Motocross pour tous

  • La petite Lauralie Mallette apprend les rudiments du motocross avec sa mère Carolyne Chaumont et son père Ghislain Mallette. (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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    La petite Lauralie Mallette apprend les rudiments du motocross avec sa mère Carolyne Chaumont et son père Ghislain Mallette.

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  • Le motocross peut s'avérer une activité familiale agréable. (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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  • Yves Hamel, directeur de SRA Motocross. (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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  • Malgré tous les efforts déployés pour rendre sa pratique sécuritaire, le motocross demeure un sport extrême, avec les risques de blessures qui y sont associées. (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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    Malgré tous les efforts déployés pour rendre sa pratique sécuritaire, le motocross demeure un sport extrême, avec les risques de blessures qui y sont associées.

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  • SRA Motocross compte sur un atelier mécanique complet ainsi que sur un large éventail de pièces. (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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    SRA Motocross compte sur un atelier mécanique complet ainsi que sur un large éventail de pièces.

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  • Parmi les gens qui louent des motocross, on trouve souvent des motocyclistes qui veulent goûter à la sensation de rouler hors piste ou s'exercer en vue de l'achat d'une moto aventurière. (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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    Parmi les gens qui louent des motocross, on trouve souvent des motocyclistes qui veulent goûter à la sensation de rouler hors piste ou s'exercer en vue de l'achat d'une moto aventurière.

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  • Selon Yves Hamel, le motocross attire moins les jeunes aujourd'hui. (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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    Selon Yves Hamel, le motocross attire moins les jeunes aujourd'hui.

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(Saint-Roch-de-l'Achigan) On dit de lui que c'est le sport le plus exigeant qui soit. Que les blessures sont inévitables. Mais la pratique du motocross est autrement plus accessible qu'on ne le pense, dans un environnement sécuritaire ouvert à tous. Nous sommes allés voir par nous-mêmes chez SRA Motocross, à Saint-Roch-de-l'Achigan, qui s'est toujours fait un point d'honneur de démocratiser la pratique du motocross.

De 7 à 77 ans

Les camps de jour pour enfants sont offerts depuis le tout début de SRA Motocross. Pour la troisième année, les motos et l'équipement sont même fournis par Honda Canada et son programme Jeunes Red Riders, en place dans plusieurs parcs de motocross au pays. «J'ai rapidement eu des demandes de mères qui accompagnaient leurs jeunes et qui voulaient elles aussi essayer, a expliqué Yves Hamel, directeur de SRA Motocross. On a donc élargi notre programme de formation pour ensuite offrir un service de location.» En location, tout le nécessaire est fourni, après quoi on est soumis à une évaluation d'une trentaine de minutes.

Le motocross peut s'avérer une activité familiale agréable. «Je voulais rouler à deux roues, je suis une fille de moteur, j'ai toujours été exposée à ça, raconte Carolyne Chaumont, 33 ans, de Saint-Lin. Je me suis dit que ce pourrait être une bonne activité à faire en famille. Mais je viens aussi toute seule, ça me permet de décrocher à fond. J'ai maintenant ça dans le sang, c'est devenu un rendez-vous hebdomadaire.»

Selon Yves Hamel, la pratique du motocross peut être pédagogique pour les jeunes: «C'est le fun, le motocross, il n'y a donc pas besoin de faire de discipline avec les enfants; ils sont exposés aux règles et aux dangers, soutient le directeur de SRA Motocross. Ils laissent sortir leur adrénaline et sont par la suite pas mal plus tranquilles sur la route. Ça les rend plus conscients, plus responsables face au risque.»

Axé sur le plaisir

Quand Yves Hamel a lancé SRA Motocross il y a 11 ans, son idée était claire: «Je voulais avant tout mettre sur pied un endroit où l'on pouvait avoir du plaisir, mais en sécurité, nous a expliqué celui qui était autrefois directeur des ventes à la radio CKAC. Il faut comprendre qu'en motocross, il n'y a pas de débouchés. Seuls les meilleurs Américains arrivent à gagner leur vie pro. La compétition, je ne voulais donc rien savoir de ça. Je voulais faire du motocross une activité familiale, accessible.»

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On a beau rendre la pratique du motocross plus accessible, il ne faut pas prendre ce sport à la légère. «Parfois, des gens arrivent chez nous avec l'intention d'acheter une moto pour eux ou leurs jeunes, mais ils repartent avec un rendez-vous pour une formation, explique Yves Hamel. On s'efforce de conseiller les gens, car c'est impossible de savoir si ou va aimer ça ou non.»

La sécurité avant tout

Si, dans les premières années, la majorité de la clientèle de SRA Motocross était constituée de motards affranchis qui venaient profiter de la nouvelle piste, la sécurité a toujours été à l'avant-plan. «Ici, les sauts sont un peu plus petits, les risques de blessures sont moins grands, c'est plus familial, nous a raconté Tommy Girard, un vétéran de 38 ans qui fait du motocross depuis l'âge de 16 ans. Les gens sont aussi moins téméraires. Et c'est Yves Hamel qui donne l'exemple: par exemple, quand il voit quelqu'un qui roule sans casque dans les paddocks, il sort aussitôt pour le rappeler à l'ordre.»

«Les blessures ont beaucoup baissé depuis l'avènement des parcs, soutient dailleurs Yves Hamel. Nos meilleurs ambassadeurs sont les patrouilleurs de la Sûreté du Québec, qui reconnaissent les vertus des parcs de motocross, où la pratique du sport est encadrée.»

Malgré tous les efforts déployés pour rendre sa pratique sécuritaire, le motocross demeure un sport extrême, avec les risques de blessures associés. «Il faut savoir se garder une petite gêne, recommande Yves Hamel. Si tu roules toujours à 100, 105 ou 110% de tes capacités, c'est certain que tu vas te planter. En fait, en motocross, la question n'est pas de savoir si on va un jour subir une blessure, mais plutôt quand. On doit donc faire beaucoup d'éducation auprès des gens.»

Service compris

Amateur de golf, Yves Hamel a toujours voulu développer son parc de motocross à l'image des clubs de golf. Toilettes, salles d'essayage et section boutique d'abord, atelier mécanique, comptoir de pièces et salle d'exposition pour motos neuves ensuite, le complexe SRA s'est développé au fil des ans. «Le mieux, c'est évidemment de s'y connaître un peu en mécanique, nous a raconté Éric Charlebois, 36 ans, qui s'est remis au motocross cette année après une pause de près de 15 ans. Mais quand on roule ici, l'avantage, c'est qu'il y a un atelier sur place.»

SRA Motocross compte en effet sur un atelier mécanique complet ainsi que sur un large éventail de pièces. «Au départ, les gens se plaignaient de ne pas pouvoir faire réparer leurs motos sur place, souligne Yves Hamel. J'ai pu obtenir des pièces à bon prix, après quoi j'ai décidé d'acheter une variété de pièces afin d'être autosuffisant.»

La grande majorité des parcs de motocross au Québec ne bénéficient pas d'installations permanentes, , ce qui peut parfois gêner la clientèle féminine, qui apprécie notamment pouvoir compter sur des toilettes et des salles d'essayage.

La recette du succès

«On a essayé ça pour le plaisir, on était curieux quand on les voyait rouler de l'autoroute», nous a raconté Emmanuelle Venne, 29 ans, motocycliste qui en était à ses premiers tours de roue en motocross. Ce n'est pas un hasard si le parc de motocross est installé à un jet de pierre de l'autoroute 25. Tant et si bien que Transports Québec a dû installer de grandes affiches interdisant le stationnement en bordure de la voie rapide. Aussi, le parc compte aujourd'hui cinq tracés différents sur une superficie totale de 9,3 hectares, les pistes sont entretenues quotidiennement grâce à un système d'irrigation, de la machinerie spécialisée et un système d'arrosage.

Parmi les gens qui louent des motocross, on trouve souvent des motocyclistes qui veulent goûter à la sensation de rouler hors piste ou s'exercer en vue de l'achat d'une moto aventurière.

La fin de l'âge d'or

Malgré le fait que le motocross soit l'un des sports motorisés les plus abordables qui soient, l'activité connaît des années difficiles. Les gens ont moins d'argent à y consacrer, mais il souffre aussi de l'essoufflement de l'effet «wow» des sports extrêmes. Sans compter la question foncière: «Les terrains où nous nous trouvons vont éventuellement être occupés par des projets résidentiels, industriels ou commerciaux, a reconnu le propriétaire de SRA Motocross. Nous sommes à notre 11e année; je suis satisfait de ce que l'on a accompli, je ne mettrai donc pas de bâtons dans les roues de la municipalité.»

Selon Yves Hamel, le motocross attire moins les jeunes aujourd'hui. «Ils veulent essayer, mais ne veulent plus faire les sacrifices pour pratiquer le sport de façon régulière, se désole le propriétaire de SRA Motocross. Ils ont aussi de nos jours d'innombrables activités parmi lesquelles choisir. On vend donc beaucoup moins de motos et la fréquentation des camps de jour diminue.»

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