non contre ses concurrents. «Nous avons choisi de permettre les dépassements seulement lorsque le pilote qui précède donne l'indication à son poursuivant de le doubler. C'est une série compétitive, mais sécuritaire, a insisté Marc Migneault. En time attack, l'idéal est d'avoir une piste dégagée de façon à aller chercher le meilleur temps. Certains pilotes vont volontairement choisir de ralentir et de ne pas dépasser un concurrent.»

Rouler vite, en sécurité

Pour éviter la congestion, les pilotes les plus rapides s'élancent en piste en premier, regroupés en différentes catégories en fonction de la performance de leurs voitures. Même si plusieurs pilotes arrivent avec de sérieux bolides, taillés sur mesure pour la piste, tout type de voiture est permis, mis à part les voitures de course à roues découvertes. «Ça peut être une voiture de série, mais elle doit être en ordre, a recommandé Gilles Pilon, secrétaire-trésorier de Track and Time. Il faut au minimum s'assurer d'avoir fait le changement d'huile et d'avoir fait le plein de liquide à frein.» Il est aussi sage de se doter de plaquettes de freins de haute performance, plus efficaces et mieux en mesure d'endurer les longs freinages appuyés. C'est l'autre différence avec l'autoslalom, qui est moins exigeant sur la mécanique.

Comme les vitesses atteintes sont élevées, toute personne qui veut rouler avec Track and Time se doit d'obtenir sa licence au terme du week-end de formation. Les techniques enseignées sont celles que l'on apprend généralement dans les autres écoles de pilotage: position de conduite, vision, transferts de charge, freinage et accélération, dérapage, sous-virage et survirage, lignes de course, dépassements et drapeaux, on aborde même la technique de talon-pointe, qui permet d'harmoniser le régime moteur au bon rapport de vitesse lorsque l'on rétrograde en freinant.

«J'ai toujours tripé sur les voitures, et cette séance de pilotage était un cadeau de Noël, nous a raconté Jean-Michel Rancourt, 18 ans, lors de la pause matinale de la première journée de formation. Je veux approfondir mes connaissances et j'aurai une base si je continue à faire de la piste, car j'en ai beaucoup à apprendre.»

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Le lendemain après-midi, le jeune homme de Québec avait déjà considérablement amélioré ses performances, et piaffait d'impatience à l'idée de revenir un jour en piste. «Au début, on n'est sûr de rien, on se fait dire nos forces et nos faiblesses. Mais je ne m'attendais pas à apprendre aussi vite, s'est-il étonné. Ce qui est étonnant, ce sont les infimes détails qu'il faut maîtriser et qui font toute la différence sur les chronos.»

Sans compter que les techniques apprises sont autant pertinentes sur la route que sur un circuit, et font comprendre que la route n'est justement pas une piste de course. «Je suis brûlée, s'est exclamée Audrey Vaillancourt, 26 ans, au terme du week-end. Nous avons touché à tout, même s'il y a évidemment encore certains éléments à peaufiner. Je suis vraiment satisfaite de ma performance, mais là, je suis bien contente de retourner chez moi sur le "cruise-control" à 100 km/h!»

Pour plus d'informations: trackandtime.ca

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