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«C'était moi, le mannequin d'essais de choc»

Larry Patrick a prêté son corps à la science.

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Larry Patrick a prêté son corps à la science.

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Denis Arcand | La Presse

Publié le 16 février 2013 | Mise à jour le 2 mars 2013 à 06h49

Comment testait-on la sécurité des voitures avant l'invention du mannequin d'essai de choc?

Lawrence Patrick, qui est mort à 85 ans en 2006, l'a fait à la dure, durant 15 ans. «C'était moi, le mannequin d'essais de choc», a déclaré cet ingénieur et chercheur en biomécanique à l'auteure de livres de vulgarisation scientifique Mary Roach.

Son nom ne vous dit rien, mais quiconque a déjà roulé dans une auto ou un autobus doit beaucoup à Lawrence Patrick, esprit brillant dans un corps coriace, qui enseignait à l'Université Wayne State, à Detroit. Il est un des inventeurs du mannequin d'essai de choc, qui reproduit exactement la capacité de résistance à l'impact de toutes les parties du corps humain. Ce sont ces mannequins qui, depuis 40 ans, sont installés dans les autos pour les tests d'impact, durant la conception des voitures.

Mais bien avant, durant les années 50 et 60, quand les crash test dummies n'existaient pas, il s'est assis et sanglé 400 fois dans le chariot de décélération de son laboratoire, glissant à haute vitesse sur des rails et s'arrêtant net quand le chariot donnait violemment sur le butoir. L'expérience visait à mesurer les réactions du corps aux décélérations brutales. Il a aussi encaissé un coup de bélier de 50 lb (22,7 kg) dans la poitrine, un test reproduisant l'impact du volant durant une collision. Il s'est aussi mis le visage devant un pare-brise qu'on a fait éclater pour reproduire les conditions d'un accident automobile vécu de l'intérieur. «Nous avions besoin d'informations sur ce que le corps humain peut endurer», a-t-il répondu lorsqu'on a demandé à ce passionné de la sécurité automobile pourquoi il faisait ce genre de travail.

Sa personnalité semblait attirer autour de lui des élèves dévoués. Participer à ses recherches signifiait vraiment participer: eux aussi ont prêté leur corps à la science et accepté, par exemple, d'être frappés au visage par des instruments d'acier calibrés.

Les données ainsi recueillies ont permis de concevoir les mannequins d'essai de choc très perfectionnés d'aujourd'hui. Et rendu les études en biomécanique automobile moins risquées qu'avant.

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