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Les constructeurs présentent la mobilité de demain

Peugeot (notre photo), Citroën, Mitsubishi, Nissan ou encore Renault, présentent des  voitures électriques concrètes, qui seront disponibles dans quelques  mois seulement.

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Peugeot (notre photo), Citroën, Mitsubishi, Nissan ou encore Renault, présentent des voitures électriques concrètes, qui seront disponibles dans quelques mois seulement.

Photo: Reuters

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| RelaxNews

Publié le 30 septembre 2010 | Mise à jour le 30 septembre 2010 à 11h41

Le Mondial de l'Automobile de Paris, qui ouvre ses portes ce jeudi à la presse (du 2 au 17 octobre au public), est fortement marqué par la présence de nombreux véhicules à motorisations alternatives, hybrides et électriques en tête. Plusieurs constructeurs présenteront des voitures de série émettant pas ou peu de CO2. Les constructeurs misent gros sur ces nouvelles technologies, très attendues du public.

Plus grand salon international - tous secteurs confondus - avec près d'1,5 million de visiteurs et pas moins de 13 000 journalistes accrédités, le Mondial de l'Auto, qui se tient chaque année paire (en alternance avec le salon de Francfort), est le rendez-vous incontournable du secteur automobile. La tendance de cette édition 2010 est clairement annoncée par le slogan de son affiche : «le futur, maintenant».

Promises de longue date, et régulièrement présentées sur les grands salons sous la forme de concept-cars plus futuristes que réalistes, les véhicules électriques débarquent cette fois dans leur version définitive au centre des expositions de la Porte de Versailles. Pour la première fois, le grand public pourra passer commande pour les modèles «branchés» des constructeurs.

Peugeot, Citroën, Mitsubishi, Nissan ou encore Renault, présentent des voitures électriques concrètes, qui seront disponibles dans quelques mois seulement. Les trois premiers cités ont collaboré sur de petites citadines (les iOn, C-Zero et i-MiEV) proposées via des offres de location longue durée. Nissan lance sa berline Leaf, qui sera commercialisée sur plusieurs continents à la fois, tandis que son allié Renault dévoile une gamme complète de véhicules zéro émission (ZE) : une berline (Fluence), un utilitaire (Kangoo Express), une citadine (Zoe), et une urbaine compacte (Twizy).

D'autres marques, plus petites, comme Bolloré ou le fabricant californien Tesla, exposent elles-aussi leurs véhicules électriques. D'autres constructeurs, comme Daimler avec Mercedes et Smart ou BMW avec Mini, proposent des modèles à tester dans quelques villes (Paris, Londres, Berlin, Los Angeles, etc.). Leur production en grande série devrait intervenir d'ici 2012.

Reste à savoir si la voiture électrique va parvenir à s'imposer. Les constructeurs, qui se préparent à l'après-pétrole, en sont logiquement convaincus. Carlos Ghosn, patron de Renault et Nissan, estime que 10% des voitures vendues en 2020 auront une motorisation électrique.

Pourtant, cette technologie, dont les origines remontent au XIXe siècle, a déjà essuyé de nombreux revers face au moteur à combustion. Le dernier échec en date remonte aux années 1990, où les Saxo et 106 électriques de PSA n'ont jamais dépassé le stade de l'expérimentation. Cette fois, les nombreux handicaps ont été surmontés, comme l'autonomie, la vitesse et le volume, grâce à l'utilisation de batteries lithium-ion.

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Dans un contexte économique difficile, les consommateurs risquent d'être refroidis par le prix annoncé des véhicules promis par les constructeurs. Le Kangoo électrique de Renault coûtera 15 000 euros, hors taxes, et hors location de la batterie (72 euros/mois). La Peugeot iOn affiche un loyer mensuel de 500 euros, pour un engagement sur 5 ans, soit un total de 30 000 euros pour une petite citadine de quatre places. Pour convaincre le public, les fabricants égrainent les atouts de leurs autos : pas d'émission de CO2, très faible nuisance sonore, coût d'utilisation et d'entretien réduits (1 à 2 euros les 100 km), et aides fiscales (5000 euros de super-bonus en France).

«Il est fort à parier que les premières voitures électriques concerneront d'abord les "early adopters", curieux de découvrir un nouveau type de motorisation», estime François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). «Il y a un vrai besoin pour des voitures moins polluantes, mais je pense que la vraie introduction de la voiture électrique va arriver par les collectivités et les entreprises». L'État français doit passer une grosse commande (entre 23 000 et 50 000 unités) pour équiper en autos électriques des sociétés publiques et privées (La Poste, SNCF, RATP, Air France, ADP, Bouygues, Veolia, etc.).

La motorisation hybride mariant essence et électricité, qui a déjà fait ses preuves sur le marché, constitue l'autre technologie verte du Mondial de l'Auto. Considéré comme l'étape intermédiaire avant le tout électrique, ce mode de propulsion se décline essentiellement chez les constructeurs japonais, comme Toyota, qui dévoile à Paris un coupé hybride haut de gamme (Lexus CT 200h), ou Honda, avec sa citadine Jazz hybride. Le Français PSA suit également la tendance, et présente à Paris la première hybride française, le crossover 3008 HYbrid4 (lancé au printemps 2011). Contrairement à la célèbre Prius, cette Peugeot associe l'électricité à un moteur diesel. Ce véhicule de 1,4 tonne n'émet que 99 g de CO2/km.

Qu'ils soient électriques, hybrides, ou fonctionnant au gaz, tous les véhicules verts du salon seront exposés sur les stands des constructeurs, mais également rassemblés dans un pavillon exclusivement dédié aux énergies renouvelables. «Nous avons réservé un espace de 13 000 m² pour ces véhicules ainsi qu'une piste d'essai. Jamais un salon n'avait accordé un espace aussi grand pour les véhicules verts», confie Thierry Hesse, commissaire général du salon.

Si le véhicule électrique constitue la grande nouveauté de ce salon, les voitures thermiques seront toutefois largement majoritaires sur les stands des constructeurs. Grâce aux progrès réalisés sur les motorisations diesel et essence et l'aérodynamique, certaines marques comme Fiat, Ford ou Volkswagen parviennent à faire passer leurs nouveaux modèles sous la barre symbolique des 100 g de CO2/km.

Les têtes d'affiche de cette édition sont essentiellement des voitures familiales (Toyota Verso-S, Chevrolet Orlando, Opel Astra break, etc.), toujours plus innovantes, plus modulables et plus confortables, des citadines (nouvelle Nissan Micra, Suzuki Swift, etc.), des berlines plus luxueuses (Audi A7 Sportback, Volkswagen Passat, Mercedes CLS, etc.), et des sportives à plus de 100 000 euros (Porsche 911 Carrera GTS, nouvelle Lamborghini, Ferrari SA Aperta, etc.).

À domicile, les marques françaises renouvellent une partie de leur gamme (nouvelle Citroën C4, Renault Laguna restylée) et proposent de nouveaux modèles, comme la Peugeot 508, sorte de fusion entre la 407 et la 607, la grande berline de luxe Renault Latitude, ou encore la DS4, nouvelle premium chic de Citroën.

Enfin, le show de cette édition est assuré par de nombreux prototypes, à travers lesquels les designers dévoilent leur vision du véhicule du futur. La DeZir trônera sur le stand Renault, la Survolt et la Lacoste chez Citroën, la Shinari du côté de Mazda, etc. La palme du concept le plus extravagant devrait revenir à Nissan, pour son TownPood.

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