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Grand Prix du Canada: La course des négos

Lewis Hamilton, vainqueur du Grand Prix du Canada en 2012.

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Lewis Hamilton, vainqueur du Grand Prix du Canada en 2012.

Photo Bernard Brault, La Presse

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Sébastien Templier | La Presse

Publié le 20 décembre 2012 | Mise à jour le 3 janvier 2013 à 10h49

À 18 mois du terme du contrat qui assure la présence de la Formule 1 à Montréal, on s'interroge encore sur le maintien de l'épreuve au Canada au-delà de 2014. Où en sont les négociations? Quels sont les enjeux? Le projet peut-il avorter? Les réponses obtenues par La Presse.

1. La réunion du 14 décembre reportée

Le 14 décembre dernier, les représentants du gouvernement du Québec, du gouvernement du Canada, de la Ville de Montréal et de Tourisme Montréal devaient se rencontrer à Montréal. Les discussions devaient essentiellement porter sur le partage des coûts des travaux d'amélioration du circuit Gilles-Villeneuve, travaux exigés par Bernie Ecclestone et la Fédération internationale de l'automobile.

François Dumontier, président et chef de la direction d'Octane, promoteur du Grand Prix, ne devait pas assister à cette réunion qui a été reportée, vraisemblablement à la mi-janvier 2013, en raison de l'absence de deux représentants. Le ministre délégué au Tourisme, Pascal Bérubé, était en déplacement à l'étranger cette semaine-là.

Ce report n'a «aucune signification politique», précise le chef de cabinet du ministre, Daniel Amar.

2. Les trois ententes à conclure

Trois ententes doivent être conclues pour assurer la pérénnité du Grand Prix du Canada à Montréal.

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La première fait l'objet des discussions les plus cruciales pour le maintien de la course à Montréal. Elle concerne Bernie Ecclestone et la société Formula One Management d'une part et les pouvoirs publics d'autre part. Cette société est chargée de la promotion et de l'exploitation des droits commerciaux du championnat du monde de F1. Le gouvernement du Canada, le gouvernement du Québec, la Ville de Montréal et Tourisme Montréal représentent l'autre partie. De cette entente, dépend la signature des deux autres et donc l'avenir de la course.

La seconde entente concerne le promoteur de la course à Montréal, Octane, et la Société du parc Jean-Drapeau, pour la location des installations du circuit. Pour que celle-ci soit conclue, il faut que les pouvoirs publics se soient au préalable entendus avec Bernie Ecclestone.

La troisième entente concerne le promoteur Octane et Bernie Ecclestone, pour la promotion - et la tenue - du Grand Prix. Octane verse un montant annuel à Ecclestone, montant qui est inconnu. Pour que cette entente soit conclue, il faut également que les pouvoirs publics se soient au préalable entendus avec Bernie Ecclestone.

3. Les termes de l'entente principale

L'entente actuelle entre les pouvoirs publics et Bernie Ecclestone prévoit que jusqu'en 2014 ceux-ci versent annuellement 15 millions de dollars à Bernie Ecclestone pour présenter le Grand Prix. La prochaine entente entre ces deux parties prévoit, si elle est conclue, une indexation de 4% de cette contribution annuelle. Cela signifie qu'en 2024, dernière année du nouveau contrat actuellement en négociation, la contribution aura atteint 22,2 millions.

La prochaine entente prévoit également des travaux au circuit Gilles-Villeneuve. La tour de contrôle doit être rénovée et non pas reconstruite, le pavage de la piste doit être refait et un hôpital de piste doit être mis à disposition. Mais ce sont les garages et le «paddock» qui doivent être grandement améliorés. Les puits représentent la plus grosse dépense de ces travaux. Selon ce qu'a appris La Presse, les organisateurs et les pouvoirs publics devront composer avec l'espace restreint dont on dispose déjà sur le site.

La facture totale de ces travaux a été évaluée à 26 millions.

4. Pourquoi discute-t-on encore?

La facture des travaux et l'indexation sont au coeur des discussions entre les pouvoirs publics: comment les sommes investies sont-elles réparties? Qui débourse quoi? Qui assumera une éventuelle augmentation des coûts des travaux? Autant de questions sur lesquelles les différents ordres de gouvernement doivent s'entendre.

«Les discussions sont avancées. Tout le monde est plus ou moins sur la même longueur d'onde. C'est un dossier qui se règle entre nous, pas avec Bernie Ecclestone», confie Daniel Amar, chef de cabinet du ministre délégué au Tourisme, Pascal Bérubé.

«On a l'intention de collaborer avec tout le monde», se contente de dire la Ville de Montréal, selon le porte-parole du maire, Jonathan Abecassis.

Du côté du ministère, «on ne voit pas ce qui pourrait empêcher une annonce» positive en début d'année. Un échec des discussions serait «absurde» à ce stade-ci du processus.

5. Est-il minuit moins une?

Le Grand Prix du Canada est au calendrier de la saison de Formule 1 jusqu'en 2014 inclus. À 18 mois de cette échéance, il n'y a pas véritablement de retard. L'éventuelle prochaine entente portera sur 10 ans, assurant la tenue du Grand Prix du Canada à Montréal jusqu'en 2024 inclus. Dans le monde la Formule 1, les derniers contrats signés avec Ecclestone portent tous sur une période de 10 ans.

6. Peu importe la concurrence

La Russie, le Qatar et le Mexique sont, à divers degrés, désireux d'obtenir un Grand Prix de Formule 1 à plus ou moins long terme. Sachant qu'une deuxième course devrait avoir lieu aux États-Unis en 2014, Montréal doit-elle craindre cette concurrence?

«Depuis toujours, il y a beaucoup de monde qui veut un Grand Prix. C'est bien beau de vouloir en organiser un, mais encore faut-il boucler ses dossiers», précise François Dumontier. Pour le président et chef de la direction d'Octane, promoteur du Grand Prix de Montréal, cette concurrence manifestée «n'a pas d'impact» sur les négociations en cours.

Soubresauts du Grand Prix du Canada à Montréal

Photo Bernard Brault, La Presse

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2004

L'épreuve 2004 du Grand Prix du Canada est menacée en raison de la loi anti-tabac qui interdit la diffusion de publicités sur les cigarettes. Écuries et organisateurs parviennent in extremis à un accord pour ne pas diffuser de publicité.

2008

Le Grand Prix du Canada est retiré du calendrier 2009 de F1 le 7 octobre. Bernie Ecclestone réclame davantage des promoteurs de l'épreuve. Le 16 novembre, dans une dernière tentative, les négociations échouent définitivement.

2009

Le Grand Prix du Canada n'a pas lieu. Après plusieurs mois de négociations, le retour de la course est annoncé, moyennant 15 millions par an pendant 5 ans, assumés par les pouvoirs publics.

2010

Le Grand Prix est de retour à Montréal. Le départ de la course est donné le 13 juin.

2014

Le Grand Prix de Montréal est au calendrier de F1 jusqu'en 2014, dernière année du contrat de 5 ans. Ce contrat fait l'objet de négociations pour être renouvellé, à d'autres conditions financières notamment.

2024

Si les négociations en cours aboutissent, le Grand Prix de Montréal sera prolongé de 10 ans, jusqu'en 2024.

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