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Stéphanie Pérusse au Rallye Aïcha des Gazelles: «Folle d'avoir fait ça»

  • Stéphanie Pérusse (à droite) et Céline Véga-Roïatti durant une pause du 27e rallye des Gazelles, le mois dernier, où elles ont terminé au troisième rang dans leur catégorie. ()

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    Stéphanie Pérusse (à droite) et Céline Véga-Roïatti durant une pause du 27e rallye des Gazelles, le mois dernier, où elles ont terminé au troisième rang dans leur catégorie.

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  • «J'ai beaucoup appris avec la conduite dans la neige et sur la glace ici avec mon père. Dans le sable, ça se transpose un peu. Il y a des similitudes», dit Stéphanie Pérusse. ()

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    «J'ai beaucoup appris avec la conduite dans la neige et sur la glace ici avec mon père. Dans le sable, ça se transpose un peu. Il y a des similitudes», dit Stéphanie Pérusse.

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  • Dans le désert, il faut savoir tout faire soi-même pour garder la machine en état de marche. ()

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    Dans le désert, il faut savoir tout faire soi-même pour garder la machine en état de marche.

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  • Durant une des étapes dans les dunes, Stéphanie Pérusse et Céline Véga-Roïatti ont dû pelleter huit fois dans la même journée. ()

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    Durant une des étapes dans les dunes, Stéphanie Pérusse et Céline Véga-Roïatti ont dû pelleter huit fois dans la même journée.

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  • Stéphanie Pérusse et Céline Véga-Roïatti, l'une québécoise et l'autre française, troisièmes du 27e rallye Aïcha des Gazelles au Maroc, 2017. Ayant perdu sa co-pilote, Stéphanie a trouvé Céline quelques jours avant le départ. Elles ont fait connaissance dans le véhicule, durant les huit heures de route entre Marrakech et Erfoud, le départ du rallye. ()

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    Stéphanie Pérusse et Céline Véga-Roïatti, l'une québécoise et l'autre française, troisièmes du 27e rallye Aïcha des Gazelles au Maroc, 2017. Ayant perdu sa co-pilote, Stéphanie a trouvé Céline quelques jours avant le départ. Elles ont fait connaissance dans le véhicule, durant les huit heures de route entre Marrakech et Erfoud, le départ du rallye.

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  • Stéphanie et Céline ont fait le rallye à bord d'un Toyota FJ Cruiser 2008 acheté d'occasion et transformé pour le rallye. ()

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    Stéphanie et Céline ont fait le rallye à bord d'un Toyota FJ Cruiser 2008 acheté d'occasion et transformé pour le rallye.

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  • L'expédition sportive de Stéphanie Pérusse a frôlé la catastrophe deux fois avant le départ, mais elle a appliqué le système D. Une fois parties, les deux équipières, qui se connaissaient à peine, ont terminé troisièmes dans leur catégorie. Comment s'appelait leur équipe ? Sahïra... comme dans «ça ira». ()

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    L'expédition sportive de Stéphanie Pérusse a frôlé la catastrophe deux fois avant le départ, mais elle a appliqué le système D. Une fois parties, les deux équipières, qui se connaissaient à peine, ont terminé troisièmes dans leur catégorie. Comment s'appelait leur équipe ? Sahïra... comme dans «ça ira».

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  • «C'est une course de filles mais de filles en forme, mentalement et physiquement, précise Stéphanie Pérusse. On se lève à 4h, le départ est à 6h, on est rentrées vers 18h quand il n'y a pas trop d'embuches, de bris mécaniques, si on n'est pas pris dans le sable. Certaines arrivent à minuit au bivouac.» ()

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    «C'est une course de filles mais de filles en forme, mentalement et physiquement, précise Stéphanie Pérusse. On se lève à 4h, le départ est à 6h, on est rentrées vers 18h quand il n'y a pas trop d'embuches, de bris mécaniques, si on n'est pas pris dans le sable. Certaines arrivent à minuit au bivouac.»

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C'est une histoire de malchance, de persévérance et de réussite peu commune. Celle de Stéphanie Pérusse, qui décide un jour de réaliser un rêve vieux de 20 ans, participer pour la première fois à une compétition automobile, le Rallye Aïcha des Gazelles. Jusque-là, rien d'exceptionnel - ou presque. À ceci près que l'aventure a failli tourner au cauchemar avant même le départ...

Il ne faut pas craindre de se salir... - image 1.0

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Il ne faut pas craindre de se salir les mains durant le Rallye des Gazelles.

Précisons-le d'emblée. Cette ancienne courtière en valeurs mobilières n'a pas pris le départ de ce rallye exclusivement féminin par hasard ou sur un coup de tête.

Stéphanie Pérusse, 43 ans, est tombée dans la marmite quand elle était petite.

« Mon père a fait beaucoup de courses automobiles, dit-elle. Il me trimballait à ses courses et j'ai côtoyé le milieu de la course automobile toute ma jeunesse. Le mécanicien de mon père était d'ailleurs le père d'Alexandre Tagliani, Raymond. J'ai toujours rêvé de faire de la course automobile. »

Gamins, Stéphanie et Alexandre ne partagent pas seulement les aires de jeux pour enfants.

«Quand Alexandre a commencé à faire de la course automobile, j'ai dit à mon père : "J'aimerais ça." Et il me disait : "Oui, mais il n'y a pas de femmes dans ce domaine-là." Mais sans me dire que je n'avais pas le droit.»

Stéphanie Pérusse
Pilote de rallye

DÉLIC DANS LE DÉSERT MAROCAIN

La vie suit finalement son cours jusqu'à ce qu'il y a 20 ans, Stéphanie découvre le Rallye Aïcha des Gazelles, disputé dans le désert marocain. Le papa, jamais loin pour conseiller sa fille sur le sport auto, doute.

« Oh, ça, ç'a l'air d'un rallye de matantes pour celles qui savent pas trop quoi faire de leur temps », estime-t-il à l'époque avec amusement. Pas complètement dissuadée pour autant, Stéphanie voit la maternité et le travail la rattraper. Le sport automobile est toujours dans un coin de la tête et lors d'une randonnée dans le désert marocain, « il y a quatre ou cinq ans », le souvenir des Gazelles revient en tête. C'est le déclic. La décision est prise.

75 000 $
Le budget de Stéphanie Pérusse pour ce rallye des Gazelles. Ce qui comprend l'achat et la préparation de la voiture, les stages, l'inscription au rallye et le transport.

Renseignements pris sur la compétition, Stéphanie traverse l'Atlantique pour la France puis le Maroc l'an dernier pour un stage de navigation et de pilotage.

« Je voulais savoir si j'aimais vraiment ça, car je n'avais jamais touché à ça. Investir du temps et de l'énergie pendant un an, ramasser des commanditaires, préparer mon 4 x 4... Pour ça, avant de me lancer dans l'aventure, je me suis dit : il faut que je sache si j'aime ça. »

Elle récidivera en ce début d'année pour un stage de perfectionnement. Elle ne le sait pas encore, mais ces deux stages vont grandement contribuer à la réussite qui les attend, elle et sa copilote... « Surtout dans les dunes », se souvient-elle.Renseignements pris sur la compétition, Stéphanie traverse l'Atlantique pour la France puis le Maroc l'an dernier pour un stage de navigation et de pilotage. « Je voulais savoir si j'aimais vraiment ça, car je n'avais jamais touché à ça. Investir du temps et de l'énergie pendant un an, ramasser des commanditaires, préparer mon 4 x 4... Pour ça, avant de me lancer dans l'aventure, je me suis dit : il faut que je sache si j'aime ça. »

Elle récidivera en ce début d'année pour un stage de perfectionnement. Elle ne le sait pas encore, mais ces deux stages vont grandement contribuer à la réussite qui les attend, elle et sa copilote... « Surtout dans les dunes », se souvient-elle.

«J'ai beaucoup appris avec la conduite dans la neige et sur la glace ici avec mon père. Dans le sable, ça se transpose un peu. Il y a des similitudes.»

Stéphanie Pérusse

Entre-temps, le pilotage s'avère un choix naturel. « J'adore conduire, je peux faire la route Montréal-Floride en 24 heures. J'ai du mal à être assise à côté. Même en temps normal. Je fais de la moto et il n'est pas question que je m'assoie derrière mon mari. »

Tout va bien dans le meilleur des mondes jusqu'en ce début du mois de mars. Le Toyota FJ Cruiser 2008 acheté d'occasion et transformé pour le rallye est en route, par bateau, pour le Maroc. Sauf que... « Le véhicule devait arriver à Casablanca le 5 mars. Il y a eu des retards. La course commençait le 17 mars. Le 9 mars, le 4 x 4 n'était toujours pas sur le bateau au Portugal en partance pour Casablanca », explique Stéphanie Pérusse.

RETARDS ET DÉCOLLEMENT DE LA RÉTINE

Une (première) course contre la montre débute. Stéphanie et son père prennent l'avion pour Lisbonne afin de récupérer le véhicule, le dédouaner, l'assurer et le conduire de Sines, au Portugal, à Erfoud, au Maroc, lieu de rassemblement avant le départ du rallye, le tout en traversant le détroit de Gibraltar. Ouf...

«Il a fallu se battre pour monter sur le bateau pour arriver à Tanger, puis à Marrakech.»

Stéphanie Pérusse

Mais les difficultés de celle qui travaille aujourd'hui dans la rénovation et la construction ne s'arrêtent pas là. Lorsqu'elle se rend compte, le 9 mars, que son 4 x 4 est toujours coincé au Portugal, Stéphanie Pérusse n'a plus de copilote depuis la veille... Sa coéquipière a été victime d'un décollement de la rétine.

« C'était une catastrophe pour elle, plus que pour moi. On se dit que c'est un signe que je ne dois pas faire la course, même si je n'y crois pas beaucoup, aux signes, dit-elle aujourd'hui. Je me suis posé la question, mais pas très longtemps. Je me suis dit : je me retrousse les manches et je me trouve une copilote. Ça m'a ébranlée, mais je me suis dit : il y a une solution à tout. »

UNE HABITUÉE DES RALLYES POUR COPILOTE

Et la solution passe alors par un appel à tous par l'entremise de l'organisation du rallye. Rapidement, Stéphanie trouve trois candidates. C'est après une longue conversation sur Skype que son choix se portera sur la Française Céline Véga-Roïatti, une habituée des rallyes, dont celui des Gazelles. « Je ne la connaissais pas du tout. Je sentais que c'était le bon match. Je me suis dit qu'avec tout ce qui m'arrivait, je n'avais pas le temps de former quelqu'un. Je n'avais plus l'intention d'être dans les meilleures, mais de prendre le départ, de réaliser le rallye et d'être performante si possible. »

L'incroyable odyssée de Stéphanie ne s'arrête pas là. « Je suis allée chercher Céline à Marrakech, et on a fait la route ensemble durant huit heures entre Marrakech et Erfoud, le départ du rallye. On s'est parlé pendant huit heures. On a appris à se connaître sur le chemin du rallye et à chaque jour sur le rallye. »

De cette incroyable histoire, on en oublierait presque l'essentiel. Si ça l'est. Stéphanie Pérusse et Céline Véga-Roïatti ont terminé troisièmes de ce 27e Rallye Aïcha des Gazelles, dans la catégorie 4 x 4 ! Stéphanie est devenue la première Québécoise à monter sur le podium à l'issue de sa première participation.

Au fait, quel était déjà le nom de l'équipe, Stéphanie ? « Sahïra. »

Cela s'est effectivement bien passé...

8
C'est le nombre de fois dans une journée dans les dunes où Stéphanie Pérusse et Céline Véga-Roïatti ont dû pelleter.

Le rallye des Gazelles en bref

Réservé aux femmes, le Rallye Aïcha des Gazelles consiste à rallier l'arrivée sur la plus courte distance possible, sans être la plus rapide, tout en trouvant des balises qui jalonnent le parcours d'une longueur totale de 2500 km dans le désert marocain.

Le tout avec pour seuls instruments de navigation une boussole et une carte topographique datant des années 60... Téléphones, ordinateurs, appareils photo à longue focale, jumelles et GPS sont proscrits.

Les participantes sont âgées de 18 à 65 ans. « C'est une course de filles mais de filles en forme, mentalement et physiquement, précise Stéphanie Pérusse. On se lève à 4h, le départ est à 6h, on est rentré vers 18h quand il n'y a pas trop d'embuches, de bris mécaniques, si on n'est pas pris dans le sable. Certaines arrivent à minuit au bivouac. »

Une édition spéciale du rallye des Gazelles aura lieu cet automne. Particularité : il sera pour la première fois composé d'équipages mixtes.




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    Stéphanie Pérusse (à droite) et Céline Véga-Roïatti durant une pause du 27e rallye des Gazelles, le mois dernier, où elles ont terminé au troisième rang dans leur catégorie. ()

    Stéphanie Pérusse (à droite) et Céline Véga-Roïatti durant une pause du 27e rallye des Gazelles, le mois dernier, où elles ont terminé au troisième rang dans leur catégorie.

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    «J'ai beaucoup appris avec la conduite dans la neige et sur la glace ici avec mon père. Dans le sable, ça se transpose un peu. Il y a des similitudes», dit Stéphanie Pérusse. ()

    «J'ai beaucoup appris avec la conduite dans la neige et sur la glace ici avec mon père. Dans le sable, ça se transpose un peu. Il y a des similitudes», dit Stéphanie Pérusse.

  • Stéphanie Pérusse, pilote et Gazelle
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    Dans le désert, il faut savoir tout faire soi-même pour garder la machine en état de marche.

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    Durant une des étapes dans les dunes, Stéphanie Pérusse et Céline Véga-Roïatti ont dû pelleter huit fois dans la même journée.

  • Stéphanie Pérusse, pilote et Gazelle
    Stéphanie Pérusse et Céline Véga-Roïatti, l'une québécoise et l'autre française, troisièmes du 27e rallye Aïcha des Gazelles au Maroc, 2017. Ayant perdu sa co-pilote, Stéphanie a trouvé Céline quelques jours avant le départ. Elles ont fait connaissance dans le véhicule, durant les huit heures de route entre Marrakech et Erfoud, le départ du rallye. ()

    Stéphanie Pérusse et Céline Véga-Roïatti, l'une québécoise et l'autre française, troisièmes du 27e rallye Aïcha des Gazelles au Maroc, 2017. Ayant perdu sa co-pilote, Stéphanie a trouvé Céline quelques jours avant le départ. Elles ont fait connaissance dans le véhicule, durant les huit heures de route entre Marrakech et Erfoud, le départ du rallye.

  • Stéphanie Pérusse, pilote et Gazelle
    Stéphanie et Céline ont fait le rallye à bord d'un Toyota FJ Cruiser 2008 acheté d'occasion et transformé pour le rallye. ()

    Stéphanie et Céline ont fait le rallye à bord d'un Toyota FJ Cruiser 2008 acheté d'occasion et transformé pour le rallye.

  • Stéphanie Pérusse, pilote et Gazelle
    L'expédition sportive de Stéphanie Pérusse a frôlé la catastrophe deux fois avant le départ, mais elle a appliqué le système D. Une fois parties, les deux équipières, qui se connaissaient à peine, ont terminé troisièmes dans leur catégorie. Comment s'appelait leur équipe ? Sahïra... comme dans «ça ira». ()

    L'expédition sportive de Stéphanie Pérusse a frôlé la catastrophe deux fois avant le départ, mais elle a appliqué le système D. Une fois parties, les deux équipières, qui se connaissaient à peine, ont terminé troisièmes dans leur catégorie. Comment s'appelait leur équipe ? Sahïra... comme dans «ça ira».

  • Stéphanie Pérusse, pilote et Gazelle
    «C'est une course de filles mais de filles en forme, mentalement et physiquement, précise Stéphanie Pérusse. On se lève à 4h, le départ est à 6h, on est rentrées vers 18h quand il n'y a pas trop d'embuches, de bris mécaniques, si on n'est pas pris dans le sable. Certaines arrivent à minuit au bivouac.» ()

    «C'est une course de filles mais de filles en forme, mentalement et physiquement, précise Stéphanie Pérusse. On se lève à 4h, le départ est à 6h, on est rentrées vers 18h quand il n'y a pas trop d'embuches, de bris mécaniques, si on n'est pas pris dans le sable. Certaines arrivent à minuit au bivouac.»

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