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Exagon Furtive eGT: Le grand luxe écolo à la française

Avec un prix de départ de 338 000 euros, Exagon prévoit vendre annuellement de 150 à 200 Furtive eGT.

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Avec un prix de départ de 338 000 euros, Exagon prévoit vendre annuellement de 150 à 200 Furtive eGT.

Photo Pierre-Marc Durivage, La Presse

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Pierre-Marc Durivage | La Presse

Publié le 23 octobre 2012 | Mise à jour le 6 novembre 2012 à 14h49

Paris - Au tout récent Mondial de l'auto de Paris, le pavillon 5.1 respirait le grand luxe. Jaguar y a dévoilé la nouvelle F-Type, Land Rover son nouveau Range Rover et McLaren son concept de supervoiture P1. À quelques mètres du bolide britannique, de l'autre côté de l'allée, une autre supervoiture, française... et électrique. Le Furtive eGT, d'Exagon Motors.

Côté prix et performance, la Furtive était parfaitement à sa place aux côtés de la McLaren. Près de 338 000 euros pour la version la plus abordable, et des performances de supervoiture: une accélération foudroyante de 0 à 100 km/h en 3,5 secondes et une vitesse maximale bridée à 250 km/h - mais elle pourrait aller bien au-delà, nous dit-on.

Des performances possibles grâce une boîte de vitesse à trois rapports développée par Exagon et qui permet d'éliminer toute rupture de couple. Ainsi, à chaque passage de vitesse, l'un des deux moteurs continue à transmettre sa puissance aux roues. Le couple, mesuré à 380 livres-pied, est donc constant de 0 à 5000 tr/min.

Les gens d'Exagon Motors sont ambitieux, mais aussi très sérieux dans leur démarche. Le président et fondateur Luc Marchetty est celui qui a développé les voitures du Trophée Andros électrique, populaire série de course sur glace en France. M. Marchetty a ainsi utilisé ses contacts pour doter sa voiture des meilleures technologies européennes (et mondiales, serait-on tenté d'ajouter). L'allemand Siemens fournit les moteurs, les français, Saft, Michelin et Focal ont respectivement développé les batteries, les pneus et la chaîne haute fidélité exclusifs à la Furtive.

Annuellement, Exagon prévoit vendre de 150 à 200 Furtive. Un produit de niche, donc. Patrice Franke, PDG d'Audi France jusqu'en 2010, a été recruté par Luc Marchetty pour trouver des clients pour le bolide écolo. «Notre approche est très personnalisée. On veut parler directement à nos clients potentiels. Nous visons le genre de personne qui achète des montres et des vélos à plus de 10 000$», nous a expliqué sans détour M. Franke lors de notre passage au kiosque du petit constructeur français.

Par contre, Audi et Mercedes, avec leur R8 e-tron et SLS AMG Electric Drive, investissent aussi le marché très pointu des supersportives électriques. Comment fait-on alors pour se démarquer? Le sur-mesure. «Les grands constructeurs n'ont pas la possibilité de personnaliser leurs voitures, car elles ne sont pas faites à la main, affirme M. Franke. Par exemple, le choix des matériaux de l'habitacle de la Furtive sera donc entièrement personnalisable selon les goûts des clients. Chaque voiture sera unique.»

Exagon Motors soutient que sa Furtive est la première à offrir un  châssis monocoque de carbone intégral, toit compris.

Exagon Motors soutient que sa Furtive est la première à offrir un châssis monocoque de carbone intégral, toit compris.

Photo Pierre-Marc Durivage, La Presse

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Pas pour nous, pour l'instant

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Les commandes sont actuellement ouvertes, pour une livraison prévue au milieu de 2013. Il y a peu de chance de voir une Furtive sur nos routes, toutefois. «Cela pourrait se faire sur une base individuelle, mais on n'est pas encore prêt à subir le processus d'homologation aux États-Unis, explique Patrice Franke. Nous ne projetons pas d'exporter en Amérique du Nord pour l'instant, mais la porte n'est pas fermée. Les marchés visés pour l'instant sont la Grande-Bretagne, la Suisse, la Scandinavie, mais aussi le Brésil, le Moyen-Orient, l'Inde, la Chine et ailleurs en Asie.»

Mis à part de puissants moteurs de 148 kW et des batteries de 53 kWh, Exagon Motors soutient que sa Furtive est la première à offrir un châssis monocoque de carbone intégral, toit compris. Les batteries sont quant à elles installées sous l'habitacle, ce qui permet de «rabaisser le centre de gravité à un niveau encore plus bas que les voitures de grand tourisme traditionnelles, soutient M. Franke. Cela confère à la voiture une tenue de route exempte de tangage qui permet aussi d'éviter d'avoir recours à de grosses barres antiroulis qui servent à rigidifier la caisse des voitures sport. La suspension peut donc être ajustée avec un peu plus de souplesse.»

Car on prétend que la Furtive est aussi à l'aise en ville qu'en piste. C'est d'ailleurs une véritable 2+2, deux adultes pouvant monter à l'arrière (on ne suggère toutefois pas de longs trajets à ceux qui souffrent de claustrophobie).

Le freinage, impressionnant avec une force de décélération de 1,2 G, est par ailleurs couplé à un système de récupération de l'énergie semblable à celui des bolides de Formule 1.

Les marchés visés pour  l'instant par Exagon Motors sont la Grande-Bretagne, la Suisse, la  Scandinavie, mais aussi  le Brésil, le Moyen-Orient, l'Inde, la Chine  et ailleurs en Asie. Rien de prévu pour l'Amérique du Nord pour l'instant.

Les marchés visés pour l'instant par Exagon Motors sont la Grande-Bretagne, la Suisse, la Scandinavie, mais aussi le Brésil, le Moyen-Orient, l'Inde, la Chine et ailleurs en Asie. Rien de prévu pour l'Amérique du Nord pour l'instant.

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Si bien que l'autonomie annoncée est de 310 kilomètres selon un cycle de consommation un tiers en ville, un tiers sur l'autoroute et un tiers dans la circulation dense. C'est 50 km de plus que les chiffres annoncés par Audi et Mercedes. La borne de recharge à haute tension développée par Exagon permet quant à elle de recharger les batteries en une heure et demie. Mais pour ceux qui craignent de tomber en panne de courant, il faut savoir qu'Exagon offre aussi d'équiper la Furtive d'un générateur de grande autonomie, un petit moteur thermique qui vient recharger les batteries quand celles-ci parviennent à la limite de leur autonomie. Cela fait toutefois gonfler la facture au-delà de 400 000 euros.

Des objectifs à long terme? «D'abord, on ne croyait pas être où l'on est après seulement deux ans de développement, reconnaît M. Franke. Nos hypothèses de modèles futurs sont nombreuses, mais elles dépendent de notre capacité à mettre sur le marché avec succès la Furtive eGT. Notre futur se déclinera en tenant compte de notre capacité à manufacturer des voitures d'exception, donc en petites séries. Mais tout ça, ce n'est certainement pas avant trois ou quatre ans.»

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Commentaires (6)

  • c'est ben évident qu'il font tout pour que ça coute cher. En plus, ils font payer l'amortissement au gouvernement (à nous tous) et à l'acheteur qui prendra en 6 et 10 ans pour atteindre les coûts d'un petit moteur à gaz. Puis faut recommencer.
    Tant mieux pour les très riches, qui peuvent s'amuser avec des bébèlles électrique et faire la parade.
  • @Jetson, non, pas du tout, la Volt fonctionne sur 4 modes. Comme je disais, pourquoi faire simple (comme la EV-1 1999 200km tout-électrique Ni-MH) quand ils peuvent faire compliqué, cher et moins efficace.
    1 et 2 modes tout-électrique, le mode 3 : hybride-série et le 4 : hybride-série-parallèle
    "Mode 4: High-speed series-parallel hybrid mode up to top speed. This is classic gasoline-powered series-parallel operation. You can't have both electric motors driving the car at high speed like we saw in Mode 2 because the battery is discharged, meaning that the second motor-generator must continue to be a generator driven by the engine. This is where the engine begins to directly drive the ring gear. The engine is already clutched to the second motor-generator, so a straight-through mechanical connection is established when the ring's motor-generator clutch is engaged. Compared to Mode 3, the engine works harder here because it is simultaneously driving the ring gear and the shaft of the generator."
    Mais bon, la rumeur propagée laisse croire que c'est une toute électrique alors c'est normal qu'on puisse croire qu'elle soit une pure hybride-série, parce que les informations à ce sujet sont confondantes à dessein. Le plan d'anti-marketing laisse aussi croire que les grands fabricants font tout en leur pouvoir pour nous procurer le plus de km possibles pour les tout-électriques, ce qui est complètement faux..
    La technologie faisait faire plus de 300 km aux voitures électriques de luxe de 1910 sur des piles de durée de vie de 50 ans se rechargeant en moins de 5 heures. Les Nickel-Fer de Thomas Edison. En 1914, alors qu'il avait un deal avec Henry Ford pour 150 000 voitures électriques, et qu'il en avait 100 000 de prêtes, son usine, pourtant construite à l'épreuve du feu en bâtiments de béton, isolés physiquement les un des autres... a brûlé...
    Réf. -Edwin Black - Internal Combustion.
    http://www.insideline.com/chevrolet/volt/2011/how-the-2011-chevrolet-volt-works.html
  • Oups! Excusez: ce serait plutôt 60 000 euros pour l'option du "générateur de grande autonomie"!!!
  • @Rexie: C'est exactement ce que la Volt est...
  • En option "un générateur de grande autonomie" ... pour 40 000 Euros!!!
    Est-il plaqué Or? Quoique pourquoi pas une fois rendu à 400 000 Euros pour l'auto! :-)
  • "un générateur de grande autonomie, un petit moteur thermique qui vient recharger les batteries quand celles-ci parviennent à la limite de leur autonomie"
    Enfin! Une VRAIE et PURE hybride-série! ... Elles devraient TOUTES être comme ça!... comme celle qu'Alain St-Yves de Vaudreuil s'est bizounnée avec une Cavalier 1997
    http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=8
    ou comme ce concept de cet ex directeur de chez GM
    http://www.viamotors.com/powertrain/
    On se demande pourquoi les GM et Toyota ne font pas mieux qu'une Volt(hybride-mixte) et Prius (hybride-parallèle) ne font pas mieux.
    Pourquoi faire simple quand on a le marché captif pour faire compliqué, briseux, peu performant et payant pour les fabricants et leurs partenaires les pétros.
    Ceci dit, j'adore quand même ma Prius à moitié électrique... en attendant mieux...

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