Banc d'essai Subaru Forester 2017: copie presque conforme

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Les clients Subaru ne seront pas désorientés le moins du monde par la version (si peu) rafraîchie du Forester 2017.

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(HIGH RIVER, Alberta) Pour apprécier le Subaru Forester, le permis de conduire ne suffit pas. Il faut aussi être entré dans le cercle des initiés. Figure de proue de la petite marque japonaise - elle réalise près du tiers de ses immatriculations - , le Forester a une notoriété qui va bien au-delà de son modeste poids commercial. Au fil des générations, cet utilitaire compact s'est composé une solide réputation de passe-partout. Dès lors, pourquoi tout risquer dans une refonte de mi-parcours ?

Rares sont les voitures de grande diffusion qui échappent à la sacro-sainte « remise à niveau » qui, en général, intervient après trois ans de carrière. Les concurrentes du Forester se plient également à cette tradition et affichent des modifications plus ou moins visibles.

Aucun rajeunissement

Copie presque conforme de son prédécesseur, le Forester n'a pas éprouvé le besoin de corriger le tir, même de façon subliminale.

Apparemment, les jantes sont plus aérodynamiques. ... - image 3.0

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Apparemment, les jantes sont plus aérodynamiques. 

En fait, il ne se donne même pas la peine de faire semblant de rajeunir. La seule nouveauté vraiment visible à l'oeil nu tient à l'arrivée de nouvelles jantes au dessin plus aérodynamique (dixit Subaru). C'est dire à quel point les formes redessinées des pare-chocs, de la calandre et des feux sont subtiles. Chose certaine, le commun des automobilistes n'y verra aucune différence. Les esprits caustiques remarquent aussi quelques autres différences, certes ténues, mais pas tout à fait négligeables, comme le repositionnement des gicleurs de lave-glace, destiné à améliorer les performances du dispositif Eye Sight (capteurs d'aides à la conduite) par mauvais temps.

Cette parfaite continuité, sur le fond comme sur la forme, pourrait faire mauvais effet dans un univers automobile où le renouvellement accéléré des modèles tend à hâter leur obsolescence. 

Pourtant, le conservatisme du Forester apparaît comme une évidence et nul ne fera reproche à Subaru d'appliquer sans fard le précepte « on ne bouscule rien pour ne pas effrayer le client ».

Mais aucune raison de changer

Soit dit en passant, l'acheteur typique du Forester ne considère à peu près aucun autre modèle que le Forester au moment d'arrêter son choix. C'est dire le pouvoir d'attraction de ce modèle qui, pourtant, n'a rien d'une gravure de mode.

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Vêtu d'une carrosserie qui ne cherche pas particulièrement à plaire, le Forester n'a pas pris une ride.

Une telle aura tient d'abord à l'équation particulière que cette Subaru est parvenue à établir avec le public. Son public. Vêtu d'une carrosserie qui ne cherche pas particulièrement à plaire, le Forester n'a pas pris une ride. On redoutait pourtant que ses tièdes atours ne vieillissent trop vite. Non seulement il n'en a rien été, mais les formes inaugurées en 2014 ont servi de matrice au nouveau style Subaru. Chez Subaru, on ne cherche pas à jouer les modestes. « D'après les études, ce véhicule continue d'être choisi d'abord pour sa robustesse, sa polyvalence sur tous les terrains et sa sécurité. Il n'y avait donc strictement aucune raison de tout changer, seulement de polir certains éléments », considèrent les responsables de la marque.

Si les lignes extérieures du Forester ont conservé une certaine fraîcheur, l'habitacle commence à dater sérieusement et les insertions de peinture « aluminisée » ou de fini piano noir n'y changent pas grand-chose.

Intérieur terne, sauf dans les versions chères

Les matériaux utilisés sonnent creux et rien n'a été vraiment entrepris pour remédier à la platitude de cet intérieur qui ne reprend des couleurs que dans les versions haut de gamme, et donc très chères.

Rien n'a été vraiment entrepris pour remédier à... - image 7.0

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Rien n'a été vraiment entrepris pour remédier à la platitude de cet intérieur.

Sans surprise, ces dernières reçoivent un traîneau d'équipements et de caractéristiques de série inédits allant de la banquette arrière chauffante aux phares directionnels. Elles adoptent en outre un tout nouveau dispositif de surveillance qui permet d'immobiliser complètement le véhicule lorsque celui-ci perçoit un obstacle en marche arrière. Ce dernier est offert moyennant supplément sur les modèles vendus à prix « populaires ».

Au-delà de ces équipements et accessoires, retenons surtout le confort accru aux places arrière. Non pas que celles-ci soient plus spacieuses - les dimensions du véhicule sont inchangées -, seulement plus agréables grâce à une révision de la suspension arrière qui, autrefois, avait la fâcheuse habitude de « danser » sur les déformations de la chaussée. Ajoutons aussi un meilleur confort sur le plan acoustique, lequel a été obtenu en épaississant les glaces et en emmitouflant le tableau de bord dans un matériel isolant de meilleure qualité.

Sympathique mais placide

Malgré toute la sympathie qu'inspire ce modèle, on regrettera cependant que cette mise à niveau à dose homéopathique fasse l'impasse sur certaines imperfections auxquelles il aurait été bienvenu de remédier.

Avec ceci sous le capot, mieux vaut prévoir... - image 9.0

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Avec ceci sous le capot, mieux vaut prévoir son coup longtemps en avance avant les dépassements.

On pense notamment à la boîte automatique à variation continue (CVT), dont les lancinements aujourd'hui plus étouffés demeurent toujours perceptibles. Ou encore à la mollesse de ce moteur 2,5 L atmosphérique qui, en dépit de certains remaniements (taux de compression légèrement plus élevé et technologie PZEV à faibles émissions polluantes, notamment), n'a rien d'un foudre de guerre. Ce quatre-cylindres à plat, toujours dépourvu d'un système d'alimentation à injection directe, manque de nerf et, au moment des manoeuvres de dépassement, il faut faire preuve de beaucoup d'anticipation. De toute évidence, on lui préfère la version suralimentée par turbocompresseur de 2 L (à partir de 33 995 $) qui, hélas, brillait par son absence dans le cadre de cette avant-première. Tout comme la version de base, la seule offerte avec une boîte manuelle à 6 rapports.

Plus stable sur les voies rapides

Subaru a légèrement modifié les trains roulants pour les assagir quelque peu, ce qui permet de placer facilement dans les courbes ce véhicule aujourd'hui plus alerte grâce à une direction moins démultipliée qu'autrefois.

Une suspension qui soigne le confort.... - image 11.0

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Une suspension qui soigne le confort.

Cette plus grande rapidité fait illusion puisque l'assouplissement des éléments suspenseurs ne la rend pas pour autant plus agile ou plus amusante sur un tracé tourmenté. On retient surtout que le Forester soigne davantage le confort de ses occupants et veille à offrir une stabilité accrue sur les voies rapides et à avaler de longs trajets.

Très à son affaire en ville, le Forester brille pour son faible diamètre de braquage et sa bonne visibilité.

Le Forester n'est pas foncièrement supérieur aux autres véhicules de sa catégorie, mais son charisme lui permet d'attendre avec une belle sérénité, sans lui permettre toutefois de faire plusieurs nouvelles conquêtes, qu'une nouvelle génération prenne la relève, vers 2018-2019. Peut-être qu'à ce moment-là, Subaru consentira à prendre davantage de risques ?

Les frais de transport et d'hébergement liés à ce reportage ont été déboursés par Subaru Canada.

Fiche technique

L'ESSENTIEL

Marque/Modèle :  Subaru Forester

Visibles dans les concessions : dans les prochaines semaines

Fourchette de prix : 25 995 $ à 39 495 $

Garantie de base : 3 ans / 60 000 km

Consommation réelle : 9,7 L/100 km (observée)

Pour en savoir plus : www.subaru.ca

TECHNIQUE 

Moteur (essence) : H4 DACT 2,5 litres 

Puissance (essence) : 170 ch à 5 800 tr/min 

Couple (essence) : 174 lb-pi à 4 000 tr/min

Poids 1543 kg : (boîte CVT)

Rapport poids/puissance : 9,07 kg/ch

Mode : intégral à prise constante

Transmission de série : manuelle 6 rapports

Transmission optionnelle : automatique à variation continue (CVT)

Direction / Diamètre de braquage (m) : crémaillère / 10,6

Freins av-arr : disque / Disque 

Pneus (av-arr) 225/60R17

Capacité du réservoir / Essence recommandée : 60 litres / ordinaire

Capacité de remorquage : 453 kg (680 kg avec remorquage avec freins)

Trois fleurs, trois tomates

On aime 

Meilleur confort aux places arrière 

Aptitudes hors-route 

Boîte manuelle toujours offerte 

On aime moins 

Moteur souffreteux 

Manque de dynamisme en dépit d'une direction plus rapide 

Boîte automatique CVT lancinante




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