GP d'Allemagne: la crise est en train de rattraper la F1

Le circuit Nürburgring en Allemagne.... (Photo Tom Gandolfini, AFP)

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Le circuit Nürburgring en Allemagne.

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Daniel ORTELLI
Agence France-Presse
NURBURGRING, Allemagne

La Formule 1, catégorie-reine du sport automobile, est toujours aussi rapide et excitante, elle fait encore valser les millions et rêver les chaînes de télévision, mais la crise économique est en train de la rattraper, frappant en priorité les écuries et les circuits.

L'écurie suisse Sauber F1 est «dans une situation difficile», a reconnu jeudi son pilote allemand, Nico Hülkenberg. Il reprenait les propos récents de Monisha Kaltenborn, à la fois Team Principal, directrice générale et actionnaire de cette société de 300 salariés, soit deux fois moins que Williams F1, désormais gérée par Sir Frank et sa fille Claire.

Même chez le rigoureux Peter Sauber, pour qui un sou est un sou, on n'arrive plus à joindre les deux bouts, à payer les fournisseurs ou à verser en fin de mois le salaire d'Hülkenberg, l'un des rares pilotes non-payants de ces petites écuries qui vivent sur le fil du rasoir, comme aussi Toro Rosso, Caterham et Marussia.

Williams Grand Prix Holdings, malgré un chiffre d'affaires en hausse de 20% à 196,5 millions de dollars, et quelques filiales rentables, a annoncé au printemps près de huit millions de pertes. Et le départ éventuel de Pastor Maldonado pour une autre écurie, fin 2013, lui ferait perdre au moins 27 millions $ de commandite, ceux que verse la société des pétroles vénézuéliens (PDVSA).

«Nous demandons juste un traitement équitable», a dit Graeme Lowdon, l'un des patrons de Marussia, la semaine dernière à Silverstone. L'écurie anglo-russe est la seule à n'avoir toujours pas reçu de projet de nouveau contrat commercial de la part de Formula One Management (FOM). D'après les journalistes britanniques, Bernie Ecclestone, le patron de la FOM, préférerait dix écuries sur la grille en 2014, au lieu de onze en 2013 et douze en 2012, avant la faillite d'HRT.

Cadeau de Bernie

Marussia est peut-être la prochaine sur la liste, mais elle n'est pas seule. Le circuit du Nürburgring, où se disputera dimanche le Grand Prix d'Allemagne, est en redressement judiciaire depuis un an, en vente depuis la mi-mai. Et même le célèbre «Mr E», qui n'a pas l'habitude de faire des cadeaux, aurait offert cette année le plateau de F1, soit 14 millions d'euros (19 millions$ CAN), au circuit allemand.

Pas sûr que ce beau geste suffise à calmer la justice allemande, toujours très énervée par l'affaire de la vente des actions de la F1, en 2006 et 2007, au fonds d'investissement CVC, au détriment d'une banque allemande, avec au passage 47,5 millions de pots-de-vin versés à Gerhard Gribkowsky, condamné en juin 2012 à huit ans et demi de prison ferme.

Si l'on ajoute à ce tableau le fait qu'un nouveau règlement technique, en 2014, oblige déjà les écuries à concevoir des châssis 100% nouveaux et va les contraindre à acheter des nouveaux moteurs V6 turbo hybrides qui leur seront facturés 27 millions par saison, en moyenne, on comprend mieux comment la crise est en train de rattraper la F1.

Comme le Nürburgring, en alternance avec Hockenheim, d'autres circuits ne sont pas sûrs de pouvoir continuer à s'offrir la F1, en tout cas pas chaque année. Ça arrange M. Ecclestone qui aimerait bien remplacer en 2014 la Corée par la Russie. Il va aussi rajouter un GP dans le New Jersey, en face de New York et donc de Wall Street: les courtiers aiment les crises, ils vont adorer la F1.




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