Véhicules électriques: les camions font-ils partie de la solution?

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Même avant d'en connaître le prix, des entreprises canadiennes ont réservé des dizaines d'exemplaires du Semi, de Tesla.

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Alain McKenna

collaboration spéciale

La Presse

On commence à peine à parler de camions électriques que déjà, certains leur prédisent un succès supérieur à celui des voitures. Et le Québec n'échappe pas à cette tendance...

Le Tesla semi populaire au Canada

Ça n'a pas pris de temps, après le dévoilement par Elon Musk, PDG de Tesla, de son semi-remorque électrique Semi, pour que les premiers clients se manifestent. Avant même d'en connaître le prix de 150 000 $ US, la chaîne alimentaire Loblaw avait réservé 25 exemplaires du long-courrier ayant une autonomie incluse entre 500 et 800 km. Idéalement, l'épicier ontarien souhaiterait électrifier au-delà de 350 de ses camions d'ici 2030, afin d'atteindre ses cibles de réduction d'émissions polluantes. Si Loblaw y parvient, l'impact sur les émissions de carbone au Canada sera équivalent au retrait de 20 000 voitures des routes du pays.

La semaine dernière, DHL, le géant allemand de la livraison, et un partenaire canadien appelé Fortigo Freight Services ont également confirmé avoir réservé 10 des futurs camions de Tesla. Plus prudentes, les deux sociétés veulent d'abord voir comment ils se comporteront sur les routes canadiennes avant de confirmer une commande plus substantielle. «Nous les testerons dans un contexte de livraison le jour même, avant de voir quelle est leur efficacité sur les plus longs trajets reliant les grandes villes à nos centres de distribution ailleurs au pays», a résumé DHL par voie de communiqué.

DHL, qui compte déjà sur des panels électriques... (Photo fournie par DHL) - image 2.0

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DHL, qui compte déjà sur des panels électriques de Nissan en Europe, testera des camions électriques au Canada.

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Ça se passe en ville

L'approche de DHL n'est pas bête, puisqu'elle fait écho à une prévision de certains analystes selon laquelle les camions de livraison sur courte distance, comme ceux qu'on retrouve surtout en ville, seront ceux qui bénéficieront le plus de cette électrification. La raison est simple: ils sont plus faciles et moins coûteux à assembler, et ils s'avèrent une solution tout indiquée aux normes antipollution de plus en plus sévères mises en place par des métropoles un peu partout dans le monde.

Le smog et la congestion automobile ont notamment déjà mené Paris, Londres et Mexico à interdire, à terme, la présence de tels véhicules sur leur territoire. Aux États-Unis, plus de 200 villes ont elles aussi des politiques visant à restreindre la consommation de diesel, carburant de prédilection dans le camionnage.

«C'est pourquoi on croit qu'il faudrait porter plus d'attention au développement du secteur du transport de marchandises. Des lois plus sévères risquent d'accélérer l'adoption de camions électriques, et l'amortissement de leur coût d'utilisation mènera les gestionnaires de véhicules de livraison à électrifier leur parc plus rapidement que le feront les propriétaires de voiture», observe Michael Cohen, analyste pour la firme britannique Barclays, dans une note aux investisseurs publiée il y a une dizaine de jours.

Le fabricant lavallois Nordressa pourrait profiter d'une mesure... (Photo fournie par Nordresa) - image 3.0

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Le fabricant lavallois Nordressa pourrait profiter d'une mesure gouvernementale incitant les entreprises à acheter des camions électriques.

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Le Québec aide l'achat de camions électriques

La semaine dernière, le ministère de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports a annoncé le prolongement du programme Écocamionnage, qui aide les entreprises de transport à troquer des camions à moteur diesel pour des modèles hybrides ou électriques. C'est un programme ambitieux: il peut rembourser jusqu'à la moitié de la facture sur certaines motorisations électriques.

Les entreprises ne lorgneront pas que du côté de Tesla. Des fabricants québécois, comme la société lavalloise Nordresa, dont les véhicules électriques peuvent parcourir entre 120 et 300 km par charge, avec une capacité de chargement de deux à six tonnes, risquent fort d'en profiter également.

«Il est tout à fait logique d'électrifier les camions de livraison de courte distance en ville», croit Patrice Desrochers, vice-président de Nordresa. Selon lui, grâce à ce programme gouvernemental, les entreprises pourront même rentabiliser leur achat dès le premier mois. «Il y a énormément de livraisons qui se font sur de courtes distances en ville. Avec des camions électriques, les entreprises augmenteront leur profitabilité tout en envoyant un très bon message à la population.»




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