Ron Dennis mis à la porte de McLaren

  • Le grand patron de la marqiue McLaren F1, Ron Dennis, à droite, lors d'une conférence de presse en compagnie du pilote Jenson Button le 30 septembre 2015. (AP)

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    Le grand patron de la marqiue McLaren F1, Ron Dennis, à droite, lors d'une conférence de presse en compagnie du pilote Jenson Button le 30 septembre 2015.

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  • Ron Dennis (au centre) assiste aux essais libres du GP du Brésil le 19 octobre 2007. C'était une année faste. À cette date, ses deux pilotes --Lewis Hamilton et Fernando Alonso-- étaient respectivement premier et deuxième au classement des pilotes. (AFP)

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    Ron Dennis (au centre) assiste aux essais libres du GP du Brésil le 19 octobre 2007. C'était une année faste. À cette date, ses deux pilotes --Lewis Hamilton et Fernando Alonso-- étaient respectivement premier et deuxième au classement des pilotes.

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  • Ron Dennis à Paris le 10 février 2009 lors d'une exposition sur les voitures-concepts et les nouvelles énergies. (AFP)

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    Ron Dennis à Paris le 10 février 2009 lors d'une exposition sur les voitures-concepts et les nouvelles énergies.

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  • Ron Dennis au GP de Belgique le 15 septembre 2007. (REUTERS)

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    Ron Dennis au GP de Belgique le 15 septembre 2007.

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  • Ron Dennis entouré par la presse à son arrivée aux audiences de la FIA à Paris sur le scandale d'espionnage qui a secoué la F1 en 2007. On reprochait à McLaren d'avoir utilisé des documents techniques secrets de Ferrari. (AP)

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    Ron Dennis entouré par la presse à son arrivée aux audiences de la FIA à Paris sur le scandale d'espionnage qui a secoué la F1 en 2007. On reprochait à McLaren d'avoir utilisé des documents techniques secrets de Ferrari.

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  • Ron Dennis et Ayrton Senna, de McLaren-Honda, discutent avant le GP du Canada 1990. Senna a gagné la course.<br /><br /> (La Presse, Bernard Brault)

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    Ron Dennis et Ayrton Senna, de McLaren-Honda, discutent avant le GP du Canada 1990. Senna a gagné la course.

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  • Guy Laliberte et Ron Dennis le 7 juin 2015 au Circuit Gilles-Veilleneuve. (La Presse, Bernard Brault)

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    Guy Laliberte et Ron Dennis le 7 juin 2015 au Circuit Gilles-Veilleneuve.

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AFP, La Presse

Ron Dennis a annoncé mardi dans un communiqué son départ de la présidence du groupe McLaren Technology Group qui gère l'écurie de Formule 1, poussé vers la sortie par les actionnaires du groupe.

«Ron Dennis confirme qu'on lui a demandé aujourd'hui d'abandonner ses fonctions de président et directeur général de McLaren Technology Group (MTG)» qu'il a dirigé pendant 36 ans. «Cela fait suite à une décision de la majorité des actionnaires de le dispenser d'effectuer son préavis», selon le communiqué.

Ron Dennis, qui a 69 ans, est actionnaire minoritaire (il a 25 % des parts) de McLaren, en plus de détenir une participation minoritaire appréciable dans McLaren Technology Group,

Conflit d'actionnaires

Il était de notorité publique qu'il ne s'entendait plus avec les deux autres actionnaires. Il s'agit de Mansour Ojjeh, son partenaire d'affaires de longue date, qui en détient lui aussi 25% des parts (par le biais de TAG), ainsi que le fonds souverain bahreïni Mumtalakat, qui détient 50% de l'entreprise. 

Mansour Ojjeh avait cessé de travailler au quotidien... - image 3.0

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Mansour Ojjeh avait cessé de travailler au quotidien chez McLaren il y a quelques années, lorsqu'il a subi une double transplantation des poumons. Photo: McLaren

Dennis tentait depuis près de trois ans de trouver de nouveaux actionnaires pour racheter Ojjeh et le fonds Mumtalakat, rapporte le quotidien anglais The Telegraph.

Des pourparlers avec Apple, récemment, ont échoué.

C'est une autre tentative, toute récente, qui aurait précipité l'exclusion de Dennis par les autres actionnaires : selon d'autres médias, les tensions entre les actionnaires et le patron de McLaren ont atteint un point de non-retour la semaine dernière lorsque Ron Dennis a tenté de prendre le contrôle du groupe, en présentant une offre de rachat d'actions avec l'aide d'un consortium chinois.

Dennis a ensuite déposé vendredi un recours devant la Haute Cour de Londres pour empêcher un remaniement du conseil d'administration. Une action en justice qu'il a perdu.

Il reste au conseil d'administration du groupe, mais n'a plus d'autorité au sein de McLaren.

«Motifs complètement infondés»

Dennis ne laisse acune ambiguïté sur les raisons de son départ, comme le montre son communiqué : «Je suis déçu que les représentants de TAG et Mumtalakat, qui sont les autres principaux actionnaires de McLaren, aient fait passer en force cette décision de me mettre en période d'inactivité forcée, malgré les avertissements adressés avec conviction par le reste de la direction au sujet des conséquences potentielles de leurs actions sur nos affaires.»

«Les motifs qu'ils ont communiqués sont complètement infondés ; mon style de gestion demeure le même, c'est celui qui a permis à McLaren de devenir un groupe automobile et technologique qui a remporté 20 championnats du monde de Formule 1 et qui génère un milliard d'euros par an. Au fil de cette période, j'ai étroitement travaillé avec un certain nombre de collègues talentueux pour que McLaren reste à la pointe de la technologie. Je leur serai toujours extrêmement reconnaissant.»

«Il a fini par devenir clair à mes yeux, du fait de ce processus, que ni TAG, ni Mumtalakat ne partagent ma vision pour McLaren et son véritable potentiel de croissance. Mais ma première inquiétude concerne la compagnie que j'ai construite et ses 3500 employés. Je vais continuer d'utiliser mon actionnariat non négligeable au sein des deux compagnies et ma position dans les deux conseils d'administration pour protéger les intérêts et les valeurs de McLaren et pour aider à dessiner son avenir.»

«De plus, je compte lancer un nouveau fonds d'investissement technologique une fois que mes engagements contractuels avec McLaren auront expiré. Cela capitalisera sur mon expertise, sur mes ressources financières, et sur des investissements externes ayant pour but de poursuivre les nombreuses opportunités commerciales que l'on m'a proposées ces dernières années mais que je n'ai pu accepter car j'étais très engagé envers ma compagnie actuelle.»

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