Les années 80: rêves japonais

Lexus LS 1989...

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Lexus LS 1989

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Éric LeFrançois

collaboration spéciale

La Presse

L'industrie automobile retrouve ses marques dans les années 80 et se remet à rêver à ses vieux succès, tout en gardant les yeux grands ouverts sur les progrès réalisés dans le domaine de l'électronique.

Lexus LS

À leur naissance, il y a près d'une trentaine d'années, beaucoup se moquèrent des Lexus, ces « Mercedes japonaises » conçues par Toyota. Celles-ci s'inspiraient ouvertement des berlines allemandes de référence, mais étaient offertes à des prix plus avantageux, tout en fixant de nouvelles références sur les plans de la qualité de construction et de la fiabilité.

Avec cette signature de luxe, Toyota s'est taillé une place à la table de l'Olympe automobile, où ne trônaient que de vénérables firmes allemandes, anglaises ou américaines, voire italiennes. Honda et Nissan l'ont imitée en fondant respectivement les marques Acura et Infiniti.

Jusqu'ici, Lexus a rassemblé bon nombre de fidèles, sans pour autant parvenir à menacer durablement les marques dominantes sur le marché du luxe. En dépit de ces efforts, il est probable que le principal défaut de la marque restera encore longtemps de ne pouvoir offrir à quelques privilégiés qu'un « L » stylisé et une calandre béante, et non pas une étoile à trois branches, un félin bondissant ou des anneaux entrelacés. Qu'à cela ne tienne, même si les Lexus manquent encore souvent de personnalité, elles ont fini par tracer leur route et par s'émanciper dans le domaine du style, mais aussi de la performance.

Mazda MX-5

La MX-5 (née Miata) de Mazda incarne l'archétype du cabriolet de loisir. Souvent imitée, jamais égalée. Simple, joli et sans prétention, ce petit roadster apparu en 1989 est déjà devenu une voiture-culte. Celle que l'on appelle encore « Miata » a suscité dans le monde entier la création de clubs regroupant les amoureux de ce cabriolet subtilement rétro, joyeusement égoïste (deux places seulement !). Mais surtout, elle a relancé le genre roadster.

Ouvertement inspirée de l'ancienne Lotus Elan de Colin Chapman, la MX-5 est modestement motorisée, mais légère et stylée. Elle multiplie les clins d'oeil au style des années 50 et 60. Facile à manoeuvrer, la virevoltante japonaise renoue avec la philosophie des Triumph, MG, Fiat et Alfa Romeo des années 60, mais offre en prime une fiabilité exemplaire. On ne peut plus excitante à conduire et, ce qui ne gâche rien, relativement abordable pour faire danser ainsi vos cheveux (s'il vous en reste) au vent, la MX-5 mérite pleinement le succès qu'elle remporte.

Outre la joie de se faire caresser par les rayons du soleil, la conduite d'une Miata procure beaucoup de plaisir, particulièrement sur les routes secondaires, où le bel équilibre de cette Mazda brille de mille feux. Vive et agile, la Miata ne manifeste aucune réprobation à être traitée pour ce qu'elle est : un jouet.

Nissan Maxima

Exclusive au marché nord-américain, la 810 fait ses débuts dans les salles d'exposition de Datsun à l'automne 1980. Cette berline étroitement dérivée de la Datsun Bluebird 910 se distingue par son porte-à-faux avant plus long pour y glisser un moteur à six cylindres en ligne plutôt encombrant. (Pour mémoire, rappelons que brièvement, au cours de cette même période, la Maxima a été proposée avec une motorisation diesel L6 de 2,8 litres). Cela dit, des deux déclinaisons offertes à cette époque, la mieux nantie - elle est notamment dotée avec le moteur à essence d'une boîte automatique à trois rapports... - est la Maxima. Cette appellation sera, dès l'année suivante, retenue pour identifier ce modèle, mettant ainsi pratiquement fin à la série de codes numériques que Datsun utilisait alors pour nommer ses modèles (210, 510, 710, etc.).

L'élément le plus marquant de cette auto a été, sans contredit, sa capacité de s'exprimer. En effet, au lieu d'un témoin sonore, une voix féminine se faisait entendre pour vous rappeler de boucler votre ceinture, qu'une portière était mal fermée, que les phares étaient allumés, ou encore, au moment de quitter l'auto, que la clé se trouvait toujours dans le contact.

Il faudra attendre la troisième mouture de ce modèle (1989) pour observer un changement de vocation. Tout en préservant ses acquis passés, cette berline intégrant les dernières avancées de son constructeur se présente désormais comme étant une « voiture sport fonctionnelle ». Une image savamment entretenue par les cinq générations subséquentes.




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