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Véhicules au gaz naturel: comment ça marche?

Équipée d'un moteur thermique, cette Honda Civic roule au gaz naturel. Son autonomie moyenne est de 300 kilomètres.

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Équipée d'un moteur thermique, cette Honda Civic roule au gaz naturel. Son autonomie moyenne est de 300 kilomètres.

Photo André Pichette, La Presse

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Sébastien Templier | La Presse

Publié le 9 février 2012 | Mise à jour le 11 février 2012 à 12h01

La Honda Civic GX Natural Gas est propulsée par un moteur thermique, lui-même alimenté par du gaz naturel compressé. Comment ça marche?

Gaz Métro est l'une des rares entreprises au Québec à posséder une voiture au gaz naturel compressé. En l'occurrence, une Honda Civic GX 2009.

Cette voiture possède un moteur thermique particulier, un quatre-cylindres de 1,8 litres. Son système d'allumage et de démarrage est similaire à celui d'une voiture à essence. Son réservoir de gaz naturel compressé est un cylindre en aluminium et en fibre de verre de 27 litres placé entre le siège arrière et le coffre (qui devient très restreint).

Le gaz envoyé dans le réservoir sous une pression de 3200 livres permet de faire le plein en quelques minutes au coût de 16$. «Cela ne change rien par rapport à un moteur à essence, à ceci près que la combustion est propre. Il n'y a rien sur le tuyau d'échappement, il n'y a pas de dépôt de carbone dans l'huile. C'est le même rendement qu'un moteur à essence. Par temps froid, il n'y a pas de problème», témoigne Jean-Pierre Noël, directeur de la division Solutions Transport de Gaz Métro. Et la sécurité? «Le gaz naturel ne peut pas exploser dans un réservoir.»

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Si cette voiture représente «un choix écologique intéressant», selon les propres termes de M. Noël, elle comporte néanmoins deux handicaps majeurs dans l'immédiat: une autonomie relativement faible et un réseau de distribution de gaz inexistant. L'autonomie maximale de la Civic GX 2009 n'excéderait pas 350 km, selon l'expérience de Gaz Métro.

Compressé ou liquéfié?

Le gaz naturel comprimé est sous pression dans des bouteilles étanches et a les mêmes propriétés que le gaz naturel. Lorsqu'il est refroidi à -160 degrés Celsius, le gaz naturel passe de l'état gazeux à l'état liquide.

À ce jour, le gaz naturel est utilisé dans le monde comme carburant pour les poids lourds et les autobus, plus à l'état liquide que gazeux. Les constructeurs automobiles commencent à l'utiliser dans quelques modèles à l'état gazeux (compressé) seulement.

L'utilisation du gaz naturel sous forme compressée affiche des coûts de stockage plus bas comparativement à celui sous forme liquide compte tenu de la nécessité de refroidir le réservoir de gaz liquide en permanence.

Le gaz naturel compressé exige par contre un plus grand volume pour stocker la même masse que le gaz naturel liquéfié. «Dans un même réservoir, on peut ainsi emmagasiner 600 fois plus de gaz naturel liquéfié que de gaz naturel compressé», précise Gaz Métro.

Les technologies utilisant le gaz naturel compressé offrent donc beaucoup moins d'autonomie. Cela vous rappelle quelque chose?

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Commentaires (8)

  • Je confirme @ Alain_vlleneuve
    J'ai moi-même eu une Chevrolet Impala qui fonctionnai au gaz naturel.
    Les deux réservoirs qui prennait les 2/3 du volume du coffre permettait une autonomie limité de moins de 150 Km , si je me souviens bien.
    Cette voiture faisait rigoler mes connaissances et provoquais des moqueries à mon égard.
    Je n'en ai jamais tenu compte, bien sur, et malgré tout les dénigreurs de l'époque qui sont semblable à ceux d'aujourd'hui, j'avais raison $$ d'utiliser ce carburant.
    Ce sera la même chose pour l'électrique, mais en mieux.
  • Je ne sais pas où était M Sébastien Templier dans les années 90s. Moi, j'avais un Ford Aérostart convertie au gaz naturel. Les réservoirs de gaz naturel étaient sous le camion. Je travaillais à Ottawa et je venais à Montréal et Québec toutes les fins de semaines, environ 1000 km chaque fin de semaines. En Ontario, le prix du gaz naturel était environ à 60% du prix de l'essence alors que au Québec il était entre 80% et 90% de l'essence. Au moment ou j'ai convertie mon camion au gaz naturel, il avait quatre stations pour faire le plein au gaz naturel à Montréal. L'autonomie du véhicule était presque de 100%. J'avais un petit interrupteur et je pouvais continuer à rouler à l'essence ordinaire. Le gaz naturel est beaucoup plus populaire dans l'ouest pour les flottes de taxi. Il avait aussi une flotte de taxi à Québec, c'était une copérative. La puissance du moteur était légèrement inférieur sous le gaz naturel, spécialement pour l'accélération.
  • Outre de très petites flottes très localisées, je ne vois aucun intérêt pour le gaz naturel. Disons dans la vallée de Aspen, par exemple, le smog s'accumule. Des véhicules d'entretien des pentes pourraient remplacer le diesel par du gaz naturel. C'est fou comment les échappement des autobus et des véhicules diesel s'accumulaient dans la vallée, au point de créer un smog dégoutant. Ça s'est améliorer avec les autobus hybrides, mais comme les distances parcourues sont faibles, le GN pourrait remplacer le diesel dans ces autobus hybrides. Mettons. Si ça vient du biogaz. Mais outre ces exemple... bof.

    À la limite, on pourrait toujours imaginer des moteurs qui brûlent un mélange d'hythane, soit 10 % d'hydrogène pour la balance en méthane, si l'hydrogène provient de l'énergie des éoliennes tournant la nuit.

    Je suis très peu enthousiasmé par ça. Le GN vient de plus en plus des schales et ça, c'est vraiment déplorable.
  • L'avenir n'est pas au gaz naturel, à l'hydrogène, au bio carburant, etc. Elle est à l'électricité. Pourquoi? Simplement parce que cette technologie supplante toutes les autres sur quasiment tous les aspects : rendement énergétique, sécurité, complexité du moteur, réseau de distribution, gaz à effet de serre (au Québec du moins), construction à grande échelle, etc (certains points sont sûrement débattable, mais vous comprenez le principe). Même en terme de commercialisation, l'électricité est en avance. Le seul hic pour l'instant, c'est la durée de la batterie. Mais déjà beaucoup d'argent sont investit pour résoudre ce problème, ce qui devrait être fait bien avant qu'une solution alternative n'atteigne sa maturité technologique.
  • Peut-être que Honda devrait travaillé à moderniser ses vieilles mécaniques de 10 ans au lieu de proposer des solutions qui n'apporte rien?
  • J'ai vu beaucoup de véhicule fonctionnant au propane et au gaz naturel liquifié LNG lors d'un séjour en Corée du sud. Les taxis fonctionnent au propane et ça leur coutait deux fois moins cher. 80 cent du litre au lieu de 1.70$/L pour l'essence. Il n'y avait pas de problèmes et je n'ai pas vu de véhicule exploser lors d'accident. Mettre nos véhicules au gaz naturel lorsqu'on en a de pleine réserve est juste du bon sens. On doit une fois pour toute cesser d'envoyer des milliards de dollars par année vers la péninsule arabique et utiliser nos ressources.
  • humm bizzare un tel buzz pour les véhicules au gaz tout a coup a la presse. Il ya une quinzaine d'années il ya eut un certain engouement pour les véhicules au propane qui ont fait patate asser rapidement après plusieurs incendies. Pas super quand le véhicule fuit par un joint de culasse et que le moteur fuit a l'interieur du capot ou du systeme de refroidissement des vapeurs de gaz. Les projets de véhicules au gaz en suede qui fonctionnent avec les gaz produits a partir des stations d'épurations des eaux usées sont quand meme interessants. Il ya des inconvénients par temp froid les reservoirs de gaz doivent etres plein car la pression baisse proportionnellement avec la température n'importe qui utilise du gaz en bonbonnes en hiver ou qui as réussit sa physique de secondaire 4 avec succès peut vous le confirmer. aussi les prix varient beaucoup avec le temp et les speculateurs. Présentement les prix sont très bon et il ya de la panique chez les spéculateurs qui veulent ravoir leurs argent probablement pour cette raison qu'on en parle tant soudainement garochez vous on as du bon gaz de schiste pas cher a écouler et c'est vert en plus autant que la face des citoyens qui ce sont fait imposer des puits dans le fond de leurs cour arrière.
  • Vous réglez le cas de la sécurité très vite. Non il ne va pas exploser dans le réservoir. Mais ce réservoir à 3200 PSI (et non 3200 livres, c'est une pression, pas une force), comment va-t-il réagir à un impact sévère? De plus, 3200 PSI c'est la même pression que dans un réservoir d'air de plongée sous-marine, qui est interdit de transporter dans le Tunnel L-H Lafontaine par exemple.
    Bonne chance tout de même.

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