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Une symbiose de raison

Sans remettre en question les bases du design automobile moderne, le dessin de la Bluecar apporte une certaine fraîcheur.

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Sans remettre en question les bases du design automobile moderne, le dessin de la Bluecar apporte une certaine fraîcheur.

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Charles René | La Presse

Publié le 29 octobre 2009 | Mise à jour le 31 octobre 2009 à 05h01

Le nom Pininfarina suffit pour éveiller en tout amateur de bagnoles une émotion, le déclenchement d'une passion. Élevé au rang de culte avec son héritage s'échelonnant sur 79 ans, ce carrossier turinois a créé plusieurs des plus belles voitures de l'histoire. Jugez-en par vous-même: Ferrari 365 GTB/4 Daytona (1968); Ferrari F40 (1987); Maserati Quattroporte (2005), pour ne nommer que celles-là.

Signe que les temps changent, son expertise a été mise à profit dans la mise au point d'un véhicule électrique, la Bluecar. Créé en partenariat avec la société française Bolloré, le projet risque de bientôt fouler les routes du Vieux Continent. Récit d'un mélange art-environnementalisme. 

Le dessin de la Bluecar est plutôt particulier. Sans remettre en question les bases du design automobile moderne, il apporte une certaine fraîcheur. Que ce soit son capot d'une petitesse incontestable (résultat d'une motorisation peu encombrante), plongeant vers deux phares façonnés d'alvéoles argentées superposées, ou la forme quasi elliptique qui englobe les deux poignées des portières latérales pour se fracasser sur les ailes avant, l'exercice suscite l'intérêt. Certains diront que ce véhicule ressemble vaguement de profil à une Ford Fiesta (la Bluecar est plus courte de 310 mm que celle-ci).

 

Le groupe motopropulseur, quant à lui, fascine par sa conception et ses performances. Son architecture est plutôt traditionnelle. Le moteur électrique d'une puissance de 50 kW (environ 67 chevaux) est placé en proue et meut l'engin par les roues avant. Il puise ses réserves dans une batterie au lithium métal-polymère révolutionnaire mise au point par l'entreprise de Boucherville Avestor (aujourd'hui Bathium Canada, depuis son achat en 2007 par Bolloré des mains d'Hydro-Québec).

 

Pesant 300 kg, cette batterie permet à la Bluecar d'avoir une autonomie de plus de 250 km. Elle ne nécessite aucun entretien et a une durée de vie estimée de 200 000 km. Selon son constructeur, elle peut emmagasiner cinq fois plus d'énergie qu'une batterie dite «conventionnelle» de poids comparable. Elle est positionnée au centre du châssis, sous le plancher, afin de privilégier une meilleure répartition des masses. Sa recharge se fait de deux manières: par une source de courant externe (nécessitant quelques heures) et par une source secondaire, la récupération de l'énergie dégagée au moment du freinage de l'auto. En outre, des panneaux solaires faits de cellules photovoltaïques sont disposés sur le toit et le capot afin d'alimenter les composantes électroniques de l'habitacle.

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Malgré sa vocation écologique, la Bluecar se tire tout de même bien d'affaire en matière de performances: le 0-60 km/h s'abat en 6,3 secondes et sa vitesse de pointe est limitée à 130 km/h.

 

Mise en marché repoussée

 

La production de l'auto sera entièrement confiée à Pininfarina. Selon le site internet français Usinenouvelle.com, la date de mise en marché sera repoussée à 2011 alors qu'elle devait débuter préalablement en 2010. Les déboires financiers de l'entreprise de design italienne sont en cause (un processus de restructuration impliquant la vente de 50,7% de ses parts est actuellement en branle). Néanmoins, 6000 acheteurs se sont déjà inscrits sur la liste de commande.

 

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