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Des microalgues du fleuve dans votre moteur?

Patrick Hallenbeck, professeur  et microbiologiste à l'Université de Montréal.

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Patrick Hallenbeck, professeur et microbiologiste à l'Université de Montréal.

Photo fournie par l'Université de Montréal.

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Denis Arcand | La Presse

Publié le 15 février 2013 | Mise à jour le 1 mars 2013 à 16h49

Plusieurs procédés expérimentaux sont à l'essai dans le monde pour produire des biocarburants à partir d'algues. Le Québec, avec ses cours d'eau froids, regorge de microalgues indigènes à haut potentiel énergétique, capables de produire beaucoup d'acides gras à des températures relativement basses, affirme Patrick Hallenbeck, professeur et microbiologiste à l'Université de Montréal.

Dans le fleuve Saint-Laurent et dans nos lacs, «on a trouvé une vingtaine d'espèces indigènes qui ont la capacité de produire des quantités d'huile supérieures à celles générées par les agrocarburants traditionnels tels le soya et le maïs. Elles peuvent fabriquer l'équivalent de 50 % de leur masse en acides gras», explique le chercheur spécialisé dans la production de biocombustibles.

Selon le chercheur, l'adaptation au froid de ces algues serait un avantage énergétique important en contexte de production. «La plupart des microalgues poussent à des températures d'environ 25°C. Nous en examinons actuellement qui se développent à 10°C. C'est autant d'économies d'énergie pour chauffer les bassins ou les tubes servant de milieu à ces organismes unicellulaires», précise-t-il.

Source: UdeMNouvelles

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Commentaires (6)
  • @misterB : les expériences américaines fonctionnent aussi, sauf que les usines ne sont pas rentables.
    Pour que ce genre d'initiatives fonctionne, il faudrait que l'exploitation du pétrole cesse d'être subventionnée et que ce dernier, comme les autres carburants fossiles, soit vendu à sa juste valeur, incluant les coûts environnementaux, ce qui rendrait les alternatives plus compétitives. Mais sur ça, ni Harper ni les libéraux ne sont prêts à agir.
  • @simon_c
    "Ça fait quelques années que les Américains tentent des expériences de la sorte en faisant barboter les fumées de leurs centrales au charbon dans des étangs."
    .
    Par contre, les Français et les Espagnols semblent avoir plus de succès:
    http://bfs-france.com/
    .
    Tout ça est encore en développement bien sûr. Mais leur usine de démonstration est intéressante; quoique ce n'est pas facile d'avoir des détails sur leurs rendements et résultats réels.
    .
    Un aspect intéressant, ils produisent aussi des oméga-3 et oméga-6, ce qui pourrait aider à rentabiliser le processus.
  • Ça fait quelques années que les Américains tentent des expériences de la sorte en faisant barboter les fumées de leurs centrales au charbon dans des étangs.
    En bout de ligne, il y a autant de carbone relâché dans l'atmosphère, sauf qu'au passage on en tire un peu plus d'énergie. Le biodisesel ainsi tiré pourrait, au mieux (vue les faibles quantités en proportion de la consommation mondiale) servir d'additif pour le diesel ordinaire.
    Ce n'est pas une révolution, mais une partie de solution qui peut aider à réduire les exploitations de sables bitumineux.

    @Le_Petit_Bob : dans les milieux écolo, il y a toujours eu des débats sur la pertinence de l'éthanol. L'éthanol de troisième ordre, tel que celui que veut faire EnerKem, a un impact mineur sur le bilan total sans interférer dans la production alimentaire.
    Il faut surtout voir l'éthanol comme un additif et non comme un carburant de remplacement. En additif, il permet un taux de compression plus haut, une combustion plus complète et un meilleur refroidissement des têtes de moteurs, ce qui favorise le rendement global. Mais en carburant de remplacement, dans certains moteurs actuel, il favorise la formation d'ozone troposphérique.
    Dans un futur proche, on pourrait avoir des voitures hybrides à autonomie prolongée (style Volt) dont l'électricité, malheureusement produite par des centrales au charbon à bien des endroits, serait aussi une source d'huile-additif pour les applications requièrant du diesel tandis que dans le 200 L d'essence que prendrait une Volt pour faire 20 000 km par année il y aurait au moins 30 L d'éthanol provenant de déchets ultimes.
  • Il faut leur souhaiter bonne chance et bon succès.
    .
    Ces algues pourraient nous aider à produire des biocombustibles à partir du CO2 concentré qui sort des usines au charbon ou à pétrole. On peut injecter ces émissions de CO2 dans des bassins d'algues et accélérer ainsi leur croissance. Au bout de la ligne, on pourrait réduire les émissions totales de CO2 en le recyclant plus rapidement grâce à ces algues.
  • L'éthanol comme carburant est surtout nuisible parce que sa production nécessite des terres arables qui devraient être utilisées pour cultivés de la nourriture et que sa production consomme beaucoup d'énergie. Par contre, c'est intéressant de remarquer que les écologistes qui en faisant la promotion dans les années '90 font aujourd'hui la promotion des voitures électriques.
    En ce qui concerne les algues mentionnées dans cet article, il s'agit seulement de recherches afin d'étudier certains phénomène. On est loin de la production de carburant. Mais ailleurs dans le monde, il y a de plus en plus de projet pilote en ce sens. Reste à voir si c'est possible de produire ce type de carburant à grande échelle sans nuire à l'environnement.
  • C'est comme l'éthanol qui ne sert qu'à perpétuer notre dépendance aux moteurs à pétrole.

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