L'avenir de la F1 - Une nouvelle approche

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«Bernie dirigeait tout lui-même.», dit François Dumontier, promoteur du Grand Prix du Canada, au sujet de Bernie Ecclestone. L'ancien patron de la Formule 1 a vendu ses parts à l'américaine Liberty Media.

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Pendant plusieurs décennies, les règles sportives et commerciales de la F1 ont été plus ou moins imposées par un seul homme : Bernie Ecclestone. Avec quelques alliés, il s'est bâti une fortune colossale, souvent sur le dos des promoteurs et gouvernements locaux, avec un modèle commercial largement basé sur la diffusion des épreuves du Championnat du monde à la télé.

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Chase Carey, le nouveau président de Formula One Group. Photo AFP

Les cotes d'écoute ont baissé, les revenus aussi, et le Britannique de 87 ans a finalement été écarté au début de 2017, après le rachat de la F1 par Liberty Media, un groupe américain spécialisé dans les médias (Discovery, Direct Tv, Expedia...).

Et on s'est vite aperçu que les règles du jeu allaient changer.

La réponse était toujours non

« Bernie dirigeait tout lui-même », rappelle François Dumontier, promoteur du Grand Prix du Canada. Avec lui, la réponse était toujours non, puis peut-être, et ce n'est qu'après de longues négociations qu'on obtenait parfois quelque chose, habituellement après y avoir mis le prix.

Ecclestone et ses associés exerçaient un contrôle absolu sur la diffusion de la F1 et se méfiaient particulièrement des médias sociaux, où il était facile de court-circuiter leurs diktats. Le pilote britannique Lewis Hamilton s'était ainsi fait reprocher d'avoir publié une photo de lui sur ses comptes personnels, pendant un week-end de Grand Prix, pour inviter les gens à venir l'encourager...

Avec Liberty Media, c'est tout le contraire.

Chase Carey, président de Formula One Group (FOG), la nouvelle entité qui gère la F1, estime en effet que le Championnat du monde doit élargir son auditoire et il veut en priorité rajeunir son public. Après une première saison d'apprentissage en 2017, les ajustements sont évidents cette saison.

« Quand Liberty Media a pris le contrôle, les choses ont changé, c'est certain, explique François Dumontier. Ils ont de l'expérience dans les médias, la gestion d'évènements, et ils écoutent les promoteurs. Déjà, ils ont repris quelques idées que je leur avais soumises pour les mettre en application dans d'autres Grands Prix.

Coquille vide

« Cela dit, ils ont hérité d'une coquille vide d'Ecclestone et ont dû mettre en place toute une structure, créer des départements, embaucher du personnel. C'est certain que tout le monde est encore un peu en apprentissage, mais les progrès sont déjà significatifs. »

Les spectateurs profitent d'un accès bien plus grand aux équipes et aux pilotes, qui sont encouragés à échanger avec les partisans sur toutes les plateformes possibles. Après les qualifications et les courses, les pilotes sont à peine descendus de voiture qu'ils doivent déjà répondre aux questions d'un annonceur.

Un nouveau service de diffusion en ligne a aussi été lancé cette année et, malgré quelques ratés, il propose une expérience plus riche des Grands Prix, avec notamment un accès aux informations de toutes les équipes.

Plus de courses ?

Quand le FOG a pris le contrôle de la F1, on a évoqué la possibilité d'augmenter le nombre d'épreuves, peut-être jusqu'à 25, un nombre jugé très élevé par les équipes. À Monaco, Carey s'est montré plus nuancé : « Nous n'avons jamais caché que nous voulions développer la F1 aux États-Unis et nous aimerions y organiser plusieurs courses éventuellement. Nous croyons aussi qu'il y a un potentiel de croissance en Chine. »

Carey a toutefois tenu à rassurer les promoteurs européens. « Les Grands Prix comme celui de Monaco sont les fondations de la F1, a-t-il insisté en point de presse. En ce qui me concerne, l'Europe sera toujours la base du calendrier du Championnat du monde. Mais il faut aussi assurer la rentabilité de la F1 et nous ne pouvons négliger les États-Unis et la Chine, les deux plus grands marchés du monde. »

« La saison est très chargée de mars à novembre et nous ne voulons sûrement pas la prolonger. Il y a toutefois des moyens pour répartir tout ça différemment de façon à ce que les équipes n'aient pas un surplus de travail. »

- Chase Carey, président de Formula One Group

On parle par exemple de ramener les week-ends de Grand Prix à deux jours, de mieux coordonner le calendrier et les déplacements...

« Nous voudrions aussi trouver des façons pour permettre aux amateurs de rester en contact avec la F1 tout au long de l'année, pas nécessairement avec des compétitions en piste, mais avec différents évènements ; un peu comme cela se fait aux États-Unis avec la NFL et la NBA, qui ont des repêchages, des ligues de développement ou d'évaluation. »

Le FOG a aussi créé un championnat virtuel, où les équipes engagent des spécialistes des jeux vidéo de course automobile, et Carey a assuré à Monaco que de nombreuses autres initiatives étaient en préparation.

De toute évidence, l'emballage de la F1 a changé. Il reste maintenant à améliorer le produit en piste.




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