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Voitures électriques: l'Allemagne met en doute ses objectifs

Le coordinateur de la «Plate-forme pour la mobilité  électrique, Henning Kagermann; le ministre des Transports allemand, Peter Ramsauer; le chef de la fédération du secteur, Matthias Wissmann; et le ministre des Finances, Philipp Roesler devant des voitures électriques.

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Le coordinateur de la «Plate-forme pour la mobilité électrique, Henning Kagermann; le ministre des Transports allemand, Peter Ramsauer; le chef de la fédération du secteur, Matthias Wissmann; et le ministre des Finances, Philipp Roesler devant des voitures électriques.

Photo: John Macdougall, AFP

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| Agence France-Presse

Publié le 20 juin 2012 | Mise à jour le 4 juillet 2012 à 10h41

Berlin, Allemagne - L'Allemagne risque de ne voir sur ses routes qu'un «demi-million environ» de voitures électriques en 2020 au lieu du million prévu, si davantage d'incitations ne sont pas mises en place, a reconnu mercredi le coordinateur de la «Plate-forme pour la mobilité électrique».

«J'ai déjà dit que sans incitations supplémentaires nous arriverons plutôt à un chiffre d'un demi-million» de véhicules électriques en 2020, au lieu de l'objectif gouvernemental d'un million, a déclaré lors d'une conférence de presse Henning Kagermann, ancien patron du fabricant de progiciels SAP qui dirige désormais cette «Plate-forme» chargée d'évaluer et de coordonner la stratégie allemande en faveur de la mobilité électrique.

Le plan de l'Allemagne prévoit jusqu'en 2014 une phase de «préparation du marché», qui passe notamment par la promotion de la voiture électrique dans quatre régions pilotes, et une production de masse à partir de 2017.

Le ministre des Transports allemand Peter Ramsauer a estimé mercredi lors de la même conférence de presse qu'il «fallait faire preuve d'un réalisme optimiste».

Il n'a pas répété publiquement l'objectif d'un million de véhicules électriques d'ici 2020, préférant employer le slogan suivant: «Faire de l'Allemagne le numéro un de la voiture électrique».

Le chef de la puissante fédération du secteur (VDA), Matthias Wissmann, a lui précisé que d'ici 2014 les constructeurs allemands proposeraient au total 15 modèles de véhicules électriques.

Il a insisté sur la nécessité d'améliorer les performances des batteries, afin de sortir les voitures électriques «du seul champ des grandes agglomérations» en leur donnant plus d'autonomie.

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Le gouvernement soutient ce projet via des incitations fiscales, en particulier une dispense de vignette et des avantages pour les voitures de fonction électriques.

Certains défenseurs de la voiture électrique réclament toutefois un soutien plus agressif, sous la forme d'une «prime à la casse» accordée à qui échange sa voiture à essence ou diesel contre un véhicule électrique.

L'industrie automobile allemande se voit elle souvent reprocher de traîner les pieds, ce à quoi M. Wissmann a répliqué mercredi: «Nous faisons tout ce que nous pouvons mais ne pouvons pas tout miser sur la voiture électrique», alors qu'il «n'est pas encore clair que cette technologie va réellement s'imposer» face à celle du moteur à explosion.

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Commentaires (3)

  • les européens ont déjà une foule de véhicules qui consomme peu. Ils n'ont que faire de véhicules électriques qui pollueront plus au bout de leur vie utile.
  • En Europe la voiture électrique fait face à un défi important : beaucoup d'Européens doivent stationner leurs voitures dans la rue, surtout dans les vieilles communes et petits village datant de l'ère pré-voiture. De ce fait, plusieurs n'ont pas de place pour recharger leurs voitures. Ce qu'il faudrait, c'est implanter des bornes publiques où l'énergie serait facturée via une carte à puce. Quoique en Allemagne, c'est moins pire que dans bien des pays, surtout dans la zone correspondant à la Prusse, qui a été ravagée lors de la seconde guerre mondiale et qui a été reconstruit depuis.
    Du côté des positifs, le continent Européen jouit d'un excellent système ferroviaire passager et les déplacements entre les grands centres peuvent très bien se faire en train, ce qui limite le besoin d'une grande autonomie.
  • Eh oui, rien n'est facile!
    Les réalistes sont souvent confondu avec les pessimistes. Peu importe. dire que l'on ne peut pas tout miser sur une seule technologie est sage, ne pas faire l'effort suffisant pour changer ce que l'on devrait est de la paresse.
    La voiture électrique, est une des meilleures solution d'avant-garde pour une foule de problème environnementaux mais aussi pourrait vraiment être le tremplin d'un renouveau économique.
    Mais bien sûr cela demande des efforts, beaucoup d'effort.
    Le voulons-nous? C'est l'unique question à se poser.

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