La Formule E débarque à New York

La Formule Électrique organisait ce week-end, à Brooklyn,... (Photo Michael Noble Jr., Associated Press)

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La Formule Électrique organisait ce week-end, à Brooklyn, le premier ePrix de New York, avec en toile de fond la statue de la Liberté et les gratte-ciel du sud de Manhattan.

Photo Michael Noble Jr., Associated Press

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Richard Hétu

Collaboration spéciale

La Presse

(NEW YORK) « Regardez ça ! » Alejandro Agag, grand patron de la Formule Électrique, se pâme devant un grand écran qui retransmet en direct les images des essais du tout premier ePrix de New York. Ce qui l'impressionne ? La toile de fond qui agrémente le circuit de 1,943 km tracé dans une zone industrielle de Red Hook, un quartier de Brooklyn : la baie de New York, la statue de la Liberté et les gratte-ciel du sud de Manhattan.

« Je travaille depuis des années pour faire venir cette course à New York », ajoute l'homme d'affaires espagnol au ton volubile. « Personne n'était parvenu à y tenir une course automobile auparavant. »

« Assez étrangement, je parlais ce matin au téléphone d'un tout autre sujet avec Bernie Ecclestone [l'ancien patron de la Formule 1]. Il m'a demandé : "Où es-tu ?" Je lui ai dit que j'étais à New York pour une course. Il m'a dit : "Quoi ? Mais où as-tu trouvé une place pour tenir une course ? On a regardé partout et on n'a jamais trouvé d'endroit." »

Agag marque une courte pause avant d'enchaîner : « La chance que nous avons avec la Formule E, c'est que nous prenons moins de place, nous faisons moins de bruit et nous ne polluons pas. »

Mine de rien, Alejandro Agag vient de résumer les atouts du championnat du monde de Formule E, course de monoplaces à propulsion 100 % électrique qui tient deux épreuves ce week-end à New York, avant celles qui mettront un terme à sa troisième saison les 29 et 30 juillet à Montréal.

Que ce soit à New York, à Montréal ou à Paris, où l'ePrix a été disputé autour des Invalides, la Formule E mise sur des circuits urbains faciles d'accès et une technologie propre, celle de l'avenir qu'ils appellent de leurs voeux.

Les puristes de la course automobile n'y trouvent pas tous leur compte, cela s'entend. Les monoplaces électriques n'émettent pas le bruit assourdissant qui fait jouir de nombreux fans de la Formule 1. Leur vitesse de pointe - 225 km/h - est encore bien inférieure à celle de leur grande soeur de la F1 - 370 km/h. Et leurs pilotes doivent changer de monture à mi-course, les batteries ne pouvant pas tenir les 50 minutes d'un ePrix (cela devrait venir en 2018).

Des pilotes qui, faut-il le dire, ont souvent échoué à faire carrière en F1.

Mais les promoteurs de la Formule E ne semblent pas trop se préoccuper des comparaisons avec la Formule 1. À entendre Alejandro Agag, la course n'est pas la seule raison d'être du nouveau championnat du monde. Il y a dans l'aventure une bonne dose de prosélytisme.

« Le but ultime de la Formule E est de rapprocher les gens de cette nouvelle technologie, surtout les enfants. »

- Alejandro Agag, grand patron de la Formule Électrique

« Quand ils viennent à la Formule E, ils visitent l'avenir, ils imaginent leur avenir et se disent : "Quand je serai grand, j'aurai une voiture électrique. Je sais comment un drone fonctionne. Je sais comment la réalité virtuelle fonctionne." »

Car un week-end de Formule E ne se limite pas aux épreuves sur la piste. Sur chaque circuit, un eVillage accueille les fans du championnat, leur présentant des technologies futuristes et des activités interactives. Conçu par Allianz, géant allemand de l'assurance et principal partenaire de la Formule E, ce « village » permet au championnat de se distinguer sur un autre plan de la F1.

« Contrairement à l'expérience de la Formule 1, l'expérience de la Formule E est une expérience familiale », dit Jean-Marc Pailhol, responsable de la direction Group Market Management & Distribution au sein du Groupe Allianz. « Les gens viennent avec leurs enfants. Ils vont à l'eVillage pour jouer avec les imprimantes 3-D, ils regardent les robocars, c'est une expérience complètement différente. »

Kasper Pachowicz, sa femme enceinte et leur enfant en poussette illustraient parfaitement les propos de Pailhol samedi après-midi. Les parents sont des mordus de la course automobile ayant assisté ensemble à deux épreuves de la Formule 1 à Montréal. Mais ils n'auraient pas exposé leur premier-né à une course de la F1, si celle-ci avait eu lieu à New York.

« Les voitures de la F1 sont trop bruyantes », a dit le père de famille pendant les épreuves de qualification sur le circuit de Brooklyn samedi. « Mais la Formule E nous permet de satisfaire en famille notre passion pour la course automobile. C'est une belle addition pour New York. »




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